Ephes, IV, 1 ; Gai., I, 8, 9; I Tim
3. Voir Larroque, Considérations sur la nature de l'Église, 1673, p. 169; où il cite également St. Clément d'Alexandrie. Du même, préface du Traite' de l'Eucharistie, où il déclare ces maximes si raisonnables qu'il ne croit pas qu'il y ait personue de bon sens qui doive refuser de les recevoir. — Jurieu, Vraie système de l'Église, livre II, ch. i, p. 236. — Jurieu, du reste, le défend en 1676 contre' Saurin dans la Religion du Latitudinaire. — Le luthérien G. Calixte trouvait « très bonnes » les règles posées par Vincent de Lérins (Leibniz à Bossuet, Œuvres, éd. Foucher de,Careil, I, 444. Cf. plus haut, n. 1). — Longuerue, ou l'auteur anonyme du Traité de la Transsubstantiation (1686), p. 2-3, déclare également que ces maximes étaient avouées depuis longtemps par un grand nombre de protestants de diverses communions, tels que Pierre Martyr, Scultet, Vossius, Saumaise, Rivet, Voet, etc. » — Pour Mélanchthon, Casaubon et Grotius qu'il cite aussi, nous n'avons pas de peine à le croire. Cf. par exemple Grotius, epist. 1570, p. 709.
Mais ils ne voient pas où cela les mène. Quand Bossuet, en 1688, à la première page de VHistoirê des Variations, déclarera que « la vérité venue de Dieu a d'abord toute sa perfection », et qu'en conséquence elle ne peut jamais changer ; il ne fera que reproduire un axiome déjà établi, presque dans les mêmes termes, dans un ouvrage que tout le protestantisme avait applaudi, par l'un des docteurs de la Réforme française : Jean Daillé1.
Telles étaient les causes d'ordres divers dont l'action secrète avait préparé, dans les deux premiers tiers du dix-septième siècle, le renouvellement que nous offre la controverse à partir de 1660. Disposition à éliminer le plus grand nombre possible des difficultés autrefois débattues 2, pour se concentrer, presque uniquement, sur les questions relatives , soit à l'Eucharistie , soit surtout à l'Eglise 3 ; penchant à substituer de plus en plus, ou, pour
1. « La religion chrétienne n'est pas un ouvrage de l'esprit humain, mais un don du fils de Dieu qui nous l'a apportée des cieux et l'a baillée à ses Apôtres et par leur ministère l'a publiée dans le monde. Aussi n'a-t-elle pas été formée pièce à pièce et perfectionnée peu à peu comme les productions des hommes à qui leur infirmité ne permet pas d'achever tout d'un coup et à une seule fois ce qu'ils entreprennent. Le christianisme est sorti parfait de tout point et fourni de toutes ses parties par la main de son auteur comme il était digne de sa souveraine sagesse, etc. » Rép. aux deux livres d'Adam et de Cotliby, Genève, 1662, p. 1. Cf. Bayle, Contin. des Pensées diverses, Œuvres, t. Il, p. 218; Réponse du nouveau converti au réfugié français, ibid., p. 56i.
2. Cf. plus haut, p. 30-32, notes, et aussi Bossuet, XIe Réfl. sur un écrit de Claude (OEuvr., édit. Lâchât, XIII, p. 604); Brlevs, Examen des Raisons qui ont donné lieu à la séparation (1683; éd. de 1700, p. 26 sqq.); — Biblioth, univ. et historique protestante, t. V, 1687, p. 448 sqq., sur le Catéchisme de Meaux.
3. Voy. plus haut, p. 33, notes; et, de plus, Perpétuité de la foi, t. I, p. 30;
— Maimbourg, Trois traités de controverse, p. 139. — Bkueys, Traité de l'Eglise, 1687, p. 12. — Dez , Réunion des protestants de Strasbourg, 1687, p. 58.
