‹ Bossuet, historien du protestantismeChapitre 14 sur 327 · XVI CORRECTIONS ET ADDITIONS · texte numérisé non relu

XVI CORRECTIONS ET ADDITIONS

P. 85, n. 3, ajouter : Bossuet n'a jamnis douté, du reste, de la perpétuelle identité de la doctrine de l'Église. Il écrit, en 1702, dans la Préface de la seconde Instruction pastorale sur la version du Nouveau Testament dite de Trévoux, contre R. Simon : « ...,1e mVqgage a soutenir dans mes Instructions suivantes contre eux (les nouveaux critique*) et les Protestants unis ensemble, l'invariable perpétuité de la foi de l'Église chrétienne. » — Cf. p. 61-63.

P. 92, n. 1, ajouter : Cf. le Journal de l'abbé Le Dieu, t. I, p. 213, 23 sept. 1701 : « 11 ^Bossuet) reconnaissait qu'il avait tout dit [dans ÏHistoire des Variations] sur les matières de controverse. »

P. 97, u. 1, 1. 2, au lieu de : 1650, lire : 1640.

P. 115, 1. 6 : au lieu de : Jean Rou, dont l'exil à la Révocation, lire : Jean Rou, dont le départ de France après sa disgrâce. — Il y a deux erreurs dans la phrase que j'ai laissé subsister, sans avoir pu vérifier cette circonstance de la vie de J. Rou dans ses Mémoires inédits, publiés en 1857 par M. Waddington. 1° Jean Rou ne fut pas exilé : il se retira de France quelque temps après un court emprisonnement à la Bastille, au sujet de certaines hardiesses d'histoire religieuse des Tables chronolorjigues qu'il avait entreprises avec une subvention du Roi, sur l'invitation de Montausier, en vue de l'instruction du Dauphin. Ces Tables furent confisquées et ne lui furent jamais rendues. 2° Cette mésaventure lui arriva, non pas à la Révocation, mais en 1675. — Tout ce qu'on peut dire, c'est que son incarcération, la défaveur qui s'ensuivit pour lui et la perle des Tables qu'il venait de faire graver à grands frais furent les causes indirectes de son départ.

P. 115, n. 3, ajouter : Bien que Jean Rou, dans ses Mémoires, manifeste contre Bussurt une certaine irritation, il résulte de son propre récit que celui-ci ne fut pour rien dans sa disgrâce, non plus que Montausier. Tout au contraire, Montausier lui écrivait plus tard : « Je vous dirai qu'au sujet de vos Tables [chronologiques], on nous a fait la guerre à M. de Meaux et à moi, qui étions auprès de Mgr le Dauphin, de ne nous être pas aperçus des choses qui y étaient contre la religion. » (Mémoires, édit. citée, t. I, p. 56, 90, 95, 96, 102, 109, 210.) Sur les rapports de Jean Rou avec Bossuet avant sa disgrâce, voy. ibid., t. I, p. 54.

P. 119, n. 2, ajouter : p. 447. Cf. Hxet, Mémoires, trad. Nisard, p. 109, 150, 151.

P. 145, n. 2, ajouter : Il semble du reste, par une lettre, du 1er mai 1679, de Bossuet à Leibniz (Œuvres de Leibniz, éd. Foucher de Careil, t. I, p. 29) que Bossuet songeât dès lors à Y Histoire des Variations : « Si j'avais prévu que ce petit livre (VExposilioii) dut être agréé en Allemagne, j'aurais ajouté quelques articles pour les luthériens ; cela se pourra faire par un autre ouvrage. »

P. 148, n. 1, ajouter : Le privilège est du reste daté du 16 janvier 1687.

P. 150, n. 3, ajouter : ainsi que l'abbé Le Fortier, curé de Saint-Éloi de Chàlon-sur-Marne. Goujet (Vie de Félix Vialart, 1738, p. 140) dit que Bossuet tenait de Le Fortier u une bonne partie des matériaux qui lui ont servi à composer son Histoire des Variations. »

P. 154, n. 1, ajouter : Hallam prétend, il est vrai, qu'il a essayé inutilement de vérifier plusieurs citations de Bossuet (Histoire des Littératures de l'Europe, trad. Borghers, t. 1, p. 303 1. Basxage, qui examina l'ouvrage de Bossuet avec un soin dont nous aurons la preuve, est d'un avis contraire. Tout en soutenant que Bossuet n'a dû travailler que sur des « mémoires, » il convient au moins que Bossuet « a copié fidèlement les extraits qu'on lui a remis entre les mains, » que « même il a pris la peine de les confronter avec les originaux, car

Page 1