CHAPITRE VII
Les mots ont une vie morale qui varie sans cesse. Tous altèrent plus ou moins leur sens primitif, mais certains passent par d'étranges alternatives de splendeur et de déchéance. Personne, au dix-septième siècle, aurait-il pensé qu'un jour viendrait où cette épithète de gallican, alors glorieuse, paraîtrait singulièrement malsonnante, deux cents ans plus tard, aux oreilles catholiques? C'est pourtant ce qui est arrivé. Nous n'avons pas à raconter cette histoire, le beau duel entre le génie du gallicanisme, Bossuet, et les deux autres génies qui n'étaient pas indignes d'un tel adversaire, Joseph de Maistre et Lamennais. Aussi bien la défaite du gallicanisme avait-elle été préparée dès avant le livre du Pape et la campagne ultramontaine de Lamennais. L'Église gallicane était trop intimement liée à la monarchie pour survivre longtemps à la chute de l'ancien régime. Bonaparte lui donna le coup de mort lorsqu'il obligea le pape à imposer à l'épiscopat français une démission collective. Etrange illogisme du premier Consul, de Portalis et des autres, éternelle ignorance des choses de l'Église chez les représentants du pouvoir ! Ils avouent par leurs propres démarches auprès du pontife romain que celui-ci a le droit de congédier, d'un coup, sans appel, plus de cent évêques français, et à ce pouvoir, ainsi consacré par eux-mêmes, ils s'imaginent qu'ils vont opposer une digue infranchissable en maintenant de force, par un décret ridicule, l'enseignement des quatre articles dans les séminaires ! L'évolution de la pensée chrétienne acheva de réduire à néant les fameuses libertés de l'Église gallicane
ainsi ébranlées par les successeurs de Louis XIV. Le concile du Vatican a scellé leur tombe. Bossuet, qui n'avait pas l'esprit schismatique, se serait très certainement incliné devant les décrets de ce concile. Néanmoins, sur l'un des points, et non sur le moins important de sa construction dogmatique, il reste pour les catholiques un maître d'erreur.
H y avait de son temps deux gallicanismes, le gallicanisme civique, si l'on peut ainsi dire, et le gallicanisme d'Église. Le premier refusait au pape toute ingérence sur les affaires de l'État, le second subordonnait les décisions 'pontificales à l'acceptation des évêques. Le premier est très net. Chacun chez soi. Le second, passablement équivoque. Après lui avoir consacré un énorme livre, Bossuet n'est pas arrivé à le définir d'une manière satisfaisante. Du reste, dans l'application, les deux se rencontrent fatalement. Un même esprit d'indépendance vis-à-vis de Rome les anime, mais cette indépendance présente, chez les évêques, un je ne sais quoi de contraint. Us donnent d'une main ce qu'ils retirent de l'autre. Ils reconnaissent au pape une primauté d'honneur et quelque chose de plus, mais, sur chacun des actes pontificaux qui intéressent l'Église de France, ils se réservent un droit de veto. Sous l'ancien régime, une bulle n'a de force chez nous qu'enregistrée par le Parlement et qu'approuvée, ou, si l'on aime mieux, reçue par l'épiscopat. Les neuf dixièmes de l'histoire religieuse du dix-septième siècle roulent autour de ce double contrôle. Le droit canonique et le droit civil se heurtent et s'enchevêtrent. C'est un maquis inextricable. Si le pape est mécontent du roi, il refuse de pourvoir aux sièges vacants; si le roi boude le pape, décrets et bulles de Rome font une quarantaine indéfinie à la frontière. Les formalités se compliquent ou soudain s'éclaircissent selon les conditions du moment. Bien en cour auprès de Louis XIV et moins ultramontain qu'il ne l'était, Fénelon aurait pu sans peine esquiver la condamnation de son livre, le bref d'Innocent XII contrariant de façon formelle les usages de l'Église gallicane. Tout le monde le
savait bien en France, mais la condamnation agréait au roi et, d'un commun accord, on ferma les yeux sur le cas de nullité.
