‹ Bossuet et le jansénismeChapitre 7 sur 15 · Chapitre III · texte numérisé non relu

Chapitre III

Application de ces explications au détail de la conduite

de Bossuet.

La lutte de Bossuet contre le laxisme, le quiétUme. — La lettre au Maréchal de Bellefonds. — L'assemblée de 1 700 et l'affaire du Cas de conscience. — La Version de Mous et l'édition de S. Augustin des Bénédictins. — L' Instruction contre le livré de Barcos,

Si maintenant l'on applique ces diverses explications au détail de la conduite de Bossuet, on demeurera convaincu, me semble-t-il, que s'il a peut-être poussé parfois la réserve plus loin que ne le demandait Y idéal du docteur, du moins il n'a certainement point favorisé le jansénisme.

I. S'il s'élève contre le laxisme c'est que, quoi qu'en dise Joseph de Maistre, l) le laxisme avait des défenseurs. C'est que les Protestants nous en faisaient un reproche. 2) C'est qu'il était à craindre que certains défenseurs des propositions condamnées sur cette matière par l'Inquisition ne prétendissent que cette condamnation n'obligeait pas en France.

1) Eglise gallicane, 1. 2, c. 11.

2) Voir le 2e Avertissement de Bossuet aux Protestants, N° 20.

Si Bossuet a mis une trop grande ardeur dans l'affaire du quiétisme, les faits ne le justifient-ils pas: Ne commença-t-il pas par refuser de s'occuper de cette question! l) N'y apporta-t-il pas d'abord de grands ménagements, car ce n'est qu'après le refus de Fénelon d'examiner de concert le livre des Maximes^ que Bossuet crut devoir dire au public, par une déclaration solennelle, que la doctrine des Maximes n'était pas conforme à la sienne et à celle de Noailles, dans les conférences d'Issy, comme Fénelon l'avait annoncé dans sa préface. Il fallait bien agir ainsi, pour désabuser le public trompé par l'affirmation de Fénelon.2) ha lutte une fois engagée entre ces deux grands hommes, elle devait naturellement devenir ce qu'elle a été, longue, interminable. Du reste le cardinal de Bausset 3) lui-même, malgré sa prévention contre bossuet, a très bien indiqué comment certaines idées des Maximes pouvaient détourner du christianisme réel et ne pas être sans quelque affinité avec le déisme que Bossuet voyait naître. ')

Nous avons vu précédemment 5) comment Bossuet voyait tout le péril de certaines idées humaines de Sfondrate. Quant à Marie d'Agréda, il n'a écrit que quelques

i) Relation sur le quiétisme, 2° section.

'-') BAUSSET, Histoire il: Bossuet, I. 10, N" 13 vers la fin. Cfr. sur cette ■ h le beau livre de M. Crouslé.

3) Histoire de Bossuet. 1. 10, N" 6. : «\ ne religion qui se bornerait à ne contempler I Heu <|tie sous le rapport de sa toute perfection sans l'invoquer sous le rapport de sa toute bonté, ne serait plus le christianisme; ce ne serait même pas une religion, ce ne serait qu'une sorti' de platonisme théolo inintelligible et indéfinissable jusque dans ses premières notions, puisqu'il est impossible do comprendre la souverain: perfection sans \ faire entrer la souveraine bonté. »

*) Ici comme en d'autres circonstances Bossuet eut • le coup d'œil sévère, qui lui faisait découvrir, flans les opinions philosophiques ou religieuses d'hommes de son temps, le venin cache, et caché même parfois aux auteurs mêmes.* RÉBBLLIAU, Op. cit. p. 105.

pages sur son livre. l) S'il a été trop dur, n'est-il pas dans le vrai en signalant le péril de ces livres-là?

II. Pourbien juger sa lettre au Maréchal de Bel lefonds^ il faudrait mieux, connaître les circonstances dans lesquelles elle a été écrite. Bossuet craignait sans doute que la publication indiscrètedesalettre n'éloignât des hommes qu'il espérait ramener? Quoi qu'il en soit, il finit par ces paroles qui sont à peser : - l'ai appris de l'Apôtre à ne point trahir la vérité, et aussi a ne point donner iX occasion de l) oubles a ceux qui eu cherchent.

