‹ Bossuet, historien du protestantismeChapitre 264 sur 327 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

ticles, nous l'avons vu l, l'un, — celui où le Synode réglait le cas du ministre de Limousin qui, durant les troubles, avait pris, puis déposé les armes, — était assez équivoque dans sa teneur pour que Basnage pût vraisemblablement chicaner sur l'interprétation que Bossuet en avait donnée 2. — Dans l'autre article incriminé par Bossuet, le même Synode « admet à la Cène » un abbé, converti depuis six ans au Protestantisme, ardent ennemi, destructeur décidé, dans le monastère qu'il dirigeait, des « idolâtries papistiques, » et qui, lui aussi, avait « porté les armes pour maintenir l'Evangile3. » Cet article-là, Basnage, répondant à Bossuet, ne l'avait point contesté. Mais était-ce, comme le prétend ce dernier dans la Défense, parce que cette seconde décision « ne souffre point de répartie ? » Nullement, car Basnage pouvait encore y voir la preuve que le fait d'avoir trempé dans les violences civiles était, aux yeux des protestants d'alors, un motif de se demander si, après avoir agi de la sorte et malgré des preuves éclatantes d'attachement à la foi nouvelle, on avait la conscience assez pure pour se présenter

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