‹ Bossuet, historien du protestantismeChapitre 98 sur 327 · Cf. Hist. des Var., 1. VII, nos n, îx, xvi · texte numérisé non relu

Cf. Hist. des Var., 1. VII, nos n, îx, xvi

Est-ce à dire que l'on paisse ainsi rendre raison de toutes les omissions qui se remarquent dans les sources de Y Histoire des Variations? De tous les documents laissés de côté par Bossuet, n'en est-il aucun dont l'absence ne s'explique par une intention certaine ou probable ? Non sans doute, et même en ce qui concerne les matières théologiques, Bossuet n'ignore pas qu'il a pu lui échapper des renseignements utiles. Il ne se vante pas d'avoir vu et étudié toutes les Confessions de foi des diverses sectes protestantes : il en sait, nous dit-il, « qu'il n'a pas pu trouver1. » A plus forte raison, dans ses informations sur les parties de pure histoire, est-il possible de signaler quelques lacunes qui ne sauraient être attribuées à un dessein formé.

Pourquoi, touchant les discordes intérieures de la France à la fin du seizième siècle, Bossuet ne se sert-il ni de Régnier de la Planche, « ce pamphlétaire éloquent, qui fut un historien exact 2 », ni de 1' « honnête, judicieux et impartial3 » président de la Place? Tous deux, intimement mêlés à la politique sous François II et Charles IX. étaient, de plus, protestants l'un et l'autre4. — Il n'y en a d'autre raison que la mésestime oublieuse où ces deux auteurs étaient tombés, au milieu du dix-septième siècle5,

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