‹ Bossuet, historien du protestantismeChapitre 178 sur 327 · Letlr. past., t. III, p · texte numérisé non relu

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flus qu'il eût fallu en retrancher d'abord : le cinquième, qui ne regarde que les doutes et la conduite de Mélanchton ; le septième, qui contient l'histoire du divorce de Henri VIII et celle de Cranmer ; le treizième et le dernier, qui roulent sur des disputes particulières contre M. Jurieu1? »

Les critiques protestants allèguent que les « sentiments des particuliers » n'engagent en rien la communion dont ils sont membres et que « pour qu'une variation soit constante », il faut qu'elle soit approuvée par « l'Eglise2. » — Cela, Bossuet l'a proclamé lui-même dès l'entrée de son livre, et quand il s'agit proprement de dogmes, c'est bien en effet dans les confessions de foi officielles des diverses sectes qu'il prend la preuve indéniable de leurs variations. Mais doit-il passer tout le reste sous silence? Ses adversaires confondent ici la controverse avec l'histoire. De ce que les décisions des Eglises en corps ont seules une valeur dogmatique et obligatoire aux yeux du théologien, il ne s'ensuit pas que, pour l'historien, les « sentiments des particuliers » considérables ne renferment point une lumière très précieuse , une instruction très sûre. Et ces sentiments individuels peuvent fournir à Bossuet, sinon des preuves décisives, au moins de très vraisemblables préjugés du changement des croyances protestantes.

Voici les commencements du luthéranisme ; Bossuet veut déterminer les tendances de la Réforme allemande à ses débuts : faut-il qu'il s'interdise de parler des ouvrages particuliers et des lettres de Luther et de Mélanchthon, auteurs respectés des premières confessions de foi, chefs reconnus, ou, pour mieux dire, créateurs mêmes du parti ? A une époque où l'organisation ecclésiastique n'existait pas encore dans l'Allemagne séparée de Rome, n'était-ce pas Luther, Mélanchthon et quelques

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