‹ Bossuet (volume 2)Chapitre 316 sur 329 · Sixième Avertissement, part. III, n» cxvi · texte numérisé non relu

Sixième Avertissement, part. III, n» cxvi

2. A'oi/D. Lettr. crit. sur l'Hist. du Calvitiisme (1685), I. XIII, Œuvres, t. II, p. 256-257 : « Ceux qui disent que le Christianisme est altéré sont plus croyables sans preuves que ceux qui disent le contraire... Tout change parmi les hommes... Les sciences qui devraient être moins sujettes que les autres au changement ont néanmoins leurs révolutions. On n'enseigne plus aujourd'hui ce qui s'enseignait autrefois... On ne peut pas répondre que la Religion ait en cela quelque privilège, puisque nous savons par expérience qu'il est arrivé des changements à la vraie et aux fausses religions... S'il y a quelque différence entre la Religion et les autres choses quant à l'inconstance, ce n'est que du plus au moins. On me dira sans doute que la Religion chrétienne a des prérogatives particulières : je l'avoue, mais les Prédestinés en ont aussi... (Or) M.M. de l'Église romaine soutiennent que les promesses que Dieu fait aux Prédestinés ne regardent que la persévérance finale et n'empêchent pas qu'ils ne tombent quelquefois pour trente ou quarante ans dans la servitude du péché. Qui nous empêchera de croire que Dieu n'a prorais à son Église que la grâce de ne point s'abâtardir pour toujours?» — Cf. Dicf. crit., art. Mahomet, rem. KK.

3. Bas.nage de Beauval, dans I'Histoire des ouvrages des savants, mai 1690, art. XIII, mai 1692, art. ix : « C'est ici le sixième et dernier Avertissement de M. de Meaux sur les disputes qu'il a avec .\I. Jurieu. Je dis avec M. Jurieu, car il est très important en cette rencontre de distinguer la cause de ce ministre d'avec celle de l'Église réformée, et comme ce prélat, par zèle pour les intérêts de son parti, voudrait bien persuader à ses lecteurs que les avantages qu'il croit remporter sur son adversaire sont des avantages remportés sur tout le corps des Protestants, nous devons de notre côté avertir le monde que, si M. Jurieu ne se tire pas bien d'affaire en ce combat, c'est à son dam et sans conséquence pour la cause générale. Il est juste que, s'il s'est avancé trop avant pour avoir donné trop d'essor à ses pensées particulières, le tout se passe à ses risques et fortunes.» Ibid., p. 407-408 : «L'Église réformée a toujours fait profession de vénérer les anciens Pères, et c'est avec douleur que l'on a vu flétrir leur mémoire dans les Pastorales de M. Jurieu. » L'auteur protestant redevient si conservateur qu'il trouve le P. Pelau lui-même trop radical dans ses Theologica dofjmata fl6i4-i650) : « On a été ravi que .M. Le .Moine et que M. Bullus, en

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