— Du côté des protestants : Lenka.nt. Rép. au /'. Maimbourg, 1673, p. 1, 62, 63; — Jurieu, Traité de l'unité de l'Église, 1688, Préface; Vrai syst. de l'Église, 1686, p. 304. Cf. Hist. des ouvr. des savants, 1688, art. VIII; 1689, art. IV. — C'étaient aussi les sujets favoris de ceux même qui ne faisaient pas profession de controverse; v. Ruinart, Vie de Mabillon, p. 210.
le moins, à ajouter, dans l'examen des dogmes, à l'emploi exclusif du raisonnement chrétien et au recours perpétuel à l'Ecriture sainte, l'étude historique des croyances antérieures : c'est là le double caractère commun à presque tous les ouvrages publiés entre 1660 et 1690 par les écrivains religieux des deux partis. Sans parler encore des travaux de Bossuet, dont nous étudierons à part l'œuvre personnelle, signalons ici les écrits les plus marquants des principaux controversistes.
Les catholiques , — que l'attaque historique d' Aubertin sur l'Eucharistie était venue surprendre au moment même où, comme nous l'avons vu, ils jugeaient habile de faire une concession à leurs adversaires et de reconnaître avec eux l'arbitrage souverain et sans appel de l'Ecriture, — acceptent naturellement très volontiers cette nouvelle volte-face de la controverse qui la ramène, pour ainsi dire, sur leurs terres ; ils reviennent avec ardeur à cette étude du passé de l'Eglise, des opinions des Pères et de la Tradition, qui, de tout temps, leur avait été chère et à laquelle il n'avaient renoncé momentanément qu'à regret. Mais dans cette foule d'écrits qu'ils produisent, ceux de Nicole doivent être mis hors de pair et signalés en tète.
Car c'est lui, le collaborateur modeste et effacé du grand Arnauld *, qui est en réalité l'initiateur et le chef
1. Sur le rôle prépondérant que l'opinion attribua toujours à Arnauld, «vainqueur de Claude, comme David de Goliath, » v. Dufossé, Mém., p. 323-324. — On l'appelle dans une lettre adressée de Rome en 1683 à l'abbé Nicaise, « l'homme le plus capable qu'il y ait eu en France ou ailleurs pour bien débrouiller et réfuter invinciblement les sophismes des huguenots, etc. » (Bibl. Nat., Mss., Corr. de Nicaise, I, p. 45.) — Cf. Biblioth. Univ. et historique, 1688, p. 440-441. — Or il est à remarquer que les écrits de controverse d'Arnauld contre les protestants sont assez notablement en dehors du courant que je signale ici, et qui est le courant général. Arnauld n'était pas un chercheur, et préférait les discussions âpres et ardues de la scolaslique. Les titres seuls de qques-uns de ses ouvrages suffisent à en indiquer l'esprit : le Renversement de la morale de J.-C. par les erreurs de Calvin touchant la justification, 1672; Y Impiété de la morale des Calvinistes pleinement découverte, 1674, etc. Si Arnauld fut longtemps considéré comme le meneur de la croisade contre les calvinistes, c'est assurément moins par le fond même de ses traités de controverse, qui était en dehors des questions alors brûlantes et des préoccupations du moment, qu'à cause de l'ardeur indomptable et de l'énergie acharnée dont le vieux « lion » était devenu le type respecté.
