En voici un exemple, ibid., p
« Si nous allons encore plus avant dans le dessein de Dieu, noua trouverons quatre communications de sa nature : la première dans la création; la seconde se fait par la grâce; la troisième, de sa gloire; la quatrième, de sa personne. Et si le moins parfait est pour le plus excellent, donc la création regardait la justification, et la justification était pour la communication de la gloire, et la communication de la gloire pour la personnelle....
« Mais il ne faut pas sépaier Jésus-Christ d'avec ses élus; ce sont ses membres, et la glorification n'est que la consommation du corps de Jésus-Christ... Et nous sommes tous bénis en Jésus-Christ, tauq h uni 'm h no. Donc les prédestinés sont ceux qui ont toutes les pensées de Dieu dès 1* Eternité ; ce sont ceux à qui aboutissent tous ses desseins. C'est pourquoi Omnia pr opter electot ; c'est pourquoi encore âilhtcntiïnin Daim omnia roo/nrantnr in honum. Omnia; d'autant que »
On ne parle ainsi, môme à Navarre, qu'à son papier ou à ses condisciples dans la classe, en présence du maître, qui juge si ce résumé de la doctrine est d'une entière exactitude.
toujours la peine de les traduire. En reprenant son travail, il a senti l'excès, simplifié les arguments, fait un choix parmi les textes qu'il avait mis en réserve, traduit ceux qu'il conservait, ou du moins il les explique et les développe sous une forme plus animée. Le théologien est devenu orateur dans l'exhortation par laquelle il termine un développement sur les joies des élus :
A quoi est ce que nous pensons ? Où est cette générosité du christianisme, qui faisait estimer aux premiers fidèles moins que de la fange toute la pompe du monde, existimavi sicut stercora1; qui leur faisait dire avec tant de résolution : Cupio dissolvi et esse cumChristo*, qui, dans un état toujours incertain, dans une vie continuellement traversée, mais dans les tourments les plus cruels et dans la mort même, les tenait immobiles par une ferme espérance, spe t iv ent es »?Mais, hélas ! que je m'abuse de chercher parmi nous la perfection du christianisme! Ce serait beaucoup si nous avions quelque pensée qui fût digne de notre vocation et qui sentît un peu le nouvel homme. Au moins, messieurs, considérons un peu attentivement quelle honte ce nous sera d'avoir été appelés à la même félicité que ces grands hommes qui ont planté l'Église par leur sang, et de l'avoir lâchement perdue dans une profonde paix, au lieu qu'ils l'ont gagnée parmi les combats et malgré la rage des tyrans, des bourreaux et de l'enfer. Heureux celui qui entend ces vérités et qui sait goûter la suavité du Seigneur ! Heureux celui qui marche innocemment dans ses voies, qui