‹ Bossuet, historien du protestantismeChapitre 72 sur 327 · Part. II, ch. in et iv · texte numérisé non relu

Part. II, ch. in et iv

7. Trad. déf., part. H, ch. xvi; cf. Traité des deux Espèces, part. I, ch. u.

licences d'exégèse qu'autorise le « sens figuré ». Et cependant, à la différence des écrivains de Port-Royal, que nous avons vus rechigner parfois contre cette corvée insolite et pénible, Bossuet prend vaillamment son parti d'être forcé de devenir, comme il dit lui-même, si « vétillard » \ Il se met sans dédain, sans protestation, à cette besogne modeste. Il se convainc de la nécessité de ces précautions de forme , qui assurent la sincérité de la recherche et, seules, peuvent donner chance à une discussion d'avancer ; il reconnaît que , pour ne pas risquer d'affaiblir, même involontairement, les objections des adversaires, il est bon de toujours citer, dans leur intégrité 2, les textes controversés et d'en convenir tout d'abord, comme on convient des définitions en logique ; il s'assure qu'il est indispensable de ne pas citer pêle-mêle les textes, sans distinction de temps ; il s'exerce à déterminer par conjecture les dates des documents, en les rapprochant pour les idées, pour le ton, pour le style, d'autres documents datés et de faits connus 3. Il s'apprend enfin de bon cœur à manier régulièrement les procédés de l'exactitude rigoureuse, littérale, terre à terre, « à la bénédictine », car il en aperçoit la vertu.

Mais il y a plus : ces soins méticuleux, qu'il affronte par devoir, le séduisent. Il y prend goût, il y met son honneur. « Il m'importe », dit-il, « que le lecteur

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