DIX-NEUVIÈME LEÇON
Les « Méditations sur l'Évangile ».
I — Des raisons qu'il y a d'étudier les Méditations avant les Élévations sur les Mystères qui ont cependant paru avant elles. — Pourquoi il ne faut pas s'arrêter à l'hypothèse qui voudrait que les Méditations eussent été écrites pour le dauphin. — Le dessein de Bossuet en écrivant les Méditations.
II. — Identité du fond dans les Méditations et les autres œuvres de Bossuet et surtout dans les Sermons. — Le lyrisme des Méditations et le lyrisme des Sermons.
III. — La morale des Méditations. — Ses caractères spéciaux : Qu'elle est à la fois plus ascétique et plus systématiquement détachée des intérêts mondains que celle des Sermons; plus simplifiée aussi et plus mystique.
IV. — Que ce dernier trait nous explique pourquoi il est plus difficile de parler des Méditations que des autres ouvrages de Bossuet et, si l'on n'a toute la sincérité de l'effusion chrétienne, pourquoi il est impossible d'en goûter toutes les beautés.
VINGTIEME LEÇON Les « Élévations sur les Mystères ».
I. — Que Bossuet n'a rien écrit de plus achevé en ce que : a) Tous les lecteurs, quels qu'ils soient, peuvent y trouver leur compte; — b) C'est l'ouvrage où Bossuet nous apparaît comme le plus ressemblant à lui-même.
II. — Multiplicité et complexité des intentions de l'auteur. Que les Élévations sont à la fois : a) Une exposition très régulière et très complète en son genre, du dogme;
— 6) Une véritable apologie de la religion fondée sur ce thème que les deux Testaments sont indissolublement liés entre eux; — c) Une tentative inconsciente sans doute, mais réelle pour démontrer que, la religion chrétienne ne fût-elle pas vraie, elle serait encore la meilleure explication de l'énigme que nous sommes à nous-mêmes. — Liaison de ce triple dessein avec l'idée de la Providence.
— Que, s'il faut lire les Méditations avec les Sermons, il faut lire les Élévations avec VHistoire Universelle.
II. — Analogies entre le dessein de Pascal et celui de Bossuet, mais différences très nettes entre les deux génies. Si, à un point de vue tout chrétien, l'apologie de Bossuet est plus subsistante que celle de Pascal.
VINGT ET UNIÈME LEÇON Conclusion.
Pourquoi il vaut mieux comparer Bossuet avec ses contemporains qu'avec lui-même.
I. — Le style. — Ses qualités éminentes : le mouvement; la majesté; la propriété. — Le style de Pascal et le style
de Bossuet. Les différences au point de vue de la langue, du tour de la phrase, de l'accent. — Divergence entre le style de Bossuet et son caractère.
II. — Le caractère. — Ses dominantes : la douceur, la naïveté et l'absolue franchise; le manque de fermeté. — Que Bossuet, s'il ne fut pas un très grand caractère, fut, du moins, un très honnête homme et un excellent prêtre.
III. — L'œuvre. — Que personne n'en a contesté la grandeur. — Des réponses qu'on peut faire à ceux qui lui ont reproché : a) son intolérance; — b) son manque d'originalité; — c) son inutilité définitive.