III. Dans l'assemblée du clergé de i 700, Bossuet ne fit que consentir au retranchement d'une des propositions janséniennes, et il espéra quelque temps la faire rétablir. 8) Il ne céda que pour ne pas compromettre le bien de la censure en voulant absolument le mieux qu'il était difficile, sinon impossible, d'obtenir. 4» Le P. Lallemant était très zélé contre 1»- jansénisme et cependant dans deux lettres b) on le voit ne pas blâmer une mesure analogue pour la réception de la Bulle Unigenitus.

Dans l'affaire du Cas de conscience, Bossuet crut qu'il suffisait d'avoir amené les docteurs signataires à se rétracter, et d'avoir fait faire à Xoailles un mandement qui proscrivait le simple silence respectueux. 6) Qui osera

M IX, p. 61 6, éd. Guillaume.

'-) Lettres diverses, N° 52. Freppel fait remarquer à propos de cette lettre « l'esprit de modération qui retient Bossuet sur la limite du devoir et de la vérité ... voilà, ajoute-t-il, ce bon sens admirable, également éloigné, et des molles complaisances qui énervent la vérité, et du zèle intempestif qui la compromet. » Op. cit. Il, p. 25S.

*) Journal de Le L>ieu, 1, p. 1 10. Cfr. plus haut, p. 32.

4) Ibid. 130, 97, 91, 101. ClV. plus haut, p. 34.

5J Insérées dans les Lettres diverses de Fénelon, 363 et 368.

ej Journal de Le Lficu, 1, 396 434, 441, 444. — Le P. La Rue, jés. (dans Yoraisou funèbre, 3e partie) le loue de la force avec laquelle il appuya la censure du grand cardinal qui fit retourner sur l'erreur même l'orage qui semblait menacer la vérité. Voir plus haut, p. 35.

dire qu'il devait faire davantage, en présence de son métropolitain déjà bien embarrassé dans cette affaire, et quand il était lui-même à la veille de sa mort? Si telle était et pouvait être sa conviction, pourquoi n'aurait-il pas blâmé ceux qui n'avaient fait des mandements que pour complaire aux jésuites. x) La conversation des Sorbonnistes ') montre seulement que tous ne comprenaient pas les motifs de la réserve de Bossuet. 3>

IV. Pour ce qui est de la Version de Mons, dont la condamnation, d'après Bossuet, n'avait pas force de loi en France, 4> et où il paraissait si peu voir rien d'erroné s) qu'il se prêta même à travailler à une nouvelle édition, 6) observons ceci : il est incontestable que dans les usages de France, à cette époque, 7) la condamnation de ce livre telle qu'elle fut faite à Rome et sans les formalités ordinaires pour sa publication, n'obligeait pas canoniquement. 8) Soutenir cette opinion, ce n'est pas qu'on le remarque, prétendre que ces usages gallicans

') Journal de Le Dieu, I, p. 70.

'-') Cfr. la pièce insérée après la lettre 379 de Fénelon sur le quiétisme.

:i) « De même dans ces temps derniers beaucoup se sont étonnés de la réserve et du silence des jésuites, pendant très longtemps, au milieu des discussions agitées en France sur le libéralisme religieux, et même de certaines avances qui ont paru des faiblesses. M. Jules Morel éciivait (Monde, 30 oct. 1S65) à propos du P. Félix à Malines : « Nous ne sommes pas initiés à ces mystères de pondération, pas plus que nous n'avons la clé de la concordance des deux Revues que les jésuites publient en Italie et en France ; mais nous pouvons affirmer que le I'. Toulemont a parfaitement suivi le mot d'ordre de son confrère de l'aris dans l'article tardif, bref, partial et pédant qu'il a donné sur l'œuvre de Mgr Pie. » Note de M. Gillet.

4) Lettres diverses. N° 29.

s) Ibid.

