Hist. de l'Edit de Xantes. IV, p
intransigeante des combattants de là première heure, telle fut, nous l'avons constaté, la tendance qui, déjà visible dans les ouvrages de Véron et de Camus ', s'affirma bien plus décidément dans la fin du dix-septième siècle. Mais jamais cette volonté de simplifier la dispute ne se montra plus franchement et ne s'avança plus loin que dans ['Exposition de Bossuet2. Jamais on ne s'était aussi rigoureusement astreint à ne traiter que les seules matières qui avaient été, autrefois, de réelles causes de rupture, les seuls points capitaux auxquels les esprits modérés s'arrêtaient encore aujourd'hui. Et sur ces causes originelles du schisme, sur ces obstacles présents à la conciliation, la foi de l'Eglise catholique, exposée avec une simplicité concise et claire, visiblement ennemie de l'équivoque, était présentée avec un tel art aux protestants déconcertés3 qu'il semblait en vérité qu'on ne se iïit séparé que pour des vétilles et qu'on ne continuât à se battre que pour des chimères. Leurs contradictions dans la réplique prouvent leur surprise et le grand effet produit sur eux. Tantôt ils avouent qu'après un pareil livre il ne reste plus aux « huguenots sincères » qu'à chercher si l'auteur a véritablement exposé « la créance de son Eglise', » et ils croient pouvoir défier Bossuet d'obtenir