‹ Bossuet, historien du protestantismeChapitre 326 sur 327 · DE L'ORIGINALITÉ DE QUELQUES VUES HISTORIQUES DE BOSSUET · texte numérisé non relu

DE L'ORIGINALITÉ DE QUELQUES VUES HISTORIQUES DE BOSSUET

I. Nouveauté, pour le temps, rie quelques-unes des théories de Bossuet : de celles, par exemple, sur les Vaudois, sur les guerres de religion de France et sur Mélanchthon (p. 231-232).

II. Question de l'origine et des croyances des Vaudois : tradition presque unanime des historiens du quinzième, du seizième et du dix-septième siècles, protestants et catholiques, sur l'antiquité reculée des Vaudois et sur leur conformité avec le Protestantisme (p 232-239). — Opinion de Bossuet lui-même avant I'Histoire des Variations (p. 239-240). — Sa théorie sur les Vaudois (p. 240-243). — Originalité de cette théorie reconnue et blâmée par ses contradicteurs (p. 243-245). — Opinion, conforme à celle de Bossuet, des érudits modernes : les Vaudois « révoltés orthodoxes » (p. 246-252).

III. Question des guerres civiles en France au seizième siècle. Assertions de Bossuet sur le caractère religieux de la conjuration d'Amboise (p. 252- 253) et de la première guerre civile (p. 254-257). — Tradition antérieure des historiens sur le sens de ces troubles. Deux appréciations : les uns n'y avaient vu que des événements purement politiques; les autres que des faits très complexes et sans caractère défini : — d'abord au seizième siècle (écrits contemporains, p. 258-260; Bégnier de La Planche, p. 260-261; historiens catholiques, p. 261-262; Belleforest, p. 262-263; La Popelinière, p. 263- 264; Théodore de Bèze, p. 265-266 ; de Thou, p. 266-268); — puis au dix-septième siècle (Mézeray, p. 269; Davila, p. 270-271). — Un très petit nombre d'écrivains sans autorité avaient soutenu (p. 271-274) la thèse que Bossuet a, le premier, développée avec précision (p. 274-276).

IV. Mélanchthon oublié dans l'histoire avant Bossuet (p. 276-282). — Soin avec lequel Bossuet l'étudié (p. 282-284); raisons pourquoi : Bossuet aime-t-il Mélanchthon? (p. 284-287). — Analyse impartiale du caractère intellectuel et moral de ce réformateur humaniste, qu'il ressuscite (p. 288-293).

Du succès de l'Histoire des Variations.

Des réfutations qu'elle provoqua. Des résultats qu'elle produisit.

CHAPITBE PREMIER

DU SUCCÈS DE l' « HISTOIRE DES VARIATIONS »

I. De la considération de Bossuet, en 1688, dans la société laïque et dans l'Église (p. 295). — Son influence religieuse. L'Exposition. Défaveur des théologiens de Port-Royal : Bossuet successeur de Nicole et d'Aroauld (p. 296- 299). — Conduite de Bossuet à l'égard des Protestants, comme controversiste (p. 299-300), et comme évêque , avant et après la Révocation de PÉdit de Nantes (p. 300-306). — Chances qu'il avait d'être mieux écouté qu'un autre par les Réformés (p. 307).

II. L'Histoire des Variations attendue à l'avance (p. 308-310). — Accueil qu'elle reçoit des gazettes savantes (p. 310-312).

III. Réfutations qu'elle provoque : Jurieu (p. 312-314), — Jacques Basnage (p. 314-315), — Pierre Allix (p. 315-316). — Autres critiques calvi-

nistes : Le "Vassor, Lenfant, Beausobre, Aymou, J. B. Renoult (p. 316-317);

— Gilbert Buroet (p. 317-319); — Jean Alphonse Turrellin p. 319-320; ;

— Guy Louis de Seckeadorf (p. 320-321), Christophe Mathieu Pfaff (p. 321) ;

— Jean Heuri May, Jean Brunsmann, Daniel Severin Schulz (p. 321-322). — La méthode de « récrimination » (p. 322-323). — La méthode de discussion historique (p. 323).

IV. Témoignage rendu, pur les critiques mêmes de Bossue t, au succès de sou livre (p. 324-326). — Impression profonde et durable produite par I'Histoire des Variations sur les Protestants (p. 326-328). — Note bibliographique sur les éditions ou réimpressions et traductions en diverses langues, de I'Histoire des Variations ip. 328-330 .

DES CRTriQUES GÉNÉRALES ADRESSÉES A I.' d HISTOIRE DES VARIATIONS »

I. Reproches d'un caractère général adressés à I'Histoire des Variations par les critiques de Bossuet. Le reproche de déclamation (p. 331-332). — L'éloquence dans I'Histoire des Variations (p. 332-335) ; — l'ironie et l'esprit (p. 335-339). — Conclusion sur ce point (p. 339-340).

II. Le reproche de digression (p. 340-341). Objections nombreuses. — Quels sujets Bossuet pouvait légitimement comprendre dans son plan (p. 341-344).

