CHAPITRE I
lautcur (lu Catérhismel (y est ici qu'on peut célébrer une victoire mémorable, je dis victoire des deux côtés. Bossuet et Paul Ferry, en dépit de leurs dissentiments, sachant se ju«^er l'un l'autre pour ce qu'ils étaient, pour des hommes droits et désintéressés, demeurèn'nt amis (1). Nous l^s retrouverons plus tard associés dans un même dessein, qui est celui de la réunion des églises. On ne citerait pas beaucoup d'exemples d'une pareille manière d'agir entre deux hommes qui ont lutte la plume à la main, et surtout entre deux théologiens de communions dilTérentes. C'est le plus beau témoignage qu'on puisse rendre des vertus de ces deux nobles adversaire*.
lit Voir leur rnrr<"<|>on«lanfr. fA'wrrr» (If B()N>url. l. Wll. p. ;«o" «-l »oir.
CIIAinTRE 11.
Article premier.
L Exposition de la Doctrine de l'Eglise catholique.
Article II.
Conférence avec le ministre Claude,
Il est assurément difficile d'évaluer les conquêtes que put faire Rossuet au moyen de la Brfutation du Catéchir^me de Paul Ferry; mais soit par cet ouvrage, soit par la prédication et par ses entretiens, il attira certainement au catholicisme un nombre notable de personnes du pays messin, qui se détachèrent du protestantisme. Nousen avons la preuve dans l'établissement du ^^^r?îinaire des Filles de la Propagation de la Foi. fondé dans la ville de Metz, sous l'autorité de l'évéque d'Auf^uste, P. Hodacier, suppléant de l'évéque de Metz; séminaire dont le Règlement fut rédigé par Bossuet (1).
« Los personnes asseml)li>es dans colle maison, porle l'ariicle l" (le ce règlement, sonl appelées par la Providence divine à coopérer an salnl des âmes en trnvaiilani selon leur i»onvoir à ramener à l'unilé de l'Église celles qne lerrenr en u séparées, d en servant de refuge aux lilles juives et hérétiques qui se jetteront entr*! leurs bras pour être instruites dans la doctrine de vérilé et dans une |)iété vraiment chrétienne ».
Il) Œuvres, l. XVll, p. 286.