de toute cette campagne. C'est lui qui, le premier et le plus activement, entame l'œuvre que rêvait Saint-Cyran, met ses desseins à exécution et sa méthode en pratique ; c'est lui qui, tantôt dissimulé sous l'anonymat, tantôt abritant son désintéressement sous le nom plus imposant et plus retentissant d'Arnauld, dirige les efforts de son parti et marque les points d'attaque et de défense. Tout d'abord dans sa Perpétuité de la foi de l'Eglise touchant l' Eucharistie \ née d'un recueil pieux à l'usage des religieuses 2, il accepte courageusement le débat sur ce terrain de l'histoire3 où, quarante ans auparavant, Aubertin l'avait mis 4 sans qu'alors les champions catholiques crussent à propos de l'y suivre, et il s'efforce, par les faits encore plus que par le raisonnement , de démontrer, sur le sujet de l'Eucharistie, la thèse hardie qu'Arnauld avait nettement formulée dans un de ses écrits 5 : « Tous
1. 3 vol. in-4, t. 1, 1669; t. II, 1672; t. III, 167-5. La Vie de Nicole, t. II, p. 21, attribue positivement cet ouvrage à Nicole. « Arnauld n'avait presque aucune part à la Perpétuité; et ce fut Nicole qui, par modestie, le força d'y mettre son nom. » Cf. p. 28; Racine, Œuvres, éd. P. Mesnard, t. IV, p. 601, et Sainte-Beuve, Port-Royal, IV, 446, 453, 454.
2. L'Office du Saint Sacrement. Nicole, dès 1659, ajouta à ce livre de piété une préface qui circula d'aborden manuscrit dans Paris, sous le titre de « Traite' contenant une manière facile de convaincre les hérétiques, en montrant qu'il ne s'est fait aucune innovation dans la créance de l'Église sur le sujet de l'Eucharistie. » C'étaient des extraits des meilleurs ouvrages des Pères de l'Église sur cette matière, depuis S. Iguace d'Antioche jusqu'à S. Thomas d'Aquin, avec une Table historique et chronologique. Claude y fit une réponse, qui, elle aussi demeura d'abord manuscrite. — En 1664, la préface de Nicole est publiée anouyme eH tète de l'ouvrage connu sous le nom de Petite Perpétuité. Claude y réplique en 1665. — La Petite Perpétuité eut du succès; en 1672, on la rééditait pour la cinquième fois.
3. 11 est inexact de dire, comme font Baylb, Dict., art. Aubertin, et Aubeht de Versé, L'Avocat des Protestants, 1686, que les auteurs de la Perpétuité ne combattirent l'ouvrage de ce docteur protestant que par des « raisonnements » ; de même Sainte-Beuve (Port-Royal, 1. V) exagère beaucoup la répugnance que témoigne,' pour la discussion précise, l'auteur de la Perpétuité. J'aurai l'occasion de revenir sur ce point (chapitre u). Il est vrai que iNicole oppose aux protestants l'argument de prescription pour les siècles antérieurs à Bérenger ; mais il cherche à confirmer le raisonnement par les faits.
4. V. Perpétuité: Préface; 1. I, ch. x; passiia alibi. Le souvenir d'Aubertin. de Blondel et de Daillé y est partout présent. Cf. Arnauld, lettre du 1" juin 1791; — D'Avrignv, Me'»?, chronol., t. 11, p. 36.
5. Seconde défense des professeurs en théologie de la Faculté de Bordeaux contre divers écrits des Jésuites (Œuvres (TArnauld, XXI, p. 167). — Nicole
les dogmes de foi sont aussi anciens (tue l'Eglise ; ils ont tous été crus distinctement par les Apôtres et se sont conservés par la succession perpétuelle de la tradition dans la connaissance au moins d'une partie des pasteurs et des fidèles. » Puis dans ses Préjugés légitimes, dans ses Réformés convaincus de schisme, dans son Traité de l'unité de l'Eglise*, il presse vivement les protestants sur ce schisme, dont le reproche les chagrine, et sur cette unité ecclésiastique qu'ils ont brisée et qu'ils regrettent2. Bientôt, dans ces deux voies indiquées et ouvertes par Nicole 3, nombre de collaborateurs le suivent et le soutiennent. Le janséniste Le Maître, dans son Recueil des Pères des cinq premiers siècles ; le janséniste Duguet, dans ses Conférences orales d'histoire ecclésiastique ancienne4, faites au séminaire de Saint-Magloire ; le Père Anselme de Paris, Cotelier, Ellies du Pin, Germain, Jacques Boileau", Denis
ne nie pas absolument qu'il y ait eu des changements clans les sentiments et dans les pratiques de l'Église catholique orthodoxe, mais seulement des changements légers et indifférents (t. I, p. 848 sqq.).
