CHAPITRE P
LES ÉTUDES PATRISTIQUES DE BOSSUET A DI.JON (?); — AU COLLÈGE DE NAVARRE; — A METZ;
— A paris; — A MEAUX. 1
ARTICLE pi^ Études patristiques de Bossuet à Dijon (?) (10-27-1 G i'2).
Bossuet, au collège de Godrans, donna de grandes espérances à sa famille. — La Bible n'étant pas classique chez les Jésuites, les saints Pères ne l'étaient pas non }ilus. — L'insuccès de la tentative faite par saint Charles Borromée pour substituer dans l'enseignement les auteurs chrétiens aux auteurs païens, aurait empêché les Jésuites de la renouveler, s'ils en avaient eu l'idée. — Bossuet n'avait pas en sortant de chez eux la connaissance approfondie du grec,, qu'il acquit plus tard à Navarre 1
lïOSSLET ET LES SAIÎJTS l'ÈllES. 43
ARTICLE II
Études patristiques de Bossuet à Navarre (17 octobre U>i2 — !• avril Kioi).
Pages.
Les Pères ne faisaient pas à Navarre lobjet d'un enseignement à part.
Bossuet apprit la patristique dans les cours d'Écriture Sainte, de
théologie scolastique, de théologie positive et de controverse. — Il nous manque ses discours et ses thèses de cette époque, sauf la Mineure ordinaire, 5 juillet 1651, où sont cités un grand nombre de Pères, probablement de seconde main et d'après les auteurs de théologie alors classi([ues. — Les 11 Sermons de Navarre sauf celui de la fêle du Rosaire, contiennent peu de citations des Pères. — Ils étaient pourtant l'objet de l'élude de Bossuet. comme le prouvent le Plan d'une théologie et les Traités des Pères les plus utiles pour commencer l'étude de la théologie, rédigés vei-s 1648 5
ARTICLE III
Études patristiques de Bossuet à Metz (mai I0.V2 — février IG5<tj.
Après avoir refusé la grande maîtrise de Navarre, Bossuet, archidiacre de Sarrebourg et bientôt de Metz, passa prés de sept ans dans cette ville. — « C'est là, disait-il, qu il avait le plus lu les Pères », Tertullien, saint Augustin, Origène, saint Bernard, saint Grégoire de Nazianze. — Les Extraits et les Notes qui restent de cette époque ont servi, sinon à Floquet et à Gandar, du moins à l'abbé Lebarq pour nous initier « aux habitudes studieuses » de Bossuet et aux analyses des Pères qu'il fil surtout pour la Réfutation du catéchisme du sieur Paul Ferry. — Elle est pleine de textes de saint Augustin, de Tertullien, de saint Basile, de saint Grégoire de Nysse.de saint Cyprien, de saint Optât, de saint Bernard, de Gerson, etc. — Il en est de même des 47 sermons de Metz (105'2-1659), qui prouvent qu'à cette époque Bossuet ne lisait guère les Pérès grecs et étudiait de préférence les Pères latins, surtout TertuUiea et saint Augustin 17
.\RTICLE IV
Études patristiques de Bossuet à Paris
(février Iti.'il) — 7 février i(i8-2).
Au doyenné de saint Thomas du Louvre, Bossuet consacrait tout son temps à la prière, à la prédication, et à l'étude de « ses livres », la
Bible et les saints Pères 32
§ 1. — Place plus grande faite aux pères grecs 38
A partir de 1659, saint Grégoire de Nazianze, « le théologien », saint Chrysostome, saint Grégoire de Nysse, saint Basile de Césarée, saint Basile de Séleucie, Eusébe de Césarée, etc., sont cités très souvent par Bossuet.
P.i.ïes.
^11. — Les Sommaires de 16()2 et les Études patrisliques de lios-
suet 'tO
Quand on lit les Sommaires , rédigés avant le Carême du Louvre, on est frappé de la place qu'y tiennent les saints Pères. — Tantôt, c'est tout un exorde, tantôt, c'est tout un point de sermon , ou même tout un sermon, que Bossuet ramène à la parole d'un Père.
§ in. — Pères de l'Église dont Bossuet s'inspire alors pour la première fois 47
Ce sont : saint Denys l'Aréopagite, Lactance, Arnobe, Théodoret, Innocent I", saint Hilaire, Julien Pomère, Ilésychius, saint Horinisdas, Eusèbe d'Éinèse.
§ IV. — Des Extraits et des Remarques morales, rédigés à Paris
par Bossuet en lisant les Pères 48
En 1666, comme auparavant, il rédigea des Extraits et des Remarques morales, auxquelles il renvoie dans ses Sermons de cette année, ainsi que M. Gazier et M. l'abbé Lebarq l'ont établi, d'après une feuille qui est une table d'Extraits et de Remarques. — Ils lui servirent en 1667, 68, 69, comme de semblables Notes lui avaient servi en 1660, 61, 62. — Il conserva toujours l'habitude de lire les Pères la plume à la main et de se lever la nuit pour travailler.
§ V. — Études patrisliques de Bossuet, précepteur du Dauphin
(1670-1682). — Les saillis Pères au Petit Concile 52
Nommé précepteur du Dauphin, le 5 septembre 1670, sacré évoque, le 21 du même mois, Bossuet passa à la cour plus de onze années. — Tout en s'occupanl de son préceptorat, il fut Vàme du Petit Concile, où l'on étudiait la Bible d'après les Pères, spécialement saint Jérôme et Théodoret.
§ VI. — Les saints Pères dans les discours et les autres amvres
de Bossuet, précepteur du Daupliin 56
Les cinq Sermons qui nous restent de cette époque, surtout le Sermon sur l'Unité de l'Égtise, sont remplis de citations des Pères. — Les Œuvres de controverse : Exposition de la Doctrine de l'Église catholique, Conférence avec M. Claude,— les Œuvres pédagogiques : Traité de la Connaissance de Dieu, Logique, Traité du libre arbitre. Discours sur l'Histoire universelle , Politique tirée des propres paroles de l'Écriture sainte, ont le même caractère d'érudition patrologique.
ARTICLE V
Études patristiques de Bossuet à Meaux.
(8 février 1882 — 12 avril noi).
Pendant les vingt-deux années de son épiseopat, Bossuet continua au Petit Concile ses études bibliques et patristiques, et publia une partie des notes qu'on y avait rédigées sur les Psaumes, les livres Sapientiaux, etc 61
676 TABLE DES MATIEKES.
Pages.
§ I. — Derniers Extraits de saint Auç/iistin 6i
Le Dieu avait eu entre les mains ces Extraits et trois éditions de saint Augustin, « ctiargées de mille sortes de remarques ». Bossuet ne faisait plus rien que « par saint Augustin » et les Pères comme le prouve la Lettre au P. Cafjaro.
§ II. — Les saints Pères et la querelle du Quiétisme 66
Saint-Simon lui-même trouvait les ouvrages de M. de Meaux « appuyés de passages sans nombre des Pères ». — Bossuet défendit les Mystiques et les Scotastiques contre Fénelon, et il fit triompher la cause de la Tradition et des Pères.
§ III. — Prédilectionde plus en plus marquée pour saint Augustin. 69 Pour ses sermons et ses controverses, Bossuet cherchait toujours dans ce Père « le point de décision ». — Il rétablit une lacune de huit lignes dans ses œuvres, reconnut comme authentique un de ses sermons, prêcha admirablement sa fête en 1689, et mourut en le défendant contre Richard Simon. — « L'étoile de Monseigneur » ne s'est pas éteinte avec lui.