‹ Bossuet (volume 2)Chapitre 32 sur 329 · R. Simon, Critique d'E. du Pin, t. II, p. 359 sqq · texte numérisé non relu

R. Simon, Critique d'E. du Pin, t. II, p. 359 sqq

dance et des entretiens, dont le but avoué était « d'acheminer aussi loin que possible le rapprochement des protestants, jusqu'au moment où la piété du roi pourrait intervenir*. » Dès 1668, Y Exposition de la foi catholique était faite. En 1668 et 1669 enfin, il achève de se mettre au courant des « moyens de procurer la réunion des religionnaires » par de longues conversations avec Félix Vialart, évèque de Châlons, un des prélats les plus émiments du temps, et aussi, notons-le, un des amis publics de Port-RoyaP. La réconciliation du Protestantisme à l'Eglise prend désormais, et pour longtemps, dans l'esprit de Bossuet, le premier rang^.

Deux influences durent alors l'engager puissamment à donner sans retard cet emploi à son activité : les volontés du roi et les conseils de Port-Royal.

Louis XIV et Bossuet étaient déjà, vers 1668, en relations directes et personnelles. Sans doute, dans les quelques stations que Bossuet avait données à la cour, sa franchise avait pu lui nuire ; mais si le roi gêné par le prédicateur incommode dont l'appui d'Anne d'Autriche encourageait les hardiesses, le rappelait plus rarement devant lui que d'autres orateurs moins éloquents, mais plus timides, il avait cependant reconnu le mérite de ce prêtre savant et actif, et quels services il pouvait rendre. C'était déjà une grande distinction pour Bossuet qu'il eût été question de lui, en 1663, pour le poste de précepteur du Dauphin. L'année suivante, quand le doyen de Metz se mit en relations avec Ferry, il était investi, semblet-il, d'une sorte de commission confidentielle du roi'*.

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