Pour comble de confusion, il se trouve que bien des fois la distinction entre le gallicanisme civique et le gallicanisme épiscopal tend à s'effacer. L'évêque est sujet du roi, qui tient lui aussi la place de Dieu. Bon gré, mal gré, l'assemblée du clergé reçoit les ordres de la couronne. Dira-t-elle non si le roi dit oui? Situation fausse et qui devait tôt ou tard conduire soit au schisme, soit à la pleine indépendance de l'Église. L'absolutisme n'a pas de pire ennemi que lui-même. Louis XIV n'a peut-être pas moins travaillé que Bonaparte au triomphe des idées ultramontaines. Sans le savoir et sans le vouloir, un des plus- grands évêques de ce temps-là, Nicolas Pavillon, lorsqu'il a tenu tête aux prétentions royales, a préparé les décisions du concile du Vatican.
Ces préliminaires ne sont pas inutiles à qui veut s'expliquer l'attitude incertaine que Bossuet a tâché de garder entre le pape et le roi, pendant toute sa vie épiscopale. Il y a peut-être plus de ménagement politique que de conviction intellectuelle dans le gallicanisme de tel de ses livres. Sans admettre l'infaillibilité pontificale, il penchait du côté de Rome plus qu'on ne le croit d'ordinaire, mais il avait en même temps le cœur et l'esprit ébloui par la majesté de Louis XIV. J'emploie le mot, parce qu'il me paraît le plus juste, mais cet éblouissement ni ne me scandalise, ni ne m'amuse. H faut avoir été élevé dans une des dernières familles véritablement légitimistes, avoir grandi sous les images inséparables de Pie IX et du comte de Chambord, pour réaliser l'état d'esprit, catholique et monarchiste, d'un Bossuet. L'Église et la royauté sont les deux pôles de sa pensée, et dans les belles synthèses où excelle son génie simplificateur, ces deux pôles ne font qu'un. Il ne sert pas deux maîtres en servant le pape et le roi, Dieu qui réside en l'un comme en l'autre ne pouvant se contredire au point de permettre un conflit irréductible entre ces deux puissances également sacrées.
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L'antinomie n'est donc qu'apparente et se résoudra d'ellemême avec le temps. On tient les deux bouts de la chaîne. A quoi bon tâcher de voir et de toucher les anneaux intermédiaires? Si quelque difficulté se présente dans la pratique, tâchons de l'étouffer sans éclat et disons des paroles de paix soit à l'un, soit à l'autre des deux partis.
C'était du reste sur ce pied que, de part et d'autre, on tâchait de vivre en temps ordinaire, chacun des deux pouvoirs se contentant d'empêcher par quelques rappels plus* éclatants que précis la prescription de ce qu'ils croyaient être leur droit et se prêtant, dans la pratique, à une foule de compromis. Malheureusement, les rapports n'avaient presque pas cessé de se tendre, depuis 1661, entre Rome et la cour de France. Celle-ci avait revendiqué à plusieurs reprises, et avec une insistance croissante, le fameux droit de régale, c'est-à-dire le droit du roi sur les revenus des sièges épiscopaux vacants et sur la nomination aux bénéfices qui dépendaient de ces sièges. Notre ambassadeur avait eu ordre d'aller jusqu'à une menace de rupture. Enfin, en 1681, Innocent XI ayant excommunié des vicaires généraux nommés par le roi pour administrer deux sièges vacants, une assemblée générale du clergé de France fut convoquée pour statuer sur la querelle. « On veut que j'en sois, » écrivait Bossu et à son ami Rancé ; « on » c'était le roi qui, autant qu'il put, avait composé l'assemblée d'évêques sur lesquels il savait pouvoir compter. Bossuet en fut donc et, pour comble d'embarras, il eut à faire le discours d'ouverture de cette assemblée.