1. Préjugés, 1671 ; Unité de l'Église, 1675; Réformés convaincus de schisme, 1684. — Cf. sur deux de ces ouvrages, la fin de ce chapitre.
2. Cf. Bayle, Dict., art. Nicole, qui déclare le traité de l'Unité de l'Église « fait de main de maître ».
3. Nicole fit composer, sous sa direction, par le P. Toussaint Desmares, de l'Oratoire, un « Traité de l'Église selon les principes de S. Augustin » ; mais ce traité fut supprimé. {Vie de Nicole, t. II, p. 47-48).
4. Publiées en 1742, 2 vol. in-4; faites à Paris en 1678-1679. — Sur les conférences du P. Thomassin à Saint-Magloire, voy. R. Simon , Critique de du Pin, t. II, p. 366-367, et, plus loin, chap. n.
5. Le P. de Paris, Créance de l'Église grecque touchant la Transsubstantiation, 1672-1674, 2 vol. in-12. — Germain, Tradition de l'Église romaine sur la Prédestination et sur la Grâce efficace, 1687, 2 vol. in-8. — J. Boileau, Hist. de la confession auriculaire, 1683. — Cotelier, Monumenta ecclesiae graecae, 1677-1686, 3 vol. in-fol. — Ellies du Pin, De antiqua Ecclesiae disciplina, 1686 ; Bibliothèque des auteurs ecclésiastiques, publiée à partir de 1686. — Denys de Sainte-Marthe, Traité de la confession auriculaire, 1685. — Cf. Lenoir, les Avantages incontestables de l'Église sur les calvinistes dans la dispute de M. Arnaidd et de M. Claude touchant l'Eucharistie, 1673; l'abbé de Flamare, Conformité de la créance de l'Église catholique avec la créance de l'Église primitive, 1701, et d'autres ouvrages cités dans la Préf. hist. et crit. du t. XII des Œuvres d'ARNAULD, p. xxix sqq. — Notons cependant qu'il y eut une petite école de théologiens catholiques très opposés à la méthode de controverse appliquée dans la Perpétuité par les Jansénistes, et qui en contestaient la valeur et les résultats. C'est l'esprit des ouvrages suivants de Richard Simon : Hist. crit. de la créance des nations du Levant, 1684, sous le pseudonyme de de Moni ; Fides ecclesiae orientalis, 1686 ; Biblio-
de Sainte-Marthe poursuivent l'œuvre de la Perpétuité et en appliquent le principe, en recherchant sur divers points les antiques croyances de l'Eglise d'Orient ou de l'Eglise latine, tandis que d'autres amis de Port-Royal s'occupent de défendre, contre les attaques de Claude, l'ouvrage même de Nicole \ En môme temps, ladiscussion théorique des dogmes de l'Eucharistie et de l'Eglise est renouvelée par de nombreux auteurs : Maimbourg, Pellisson, Brueys, Le Fèvre, Ferrand, Fénelon 2, — Maimbourg, surtout, dont les traités de controverse, fort approuvés du clergé de France, eu-
thèque critique, 1708-10, sous le pseudonyme de Saint-Jore ; et du Traité d'un auteur de la communion romaine touchant la Transsubstantiation attribué à Louguerue (Londres, 1686). Tels sont aussi quelques ouvrages des PP. Morin et Launoy. Le premier, dans son traité de Poenitenlia, 1650, montrait, dit Bonaventure d'Argonne (Mélanges, I, 180), « combien l'on a varié touchant la pénitence dans l'Église romaine. » Le second, au rapport de Bossuet lui-même (Mém. sur la Bibl. ecclés. d'Ellies du Pin) disait « que les Pères grecs avant saint Augustin étaient semi-pélagiens; qu'il n'y avait point sur la grâce de véritable tradition et qu'on en pouvait croire tout ce qu'on voulait. » Son Traité de la véritable tradition sur la prédestination fut condamné en 1703 par Clément XI (v. Bibl. Maz., Mss. 2492 (3074 D) ; dès 1675, du reste, Bossuet, quoique son ancien élève (cf. plus loin, chap. n), avait fait interrompre les conférences qui se tenaient chez lui. — Cf. Bayle, Nouvelles de la Républ. des Lettres, févr. 1687, et Sainte-Beuve, Port-Royal, IV, p. 595-599.
