P. il, ch. X3LÇV
« les soins de mes amis ou par les miens, et la bonne foi <' m'oblig"e à le reconnaître \ »
On voit déjà l'heureux effet des critiques rigoureuses dont son Traité des Deux Espèces avait été l'objet. Ses adversaires lui ont contesté ses exemples; ils Tont chicané sur les textes même qu'il avait cru les plus probants; ils l'ont accusé d'en avoir dénaturé le sens, ou, sinon le sens, l'intention : il se voit mis en demeure, pour satisfaire à cette persécution savante, de « repasser avec un nouveau soin^» sur tous les faits qu'il avait avancés sans en établir irréfutablement la valeur. Il s'agit à présent pour lui de peser mot par mot chacun de ses textes^. Pour prouver linterprétation qu'il avait donnée d'un passage obscur d'un ancien concile*, il recherche les variantes, il en rend compte, il explique la présence ou l'absence, devant un ablatif équivoque, des prépositions in et sub^. Larroque lui dispute une phrase de la vie de saint Ambroise, qu'il avait citée d'après le luthérien Calixte^ : Bossuet se reporte au texte même, et non plus seulement à l'imprimé ; il fait collationner par Mabillon les manuscrits; et il en est récompensé en trouvant, dans le récit de la communion du saint, un esca et un glutivit, d'où il appert qu'Ambroise communia sous l'espèce du pain seulement^
Voilà certes un emploi nouveau et des contraintes étranges pour un prédicateur qui, d'ordinaire, ne voit que de loin et de haut les idées et les choses; pour un théologien accoutumé aux interprétations larges, aux