Sur le point précis qui faisait le fond du débat, à savoir sur le droit de régale, Bossuet, comme d'ailleurs la plupart des évêques, était du même avis que le pape. Son discours nu mit donc pu être un acte d'indépendance, de pleine Sincérité et de courage. Ce n'est qu'un discours, très beau, certes, — il l'avait assez travaillé, — trop beau peut-être, un tour de force, ainsi que l'a dit fort justement Joseph Hé Maistre (1).
(1) Brunetière, qui était la loyauté même, n'a pu s'empêcher d'écri ro
Ce tour de force consiste à proclamer avec une intrépide vigueur des vérités que personne ne met en doute et à esquiver la difficulté véritable. Plus le discours paraît admirable, pathétique même à plusieurs moments, et plus il nous gêne. H est pénible de penser que Bossuet s'est pris lui-même à la somptuosité verbale et à la chaleur inquiétante de ses propres paroles. Il y a là un mélange déconcertant de candeur et d'habileté. « En un mot, j'ai parlé net, dira-t-il le lendemain, car il le faut partout et surtout dans la chaire. » Qu'il le dise, passe encore, mais il le croit. Il dit encore qu'il aurait prêché exactement le même sermon devant le pape. H le croit sans doute aussi. On aimerait mieux qu'il ne l'ait pas cru. "Mais, affirme-t-on dans presque tous les livres, même sérieux, son zèle l'excuse. La France cornait au schisme. Coûte que coûte, il a voulu la sauver. Des mots encore. Une rupture diplomatique avec le Saint-Siège n'était pas un schisme, pas plus que la France catholique de 1681 n'était l'Angleterre de Henri VIII. Kogner le plus possible sur les droits du pape, tout en restant dans la communion de la « sainte Église romaine, mère des églises et mère de tous les fidèles » ; affirmer, étendre plus encore que par le passé l'indépendance du pouvoir civil, et pour en venir à ce résultat, intimider la cour de Rome par une manifestation menaçante, voilà ce qu'on voulait fane, ou, pour mieux dire, voilà ni plus ni moins ce que voulait le vrai et seul maître de l'assemblée de 1681, Louis XIV. Car enfin, on l'oublie toujours, mais il est de la dernière évidence qu'en cette affaire c'est le roi qui mène tout, et la vaine parade du discours d'ouverture et le travail des commissions. Pour apprécier le discours de Bossuet, il faut s'adresser à Louis XIV. Or, de bonne foi, y a-t-il là une seule ligne qui ait pu effaroucher les susceptibilités du maître? De magnifiques protes-
au sujet de ce discours : « Quiconque sera franc envers soi-même, reconnaîtra qu'il y a de la subtilité dans ce célèbre discours, et sinon de l'artifice, car ii n'y a pas de mot qui convienne moins à Bossuet, du moins de la gène et de la difficulté. » Sermons choisis de Bossuet, p. jG5.
