DES ORIGINES THÉOLOGIQUES DE « L'HISTOIRE DES VARIATIONS
I. L'origine de I'Histoiredes Variations d'après l'abbé Le Dieu et les éditeurs de cet ouvrage de Bossuet au dix-huitième siècle. Rapport de ] 'Histoire des \ ariations avec la Controverse générale au dix-septième siècle (p. 1-4).
II. Histoire sommaire et. caractères dominants de la Controverse entre les Protestants et Catholiques dans la fin du seizième siècle et la première moitié du dix-septième siècle : dernières années du seizième siècle (p. 4-7) ; — commencement du dix-septième (p. 7-8); — Richelieu (p. 9-10) ; - essai d'évolution de la controverse catholique avec Véron et La Milletière (p. 10-13).
— Accalmie de la dispute religieuse, et causes de cette accalmie (p. 13-19).
— Reprise simultanée, vers 1665, des mesures de rigueur du gouvernement contre le Protestantisme, et de la polémique des théologiens (p. 19-23).
III. Evolution de la Controverse à cette date : 1» les sujets qu'on discute se réduisent à un plus petit nombre ; 2° la méthode se modifie, et, de purement théologique, devient plutôt historique (p. 24). — Causes de cette évolution dans les deux camps :
1° Pourquoi le nombre des sujets discutés diminue : querelles sur la Grâce dans l'intérieur des deux Eglises (p. 24-26) ; - projets de Réunion du Calvinisme et du Luthéranisme (p. 26-28);. — Jansénisme (p. 29-30). — Symptômes de rapprochement entre le Protestantisme et le Catholicisme (p. 30-32
— Questions qui subsistent : en particulier, celle de l'Église. La tendance autoritaire dans la Réforme depuis les origines jusqu'au milieu du dix-septième siècle (p. 33-44).
2° Pourquoi la méthode se modifie : chez les Protestants, influence de cette tendance autoritaire; inconvénients pratiques du Libre examen individuel et du recours à l'Écriture (p. 44-46); chez les Catholiques comme chez les Protestants, crainte du Sociniauisme (p. 46-47) et de l'Exégèse biblique (p. 47-49).
— Le respect de 1' « antiquité » reparaît dans le Protestantisme (p. 50-54) • Aubertin, Blondel, Daillé. La perpétuité de doctrine et de foi, signe de vérité ; la variation, signe d'erreur : réponse au Scepticisme philosophique qui inquiète les deux partis (p. 55-58). — Le principe fondamental de I'Histoirh des Variations et un mot du protestant Paillé (p. 59,.
IV. Prouves de cette évolution par la bibliographie de la Controverse catholique et protestante en France de 1660 à 1690 environ : — ouvrages catholiques : la Perpétuité de la Foi touchant l'Eucharistie , de Nicole ; Pellisson, Maimbourg (p. 59-64); — auteurs protestants : Ferry, Le Blanc de Beaulieu, Claude, Jurieu (p. 64-65) ; — à l'étranger (p. 66). — L'Érudition et la Controverse (p. 66-68).
V. Part prise par Bossuet dans la Controverse contre le Protestantisme (p. 68-70); — Bossuet et Paul Ferry (p. 70-71); — les conversions (p. 71- 72); — relations de Bossuet avec Louis XIV fp. 72-73), — et surtout avec les Jansénistes (p. 73-76).
VI. Comment les ouvrages de Controverse de Bossuet sont des applications de la nouvelle méthode de la Controverse : ['Exposition (p. 76-78) ; — la Conférence avec Claude (p. 78-80) ; — le Traité louchant la Communion sous les deux Espèces (p. 80-81)-.
VII. Même démonstration pour Z'Histok<e des Variations des Églises protestantes. — Comment elle témoigne du désir de simplifier les Controverses (p. 81-83). — Comment elle tient aux discussions sur l'autorité de l'Église (p. 83-84). — Comment elle se rattache surtout à la Perpétuité janséniste (p. 84-86), aux Préjugés légitimes (p. 86-88), et aux Prétendus réformés convaincus de schisme (p. 89-91) de Nicole. — Place de ^'Histoire des Variations dans la Controverse du dix-septième siècle (p. 91-93).
DE L'iNFLUE.NCE DE i/ÉRUDlTION CONTEMPORAINE SUR BOSSUET ET DES PREMIERS OUVRAGES D'HISTOIRE Qu'il, COMPOSA
I. Bossuet était-il préparé à étudier et à écrire scientifiquement l'histoire? p. 94-95).
II. L'Enseignement ecclésiastique vers le milieu du dix-septième siècle. L'Érudition et le clergé catholique (p. 95-97). — Développement, dans l'Ecole, de la « théologie positive » (p. 98-99). — Preuves de la faveur qui s'y attache (p. 99-100). — Premier séjour de Bossuet à Paris : Jean de Lauïioy (p. 100-102).
