P. II, ch. xxxv
« les soins de mes amis ou par les miens, et la bonne foi « m'oblige à le reconnaître1. »
On voit déjà l'heureux effet des critiques rigoureuses dont son Traité des Deux Espèces avait été l'objet. Ses adversaires lui ont contesté ses exemples ; ils l'ont chicané sur les textes même qu'il avait crus les plus probants ; ils l'ont accusé d'en avoir dénaturé le sens, ou, sinon le sens, l'intention : il se voit mis en demeure, pour satisfaire à cette persécution savante, de « repasser avec un nouveau soin 2 » sur tous les faits qu'il avait avancés sans en établir irréfutablement la valeur. Il s'agit à présent pour lui de peser mot par mot chacun de ses textes 3. Pour prouver l'interprétation qu'il avait donnée d'un passage obscur d'un ancien concile 4, il recherche les variantes, il en rend compte, il explique la présence ou l'absence, devant un ablatif équivoque, des prépositions in et sub 5. Larroque lui dispute une phrase de la vie de saint Ambroise, qu'il avait citée d'après le luthérien Calixte6 : Bossuet se reporte au texte même, et non plus seulement à l'imprimé ; il fait collationner par Mabillon les manuscrits; et il en est récompensé en trouvant, dans le récit de la communion du saint, un esca et un glutivit , d'où il appert qu' Ambroise communia sous l'espèce du pain seulement7.
Voilà certes un emploi nouveau et des contraintes étranges pour un prédicateur qui, d'ordinaire, ne voit que de loin et de haut les idées et les choses; pour un théologien accoutumé aux interprétations larges , aux