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tations d'attachement à Rome : « Si je t'oublie, Eglise romaine, que ma langue se sèche... », non, cela ne tirait pas à conséquence, prononcé devant une assemblée qui se préparait à humilier le pape. Imagine-t-on que Louis XIV ait attendu de Bossuet une parole de révolte ouverte, une déclaration de schisme? « Je puis dire en général, écrit encore Bossuet, que l'autorité du Saint-Siège parut très grande à tout l'auditoire. » Si cela est, l'auditoire était bien naïf. Je crois plutôt qu'ils admirèrent comme nous ce tour de force, plus que nous, sans doute, car un siècle d'éloquence ministérielle ne les avait pas blasés sur ce genre de plaisir. C'étaient de bons Français de France, des hommes du métier, heureux de voir un de leurs pans se bien tirer d'une situation difficile. Représentez-vous les membres d'un barreau de province entourant un illustre avocat venu de Paris, mis en goût d'ailleurs par une pluie de compliments exprimés en fort beau langage. « Paraissez, maintenant, sainte Église gallicane... » Us ne se lassèrent « point d'entendre le grand mystère qu'une raison nécessaire » obligeait « aujourd'hui » Bossuet de leur « prêcher ». Ils sourirent un peu aux passages délicats, amusés par l'embarras voulu ou par la prestigieuse souplesse des formules. A d'autres endroits, ils éprouvèrent le délicieux frisson que cette parole unique fait aujourd'hui encore passer dans nos veines, puis tremblant « à l'ombre môme de la division », ils allèrent « à la tête de tout le troupeau », « plus humbles et plus soumis que tout le reste », plus soumis, cela va sans dire, à Louis XIV d'abord qu'on venait de leur montrer « invincible [s] envers toute autre puissance et toujours humble [s] devant le Saint-Siège». Ce sont les propres paroles de Bossuet, auxquelles les circonstances donnent leur plein sens. L'enthousiasme fut si grand que, dérogeant à ses habitudes, l'assemblée ordonna l'impression de ee discours. Ce dernier incident est assez clair. De mémoire de député, on n'a jamais vu une majorité bien disciplina voter l'affichage d'un discours d'opposition. Puis or
a de la préface au livre lui-même : du discours, aux
-, et on rédigea les quatre articles.
Colbert exigeait en effet, et, derrière lui, Louis XIV, que l'assemblée arrêtât quelques formules précises que l'on pût opposer une fois pour toutes aux empiétements de Rome. Fixer en vingt lignes les limites des deux puissances, un plus subtil que Bossuet ne l'aurait pu fane, à cette date, sans mécontenter à coup sûr ou l'une ou l'autre des deux ou les deux ensemble. Autant dire que l'assemblée se trouvait mise en demeure de choisir entre le pape et le roi. Son choix était fait d'avance. Grâce à l'habileté conciliante de Bossuet, on adopta la rédaction la moins catégorique, la moins agressive. Le roi se déclara satisfait, le pape reprocha aux évêques de l'avoir trahi, et la lutte dogmatique recommença de plus belle entre les gallicans et les théologiens de l'Europe catholique, dont la grande majorité restait fidèle aux droits du Saint-Siège.
C'est le propre des natures faibles de soutenir avec la dernière énergie une cause qui d'abord ne leur plaisait guère et que la seule contrainte leur imposait. Laissé à lui-même, Bossuet n'aurait jamais prononcé le discours de 1.681, ni rédigé les quatre articles. Il n'approuvait qu'à moitié la doctrine foncière, soit du discours, soit des articles et, du reste, il avait trop de sens pour croire à l'opportunité de semblables manifestations. Mais il est ainsi fait. Une fois en ligne et les premiers coups portés, son imagination s'adapte merveilleusement aux exigences de la bataille. La cause hier douteuse lui paraît certaine et sainte. Il se donne, tête et cœur, à elle avec une impétuosité obstinée. Ceux-là mêmes qui l'ont mis en mouvement s'étonnent de son ardeur inlassable et songent parfois à le retenir. C'est ainsi que dans sa guerre prochaine contre Fénelon, il étonnera, il gênera plus d'une fois Mme de Maintenon, qui n'avait certes pas voulu tant de zèle. C'est ainsi qu'après l'assemblée de 1682, nous le voyons pendant dix ans sur la brèche, s' évertuant à défendre les quatre articles que tout le monde avait oubliés. L'assemblée dissoute, Louis XIY, dans l'orgueil de sa victoire et irrité par les protestations du pape, avait prié Bossuet de répondre aux critiques ultramontains, et Bossuet s'était remis en cam-
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pagne. Aussi bien, c'était son œuvre à lui qu'il voulait venger. H y travailla, avec sa patience de géant, s'efforçant de prouver, sans ombre d'ironie, non seulement que les quatre articles étaient orthodoxes, mais encore qu'ils exaltaient la puissance et les droits de Rome.