6) Bausset, Vie de Bossuet, 1. 2, N° 26.

') Maynard lui-même convient que, à cette époque du moins, Index non viget in Gallia. (J'rovinciales, 1, p. 269, note 1.)

8) Le saint archidiacre d'Evreux, M. Boudon, si opposé au jansénisme, parle sur les condamnations de V Index dans le même sons. (Lettres, t. 2, p. 163, lettre 175.) Voici ses paroles : « 11 est sûr que ces décrets n'obligent pas en France, parce qu'ils n'y sont pas reçus; cependant ils demandent du respect. > P'AvRiuNY suppose les mêmes principes, 30 août 1622, 5 nov. 1621.

fussent bons : l'esprit d'obéissance et de respect devaient même faire regarder toujours une condamnation de ce genre comme étant du plus grand poids en fait de doctrine. Remarquons en second lieu que le jugement de Bossuet sur la Version de Mous est énoncé d'une manière sommaire, trop sommaire même, comme cela a lieu très souvent dans une lettre écrite rapidement à un ami. 11 reste toujours vrai que Rome ne peut goûter les traductions en langue vulgaire sans notes explicatives des passages qui peuvent troubler les simples fidèles l). Bossuet ne pouvait qu'admirer la sagesse de cette manière de voir de Rome. A-t-on eu tort malgré cela et pour ne pas éloigner les protestants, de répandre, comme le rapporte Bossuet,"» plus de cent mille exemplaires du Nouveau-Testament? ") Vellem audire doctiores. 4> Il est vrai encore que pour une traduction destinée aux simples fidèles, la Version de Mous présentait deux graves défauts signalés par Rome : le premier de n'être pas conforme à la Yulgate, la version authentique, 5) de suivre souvent le grec et même sans en avertir; le second, de présenter des sens propres à nuire aux fidèles. 6> Autre chose est d'expliquer la différence du grec, comme Bossuet le fait dans les Elévations,'') et autre chose de donner cette nouvelle traduction sans explication. Bos-

i) Et en cela ne témoigne-t elle pas d'un bien plus grand respect pour les Saints Livres que les Protestants qui les font lire inconsidérément?

2) IX, 20, édit. Guillaume.

;i) De la traduction du P. Amelote.

■») Fénelon demandait aussi de ces traductions. {Correspondance, t. 1, lettre 2, 3).

s) On sait dans quel sens est pris ce mot.

s) Voir d'AVRlGNY, 22 nov. 1667 et la Bulle Unigenitus. — Par ex., la traduction de S. Luc, 11, 14 : Paix aux hommes chéris de Dieu, pouvait troubler les fidèles accoutumés à l'ancienne traduction : aux hommes de bonne volonté. Elle devait de plus donner à bien des lecteurs cette idée funeste que la paix annoncée par les Anges n'était que pour les élus, les chéris de Dieu.

v) XVI, 9.

suet ne pouvait pas ne pas voir ces choses : ses paroles trop brèves ont donc besoin d'explication. Enfin, en travaillant à la révision de la Version de Mous, Bossuet devait y faire bien des corrections. l)

Venons à la défense de X édition de S. Augustin des Bénédictins. Plusieurs catholiques étaient mécontents de cette édition, Fénelon notamment. a) Bossuet au contraire donna à Mabillon quelques conseils pour la répondre aux attaques des détracteurs des bénédictins. 3> L aurait même dit à Le Dieu 4> qu'il n'avait point donné à Mabillon le conseil d'abandonner les notes de cette édition, comme le savant bénédictin l'avait fait.

