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Baronius (1538-1605), Annales ecclesiastici, 1588 sqq

2. Bellarmin (1542-1621) : De Sciiptoribus ecclesiasticis. — Holstenios (1596-1661), né à Hambourg, passa la plus grande partie de sa vie érudite en Italie, où il devint bibliothécaire du Vatican : Codex regidarum, 1662 ; Liber diurnus pontificum romanorum, publié en 1680 à Paris par le P. Garnier. Divers mémoires de lui ont été publiés par Allazzi, Graevius, le P. Labbe, Henri de Valois, le cardinal Barberini, etc. — Allazi (1586-1669), bibliothécaire du Vatican : De ecclesiae occidentalis et orientalis perpétua consensione, 1648; De utriusque Ecclesiae in dogmate de Purgatorio consensione, 1655; Graeciae orthodoxae scriptores, 1652-1657; De mensura temporum antiquorum et praecipue graecorum, 1645. — Bona (1609-1674) : De rébus liturgicis, 1672. — Le P. Gretser (1561-1625), jésuite, auteur de très nombreux ouvrages (Ni- CERON, t. XXVIH, en cite cent cinquante-trois) dont plusieurs ont un caractère historique : De Sancta Cruce, 1600-1605, 3 vol. in-4; De Sacris et religiosis peregrinationibus, 1606; traductions de S. Grégoire de Nysse. — Le P. Rosweyde (1569-1629), et le P. Bolland (1596-1629), jésuites, arrêtent en collaboration le plan de la collection des Vies des Saints (1607). — Rosweyde publia seul les Vitae patrum... historiam eremiticam coinplectentes, 1615-1618; des éditions de S. Paulin de Noie, du Martyrologe romain, etc. — Le P. Corder (1592-1650), jésuite : Expositio Patrum graecorum in Psalmos ex velus tissimis mss. concinnata, 1643-46. Éditions de S. Denys l'Aréopagite, des Homélies de S. Cyrille d'Alexandrie, etc.

3. Le P. Sirmond (1559-1651), jésuite : Concilia antiqua Galliae, 1629; Dissertatio in qua Dionysii Parisiensis et Dionysii Areopagitae discrimen osten-

grégations et dans les ordres monastiques, chez leà Jésuites, chez les Bénédictins ou à l'Oratoire, que se manifestait en France cette activité érudite : des prélats même, comme de Marca, Godeau, Bosquet, FAubespine donnaient, en s'y livrant, à ces études nouvelles la garantie, qui pouvait alors être nécessaire, de leur autorité*.

ditur, 1641 ; Historta poenilentiae piiblicae, 1651 ; très nombreuses éditions, parmi lesquelles celles de Théodoret, 1642: de S. Avit, 1643; d'Eusèbe Pfimphile, 1Ô43; d'Hincmar, 1645; de Théodulfe d"Orléans, 1646; de Rufia, 1650. Cf. sur sa célébrité, Colomiès, Bibliothèque choisie, p. 300, 301, 309. — Le P. Fronton du Duc (1558-1Ô24J, jésuite : Bibliolheca velerum Patrum^ 1624, 2 vol. in-fo; éditions de S. Paulin, de S. Jean Chrysostome, de Jean Daraascène, etc. — Le P. Petau (1583-1652), jésuite : Doclrina temponnn, 1627, 2 vol. in-f»; éditions de Synesius, de Théraistius, de S. Épiphane, de Julien, de Nicéphore, etc. — Le P. Jean Morin (1591-1659), oratorien : Traite' de l'origine des Patriarches et des Primats, 1628; Histoire de la délivrance de l'Êqlise par Constantin et du progrès de la souveraineté des Papes, 1630; De Poenitentia, 1651. — Le P. Chifflet (1592-1682), jésuite : éditions de Fulgentius Ferrand!<5, 1649 ; de S. Paulin, 1662; Scriptorum veterum de fide catholica quinque opuscula, 1656, etc. Bossuet a pu le connaître à Paris, où il fut appelé par Colbert en 1675 en qualité de gardien du Cabinet des Médailles. — Le P. Labbe (1607-1667), jésuite : Histoire du Berry, 1647; De historiae byzanlinae Scriptoribus publicandis propreptricon, 1648; éditions des Annales de Glycas; de la Notitia dignitatum, 1651; Sova Bibliotheca manuscriptorum, 1657 ; De scriptoribus ecclesiaslicis quos atligit Bellurminus, 1660 ; Abrégé chronologique de l'hist. sacrée et profane, 1066; Concilia, 1671-1672, etc. — Le P. Luc d'Achery (1609-1681), bénédictin : éditions de S. Barnabe, de Lanfranc (1648); Vie et Œuvres de Guibert de Nogent, 1651; Veterum aliquot scriptorum spicilegiuui, 1655-1677. D'Achery commença la publication des Acta ordinis Sancii Benedicti. — Le P. Le Cointe (1611-1681), oratorien : Annales Ecclesiastici Francorum, 1655-1683. Pour ses autres travau.x sur Grégoire de Tours, sur l'histoire de Marseille et de la Provence, voy. sa vie eu tête du t. VIII des Annales. — Le P. Thomassin (1619-1695), oratorien : Dissertations sur les Conciles, 1667; Traités des fêtes de l'Église, 1683; des Jeûnes, 1685; de l'Office divin, 1686; Ancienne et nouvelle discipline de l'Église touchant les bénéfices, 1688, etc.