« Quand la besogne fut faite, une dernière surprise l'attendait. Tandis qu'à Meaux il travaillait avec une résignation consciencieuse à justifier ce que le roi avait voulu faire contre le pape, le pape, par sa résistance invincible, forçait le roi à capituler. Et en 1693, — après avoir été l'orateur officiel d'une assemblée dont il ne partageait pas l'esprit, le rédacteur obligé d'une déclaration dont il blâmait la tendance, l'avocat requis d'une cause qu'il estimait plutôt mauvaise, — Bossuet dut rédiger, sur l'ordre de Louis XIV vaincu, le projet de rétractation, que signeraient, pour satisfaire le pape, les ecclésiastiques français auxquels il refusait leurs bulles (1). » Pauvre grand homme, tour à tour hésitant et trop intrépide, sa diplomatie ellemême accuse une fois de plus son invincible candeur. Écrite sur l'ordre du roi, la Defensio cleri gallicani fut enfermée à double tour dans les archives de Versailles. Longtemps après la mort de Bossuet et de Louis XIV, le gouvernement français s'opposait encore éncrgiquement à la publication de ce livre dont il existait quelques copies. Il parut enfin dans une édition de contrebande, et pour qu'aucune humiliation ne fût épargnée à cette œuvre, de maladroits apologistes se sont acharnés longtemps à dénoncer un certain nombre d'interpolations hérétiques dans cette Defensio qui est pourtant tout entière de la main de Bossuet (2).
Il n'y a pas lieu, me semble-t-il, de donner ici le texte de cette œuvre longue et difficultueuse dont le sujet est si loin de nous. Aussi bien, la vraie, la meilleure prédication de Bossuet nous est-elle déjà connue. Il n'est
(1) Rebeluau, p. 141.
(2) Cf. Ch. Urbain, Xoles sur Vhisloire de la défense de la déclaration de 1GS2.
BOSSUET ET L'EGLISE GALLICANE 2i>5
tout à fait lui-même que lorsqu'il parle de l'abondance du cœur. En 1681, il ne parle guère — et Dieu sait au prix de quels efforts — que de l'abondance de l'esprit. Mais cela même nous oblige à faire une place dans notre série à cette œuvre unique en son genre. Bossuet habile, subtil, dosant chaque mot, préoccupé de ne rien dire qui puisse déplaire le moins du monde à Louis XIV et heurter trop rudement la conscience catholique, est infiniment curieux à suivre. « Curieux » n'est pas assez dire. Pour nous, latins, rien de plus salutaire que ce spectacle. Voilà donc l'homme en qui s'incarne le génie oratoire de notre race, et le voilà dans une occasion magnifique où lui-même il voudrait se surpasser. H échoue pourtant. Cet échec suffirait à la gloire d'un moindre que lui, mais nous ne reconnaissons pas là notre Bossuet. Il nous intéresse prodigieusement, il n'arrive pas à nous émouvoir, à nous prendre. Pour une fois, notre dompteur a été dompté. A sa prière, à ses gestes qui appelaient l'éloquence, ce n'est pas l'éloquence qui a répondu, mais quelque autre chose que je ne me pardonnerais pas de nommer en parlant de lui. Ainsi, quelle que soit sa maîtrise, un Bossuet n'arrive pas à faire des mots tout ce qu'il lui plaît. Là est l'inestimable leçon qu'il nous donne. De deux façons toutes contraires, et par ses incomparables sermons et par le discours de 1682, il nous a montré que bs grandes œuvres viennent du cœur (1).
(1) H va sans dire que nous n'avions pas à traiter ici des rapports entre l'Église et l'État, des Concordats ou de la loi de séparation. Entre la formule bâtarde que Boss let a défend ;e et la sépara ion absolie des deux pouvoirs, on pet imaginer bien des solutions dont plseurs s nt parfaitement conciliâmes avec la doctrine de l'Église. Bossuet ne nors a apporté aucme limière sur ce problème capital et c'est là précisément la déception que nous laissent soit le discours de 1682 soit la defensio.