1. Sur le retentissement de cette dispute théologique, voy., entre autres, Bayle, Dict., art. Arnauld, rem. O ; art. Adam (le P. J.), etc.
2. Maimbourg, Méthode pacifique pour ramener sans dispute les protestants, 1670; Traité de la vraie église de J.-C. 1671 ; Traité de la parole de Dieu pour réunir toutes les sociétés chrétiennes, 1671, réunies sous le titre de Petits traités de controverse, 1682. — Pellisson, Réflexions sur les différends de la religion avec les preuves de la tradition ecclésiastique par diverses traductions des SS. PP., 1686-1692, 5 vol. ; Traité de l'Eucharistie, 1694. — Brueys, Examen des raisons qui ont donné lieu à la séparation des protestants, 1683; Traité de l'Eucharistie; Traité de l'Église, 1687. — Le Fèvre, Motifs invincibles pour convaincre ceux de la R. P. R., 1682. — L. Ferrand, Traité de l'Église, 1685; Réponse à l'apologie pour la Réformation et pour les Réformés, 1685. — Fénelon, Traité du ministère des pasteurs, 1688; Lettres sur l'autorité de l'Église, publiées seulement en 1719. — Cf. Jacques Boileau, Traité de l'adoration de l'Eucharistie , 1685; — d'Antecourt, Défense de l'Église contre le livre de M. Claude intitulé : Défense de la Réformalion , 1689, 2 vol.; — le P. Basile de Soissons, La véritable décision de toutes les controverses par la résolutio?i d'une seule question (celle du « Juge des controverses »), 1685; — Blaciie, Réfutation de l'hérésie de Calvin par la seule doctrine de MM. de la R. P. R., 1686; — de Lartique, De la puissance hiérarchique ou Primauté qui est en l'Église , 1686; — le P. Dez, Réunion des protestants de Strasbourg, 1687; — le P. Daures, L'Église protestante détruite par elle-même, 1689; — Desmahis, Vérité de la religion catholique, 1694 (ouvr. posthume), etc.
rent l'honneur d'attirer l'attention de Jurieu au moins autant que les écrits de Nicole et de Bossuet.
Du côté du protestantisme, Aubertin et Blondel, nous l'avons vu, avaient été les précurseurs avisés de cette transformation de la controverse. Baillé, mort en 1670, ne participa que par les ouvrages de la seconde partie de sa carrière à cette phase nouvelle où entrait la discussion1. Le Blanc de Beaulieu et Paul Ferry2, en limitant les questions à débattre, en écartant les questions oiseuses, débarrassent le champ de bataille où va se livrer la dernière lutte. Cette lutte, c'est Claude et Jurieu qui la mènent. Claude, dès 1665, répond aux deux premiers traités de Nicole sur la perpétuité de la foi eucharistique3; en 1673, il réplique aux Préjugés légitimes par sa célèbre Apologie de la Réformation \ où il se proposait d'exposer, surtout historiquement, les motifs réels et sérieux, les procédés légitimes des Réformateurs du seizième siècle, et de justifier, par des faits, et la naissance du schisme protestant et son progrès. En 1678, dans la fameuse conférence avec Bossuet, il pousse aussi loin que le permettait l'orthodoxie protestante d'alors la question de l'Eglise. Jurieu5, à partir de 1675, ne laisse passer sans réplique aucun des livres de Nicole, d'Arnauld et de Bossuet, et, abordant à son tour cette matière de l'auto-