Remarquons d'abord que la défense incriminée est de Mabillon lui-même, dont Fénelon écrivait au P. Lami qu'il était vénérable par sa piété, sa douceur et sa grande érudition. 5) Remarquons aussi que le pamphlet publié contre cette édition fut mis à l'Index à Rome; 6) que Bossuet aura été frappé des excès de ces attaques et des périls qu'ils pouvaient faire, courir à la vraie doctrine. Remarquons enfin que les Bénédictins avait retranché de leur édition l'analyse faite par Arnauld et blâmée par Fénelon, 7> et que Bossuet n'approuvait pas cette pièce. s> Fénelon lui-même reconnaît qu'il y avait dans la préface incriminée bien des choses louables et

i) Mémoires de Le Dieu, p. 125. Le P. de la Broise en convient, art. cit. p. 553. Cfr... dans le Bossuet et la Bible du même auteur, p 23 et seq.

2) Tome XV, p. 88 et seq.

») I lans la Préface générait du tome IIe. Cfr Le Diei7, Journal, I, 137, 446.

«) Ibid. 146.

5) Lettre du 1 janvier 1 70S.

e) Cfr. Reusch, Der Index der verbottnen Bûcher > II, p. 685 et seq.

8) Bossuet fut heureux qu'on n'eut pas imprimé la préface préparée par D. Blampin « laquelle était pleine des principes des jansénistes. » Journal de Le Dieu, I, 157. c L'auteur de la préface eut U faiblesse, dit un pamphlet janséniste, de condescendre aux désirs du Bossuet. » Lettre à Mgr Péviquê de Troyes, p. 7.

qui allaient contre le jansénisme, mais il blâme cependant plus qu'il n'approuve. Bossuet croyait au contraire pouvoir tout expliquer, sans doute en voyant là un ouvrage non populaire, mais destiné aux savants, où l'on parlait le langage de S. Augustin et non celui de l'Ecole; où l'on donnait la clef des expressions sur une sorte de nécessité en accord avec la grâce, sur la grâce de Jésus- Christ qui est seule efficace . . . etc. . . . l) Il est certain que sur tous ces points, Bossuet était catholique; maintenant a-t-il eu tort de prendre la défense de ce langage au i 7e siècle? Qu'on se souvienne de la persistance avec laquelle Fénelon et les jésuites ont voulu défendre bien d'autres choses dans les Maximes, dans Molina et les Cérémonies chinoises. 2)

V. Venons enfin à la part que prit Bossuet à X Instruction pastorale de Noailles contre le livre de Barcos, dont la publication avait réveillé les disputes sur la grâce, 3> La doctrine de cette instruction était pure et orthodoxe; aussi P'énelon l'avait approuvée. 4) Les jansénistes ont donné un mauvais sens aux paroles de cette Instruction, comme ils l'ont fait pour S. Augustin, les

i) Cfr. Gillet, Traité de la grâeè, I'réf. gén. col. 23. Cfr. aussi le § 5 de l'Avertissement de Bossuet sur les Réflexions morales — Sur toute cette affaire de l'édition de S. Augustin, cfr. un article de Dom C. Buttler dans la Downs. Rcview, 1893, p. 1 16 — 132 ; et surtout le travail du D. Kukula, Vienne, Tempskv, 1890 — 1892.

2) Voir la Constitution Ex qito singulari de Benoit XlV, §11. — Sur toute cette affaire, cfr. d'AVRiGNY, 1699 t. 2, p. 279; D. Cellier, nouvelle éd. IX, p. 846; Fénelon, XV, p. 88 et seq.

3) Bausset, 1. 11, N° 13.

Bossuet avoua à l'abbé Le Dieu (Journal, 29 7bre 1700) que la 2e partie de l'Instruction pastorale était de lui. Plusieurs jansénistes prétendaient que cette seconde partie leur était favorable (Voir FÉN'ELON, Corresp. t. 4. lettre div. 271). Bossuet lui même écrivait à son neveu : « Les jansénistes sont consternés, mais il paraît qu'ils se consolent facilement de la ire partie par la seconde.^ (Lettre sur le quiétisme du 17 7bre 1696).

4) eje ne fis attention qu'au sens catholique que ses paroles recevait naturellement et je ne pensai point à un autre sens qu'on leur a donné dans la suite. » Lettre du 27 juin 1712 au P. Letellier.

