‹ Bossuet et le protestantismeChapitre 30 sur 96 · I .ic tl"- tiit ito tîcii, n/i' v..T..it cnirrr «lan« la · texte numérisé non relu

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Au moins ne trouvc-t-on pas, chez los catholiciues, dos faiblesses comparables à celles de Luther, Méhuichthon, Ikicer et autres docteurs de la Réforme, qui autorisèrent par une consultation expresse le Landgrave Philippe de Hesse à contracter un acte formel de bigamie {Hisl. des Var.^ 1. VI, pièces justificatives, t. XIV, p. "236 suiv.). Après cette énormité, vaut-il la peine de remarquer le mariage de Luther avec une religieuse, et ceux de tant d'autres ministres protestants ? Puisque cela ne faisait plus de scandale, qu'y reprendrions-nous ? Cependant plusieurs princes qui avaient embrassé la réforme, voyaient encore ces mariages de mauvais œil. Mais nous ne mettrons pas au nombre de ces princes scandalisés le roi d'Angleterre Henri VIII, qui évitait si bravement la polygamie, en envoyant successivement ses femmes à Téchafaud, quand elles avaient cessé de lui plaire.

Ce ne sont pourtant là que les moindres maux, parmi ceux que multiplia cette réforme, qui se donna d'abord un si grand air de sainteté farouche. Le pire sans doute fut la guerre civile, qu'elle alluma partout. Les premiers réformateurs, Luther. Mélanchthon, etc., avaient proclamé hautement que les armes ne devaient pas être employées pour la cause de l'Evangile, et (jucles réfor-

« moins évansé.ique que ces évanj,'C'liiiucs prétendus. » (Bossuot, //. des Viir., liv. V, n»XIII).

« Je ne prétends pas ici, continue Rossnel, rci»roclier h nos réformés leurs € mauvaises mœurs ; les nôtres, à les regarder dans la plupart des Intmines, ne

< paroissoicnt pas meilleures; mais c'est qu'il ne laui i as leur laisser croirtr « que leur Réforme ait eu les fruits vériiablcs qu'un si beau nom faisoil

< attendre, ni que leur nouvelle juslilicalion ait iiroduit aucun bon ell'el. ;> Ouand Erasme parlait simplement i> ses amis prot<stanls des fiuils malheureux de leur Réforme... « J'aime mieux, leur disait-il, avoirairairc avec ces papistes que vous décriez tant. ?>(lMd., p. 183.)

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