Dans une histoire — encore à faire — de l'Érudition française au dix-septième siècle, il faudrait donner aussi une place au P. Eustache Gault (m. en 1639); au P. Jean Garnier (m. en 1681;; au P. Co.mbefis (m. en 1679); au P. Hugues Ménard (m. en 1644) ; au P. Gérard Dubois (m. en 1696), etc. — Certains historiens ecclésiastiques (par ex. Hohrbacher, Hist. de l'Église, t. XXVI, p. 106, 112 sq.) reprochent même aux Jésuites et aux Bénédictins français de celte époque trop de goût pour l'érudition et le libéralisme de leur science.

1. De Marca (1594-1662), archevêque de Toulouse, puis de Paris : Histoire de Béarn, 1640; Marca hispanica, 1680. Baluze collaborait avec lui. — Godeau (1605-1672), évêque de Grasse et de Vence; Vies de saint Paul, 1647; de S. Augustin, 1652; Histoire de l'Eglise, 1653-1678, 5 vol. in-f". La critique de Godeau ne satisfaisait pas du reste le 1*. Le Cointe. — Bosquet (1605-1676), évêque de Montpellier : Pontificum romanoruni qui e Gallia oriundi in ea sederunt historia, 1032; Ecclesiae Gallicunae historiae liber prinius, 1633-

Il était difficile que cet honorable développement de l'érudition parmi le clergé français n'eut pas de contre- coup sur l'enseignement de la théologie. Non pas, sans doute, que les programmes qui réglaient les études ecclésiastiques aient fait, dès ce moment, une place spéciale à Thistoire et aux études sur lesquelles elle s'appuie : l'immobilité des traditions pédagogiques ne se prête pas si aisément à l'introduction des nouveautés, et si, pendant le dix-septième siècle, l'histoire put pénétrer dans l'Ecole, ce fut subrepticement, pour ainsi dire, et sous le couvert de ce qu'on appelait alors la théologie positive. Distincte de la théologie scol astique , où le raisonnement dominait presque sans partage, la théologie positive se proposait uniquement l'exposition des données de l'Ecriture et de la Tradition, des Conciles et des Pères. Il y avait là une porte ouverte à l'histoire et à la critique, et les érudits chargés d'enseigner, en ces temps-là, cette partie de la théologie, ne se firent pas faute d'introduire dans leurs leçons la méthode qui guidait leurs recherches personnelles, et les résultats où l'érudition les avait conduits*. L'attrait dut être grand de ces « curiosités » — c'était le mot d'alors — de l'archéologie, de la numismatique, de l'épigraphie, de la critique des textes, et si, en outre, on considère qu'à partir de 1640 la nécessité s'imposait de plus en plus aux catholiques de suivre les protestants, dans la controverse, sur ce terrain de l'antiquité où ces derniers voulaient à présent combattre % on comprendra aisément l'extension que prit, vers le milieu du dix-septième siècle, l'histoire religieuse, masquée sous le nom de «théologie positive.» Plus tard, dans les ouvrages où des hommes de la gé-

1636; Innocenta III Epistolae, 1635. Baluze reprit et corrigea plusieurs de ses ouvrages. — L'Aubespixe, évêque d'Orléaus |1579-1630) : De Veteribus Eccles'iai; ritibus, 1623, etc. ; savant du reste sans critique. — Le P. Abel de Salnte- Marthe (i62i-i697j, qui fut général de l'Oratoire; Péréflse (1605-1670), archevêque de Paris, auteur de l'Histoire de Henri IV (1661), donnèrent aussi lexemple des études historiques.

1. Le P. Fro.nto.n du Duc professe la théologie positive à Paris de 1618 à 1623; le P. Petau, de 1621 à 1644,

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