III. Après es années de Metz , retour de Bossuet à Paris. Ses relations dans la « république des lettres » (p. 102-104); — la science forcée de Port-Royal : la Perpétuité de Nicole (p. 104-108). — Bossuet précepteur du Dauphin : le goût de l'érudition dans la société polie (p. 108-110). — Vie et relations de Bossuet à la Cour : 1' « Académie Lamoignon », le « petit Concile », les amis et correspondants de l'abbé Nicaise, les collaborateurs aux « Classiques du Dauphin », Tillemont, les Bénédictins, etc. (p. 111-118). — Influence que ce milieu dut exercer sur Bossuet (p. 118-120).
IV. Ouvrages d'histoire composés par Bossuet avant les Variations, L'Histoire de France du Dauphin : recours aux sources originales (p. 121- 127); — le Discours sur l'Histoire universelle : erreurs et lacunes (p. 127- 128); — mérites de méthode : le déterminisme et l'observation des « causes secondes » (p. 128-134); — le Traité de la Communion sous les deux Espèces, vivement attaqué par les savants protestants (p. 134-135); — Défense de cet ouvrage; Bossuet s'initie aux procédés de la critique historique ; ses découvertes et ses surprises (p. 136-143). — Conclusion suv ces trois ouvrages (p. 143-144).
TABLE DKS MATIÈRES. 597
V. Date de la composition de /'Histoire des Variations. Vie et ouvrages de Bossuet de 1679 à 1688 (p. 144-148). — A-t-il eu des collaborateurs? (p. 148-150). — La bibliothèque de Bossuet (p. 150-151). — Les matériaux manuscrits qui subsistent de Î'Histoire des Variations (p. 151-153). — Bossuet paraît avoir travaillé seul, même à la recherche des faits (p. 153- 154).
De la composition de l'Histoire des Variations : les sources, la méthode, l'originalité de quelques vues historiques.
DES SOURCES DE l' <( HISTOIRE DES VARIATIONS » ET DE LA MÉTHODE DE BOSSUET DANS LA CRITIQUE ET L'INTERPRÉTATION DES TEXTES
I. Matières d'histoire proprement dite contenues dans I'Histoire des Variations (p. 155-157).
II. Les informations de Bossuet sont-elles complètes? Bossuet cite ses sources (p. 157-158). — Elles peuvent sembler, sur de certains points, peu nombreuses (p. 158-159). — Causes diverses de cette petite quantité de documents : 1° l'ignorance, où il est, des langues étrangères (p. 159-160); — 2° ses informations antérieures (p. 160-162) ; — 3° son opinion arrêtée sur le genre de documents qu'il lui est permis de consulter (p. 163). — Double principe qu'il suit dans l'élimination des documents qu'il rejette : premièrement, il se retranche autant que possible les ouvrages de seconde main (p. 163-164) ; — secondement, il s'interdit tous les auteurs suspects, soit au point de vue religieux (omissions d'un certain nombre de documents, même originaux, sur Luther, sur les Guerres de religion de France (p. 164-175), — soit aupoint de vue scientifique (Mézeray, Davila,p. 175-177). — Preuves de l'application de ce double principe d'exclusion en ce qui concerne les auteurs de l'histoire d'Angleterre (p. 179-180). — Quelques-unes de ses omissions sont pourlaut inexplicables (p. 180-183).
III. Les informations de Bossuet sont-elles bien choisies? Application positive de la double maxime de Bossuet : 1° il s'attache le plus possible aux documents originaux (p. 183-184); — il recherche parfois les documents inédits (p. 184-189); — 2° parmi les auteurs de seconde main, ceux qu'il suit sont d'ordinaire irréprochables (p. 190-192). — Pourquoi il en consulte d'autres moins sûrs en apparence : Hospinien, La Popelinière, Érasme; de la crédibilité d'Érasme sur le compte de Luther et du Luthéranisme (p. 192-203).
IV. L'usage qu'il fait des documents est-il correct et judicieux ? (p. 203- 204). — Sa critique des textes : il examine l'authenticité de certains documents (anciens livres Vaudois, p. 204-208). — Dans l'emploi des auteurs de seconde main, il se reporte au texte original (p. 208-209). — Il note les dates (p. 209-210). — Distinctions établies par lui dans la valeur des auLeurs qu'il adopte (p. 211-214), dans la valeur des divers écrits qu'il consulte d'un même auteur (p. 215-217). Indépendance de ses jugements (p. 217-220). — Il confère sur un même fait plusieurs témoignages divers (p. 220-222). — Renseignements différents qu'il demande à différents auteurs (p. 222-224). — Patience et pénétration dans l'analyse et l'interprétation des textes. Exemple : lé discussion de la responsabilité des chefs protestants, et, en particulier, de celle de Coliguy, dans l'assassinat du duc François de Guise 'p. 224-230).