Pères, l'Ecriture, mais Bossuet n'avait pas en vue ce sens : il ne voulait [joint, comme on a osé l'écrire, l) consoler les jansénistes : sa lettre ') ne suppose rien de pareil. :') Quel était donc le dessein de Bossuet? il était digne du grand docteur catholique : il voulait établir la doctrine de la grâce contre les ennemis cachés de la doctrine de S. Augustin. Il voulait encore faciliter le retour de beaucoup de jansénistes qui s'imaginaient que signer la condamnation de Jansénius c'était abandonner l'ancienne doctrine. Or était-il utile de faire ce que Bossuet a fait? Avant de répondre négativement qu'on lise la lettre de Fénelon citée plus haut , 4> qu'on lise le cardinal de Noailles qui ne craignait pas de dire, en 1698, en répondant aux 4 lettres de Fénelon sur le quiétisme et en parlant de cette instruction pastorale : « Il est pourtant vrai que, condamnant les sentiments outrés de ce livre (de Barcos) je me déclarai, sans biaiser, pour la doctrine de S. Augustin, tant de fois adoptée par le S. Siège, je connus fort bien que ma conduite ne plairait pas à tout le monde : mais un chrétien, un évêque ne doit consulter que la vérité et sa conscience. » Il disait aussi plus tard ces paroles, rapportées par Fénelon5) qu'il s'était déterminé à suivre les sentiments de S. Augustin et de S.Thomas, et il ajoutait : «J'ai bien prévu k quoi je m'exposais par ce chemin-là.» Or je ne crois pas que

'I Mais c'est Davix, {Monde du 31 août 1867) que je ne devrais pas citer.

*) Lettre du 17 sept. 1696 sur le quiitisme.

a) Le P. Chatel jésuite aurait pu écrire après la pub] cation de son livre sur la valeur de la raison : Bien des choses consternent les rationalistes, mais ils se consolent en voyant comme on y réfute le traditionalisme. (Note de M. Gillet.)

M P. 33, note 3.

5) Examen de la réponse du cardinal de Noailles au Mém ure au Roi, N° 29, t. 4, p. 115.

Fénelon réponde à ces paroles crime manière assez franche, et en allant au fond des choses.

Il a déjà été suffisamment question l) de l'opuscule de Bossuet en faveur du livre de Quesnel. Citons seulement, pour terminer ce chapitre, quelques paroles d'un homme non suspect, ce me semble, de partialité pour le jansénisme, le P. Caillaud, de la Miséricorde. Voici ce qu'il répondit aux attaques dirigées à ce sujet par Rohrbacher : « On voit que l'auteur ne sait jamais découvrir le secret de la prudence et n'a pas songé à la position de Bossuet qui axait devant lui dans ce cas . . . son métropolitain lui-même qu'il cherchait à gagner... à ramener, plutôt qu'à exaspérer et aigrir. *) - Lahteau lui-même ne tient pas au fond un autre langage. 3) On est donc en droit de conclure encore une fois, que Bossuet n'a point été janséniste et n'a point favorisé le jansénisme. *)

i) Ie partie, ch. 2 Cfr. aussi GlLLET, Traité de la grâce, § 154 et seq.

2) Bibliographie catholique, t. 8, p. 176.

5) Hist. de la constitutivn Unigenitits, I, p. 70.

*) Quant à ce que Bossuet n'exigeait pas la signature du formulaire, je dirai brièvement : 1° je n'en vois aucune preuve formelle et ne connais personne qui l'ait objecté; seulement on pourrait peut-être l'induire de ce que je cite de Le Dieu. 2» ces signatures étaient exigées ou cessaient de l'être selon les besoins des diocèses et des temps. Ainsi on a exigé autre fois des signatures qu'on n'exige plus. Peut-èt'-e l'usage n'en était plus à Meaux quand Bossuet y arriva. Du rote il ne pouvait être suspect sur cela après qu'il avait signé lui-même, comme nous l'avons vu, chaque fois que cela avait été exigé, y Le cardinal de Bissy lui-même n'exigea de nouveau le formulaire que 5 ans après sa translation à Meaux.

Page 1