III. De l'utilité de Y étude que fait Bossuet dans l'onzième livre des hérétiques antérieurs à la Réforme (Albigeois, Vaudois, WicléStes, IIussit.es, Frères de Bohème) (p. 345). — Les Protestants, sinon au début de la Réforraation (p. 346), du moins au dix-septième siècle (p. 347-350), tenaient à voir dans ces hérétiques leurs précurseurs et leurs ancêtres ; leur désir unanime de vieillir la Réforme : raison qui engage Bossuet à faire entrer cette étude dans son plan et qui le lui permet (p. 351-353).

IV. Son insistance sur les Guerres civiles de France au seizième siècle (p. 353-355) s'explique par des motifs analogues. — La Controverse au dixseptième siècle roule souvent, depuis 1665, sur les guerres causées par la Réforme : accusations catholiques (p. 355-360), nombreuses apologies protestestantes (p. 361-368), relatives surtout à la première prise d'armes et à la Conjuration d'Amboise, matières dont Bossuet s'occupe spécialement (p. 388).

— Talent des polémistes qui avaient soutenu la cause protestante sur ce point, p. 369-370), entre autres Jurieu (p. 370-371) et Bayle (p. 371-372). —

Insuffisance et médiocrité des controversistes catholiques (p. 372-375). — Double raison qu'avait Bossuet de traiter à nouveau ce sujet (p. 376). — Influence des préoccupations contemporaines sur la composition de I'Histoire des Variations (p. 377-378).

DES CRITIQUES PARTICULIÈRES ADRESSÉES A I.' » HISTOIRE DES VARIATIONS »

I. Critiques de fond et de fait adressées à Bossuet par ses critiques. Grand nombre et minutie de leurs observations (p. 379).

II. Reproches relatifs aux assertions de Bossuet sur la croyance dualiste des Albigeois. Difficultés et importance de cette matière : vivacité des critiques sur ce point (p. 380-381).

Lacunes que les contradicteurs de Bossuet, Basûage et Allix relèvent, parmi ses sources (p. 381-383) ; mauvais choix, suivant eux, des autorités choisies par lui (p. 383-384). — Examen et réfutation de la première de ces objections (p. 384-389). — Examen et réfutation de la seconde (p. 390-392). Conclusion sur les informations de Bossuet (p. 392)

Beproches adressés à Bossuet par ses critiques sur le sens qu'il donne aux textes et sur les conclusions qu'il en tire (p. 392-393). — Les Albigeois étaient-ils dualistes? Erreurs (p. 393-396) et mauvaise foi (p. 396-398) de Bossuet, selon ses adversaires. — Examen de ces objections : 1° Pourquoi les auteurs dont Bossuet se sert n'attribuent pas toujours aux Albigeois les dogmes fondamentaux du Manichéisme (p. 399) ; le caractère mystérieux de la doctrine cathare (p. 400-405) explique certaines interprétations de textes par Bossuet;

— 2° les croyances que les auteurs de Bossuet attribuent aux hérétiques de Gascogne et de Languedoc impliquent-elles un fondement « dualiste » ? (p. 405-409) ;

— En quel sens et avec quelles restrictions Bossuet qualifie les Albigeois de «Manichéens» (p. 409-410^ ; — justesse de ses conjectures (p. 411); — 3° les « nouveaux manichéens » dont parlent les auteurs de Bossuet furent-ils les Albigeois que les protestants défendent? (p. 411-413) ; — hypothèse des contradicteurs de Bossuet (p. 413-415) ; hypothèse de Bossuet (p. 415-418)

confirmée d'une façon générale par les recherches de l'Érudition dès la fin du dix-septième siècle jusqu'au dix-neuvième (p. 418-419). III. Reproches adressés à Bossuet touchant son histoire de Luther (p. 419).

— Difficultés d'une étude sur Luther pour un Français catholique du dix-septième siècle (p. 419-422).

Critiques adressées à Bossuet sur les sources et sur l'exactitude matérielle de quelques faits (p. 423-428).

Critiques adressées à Bossuet sur quelques-uns de ses jugements (p. 429).

— 1° La bigamie du Landgrave de Hesse : comment et pourquoi Bossuet y insiste (p. 429-432). — Luther et la politique (p. 432-436). Le Landgrave et ses casuistes (p. 436-441). — Conclusion sur ce point (p. 441-442). — 2° La prétendue « conférence de Luther avec le diable » (p. 442-443) : comment et pourquoi Bossuet en parle (p. 443-444); — Luther et la hantise diabolique (p. 445-447). Conclusion sur ce point (p. 447). — 3° Le portrait moral de Luther; place qu'il tient dans I'Histoire des Variations (p. 447-448);

— les « emportements », la « tyrannie » et I' « orgueil » chez le réformateur allemand (p. 448-453). — Aveux et objection des critiques de Bossuet (p. 453-455). — Bossuet pouvait-il insister sur ces défauts de Luther? De l'influence du tempérament sur Luther et de la place de la psychologie morale dans l'histoire (p. 455-459). — Bossuet fait ressortir les qualités estimables d'esprit et de cœur de Luther (p. 459-462); — même celles qui pourraient lui sembler incompatibles avec les défauts du Réformateur (p. 462-464). — L'impartialité de Bossuet et ses limites (p. 465-466). — Ce que Bossuet ne peut comprendre chez Luther : l'instabilité avouée dans la doctrine (p. 466-469), — la trivialité dans les manières (p. 469-473).— Conclusion générale sur le portrait de Luther (p. 473-474).

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