‹ Bossuet orateurChapitre 76 sur 192 · ÉTUDE DES PÈRES. S. AUGUSTIN · texte numérisé non relu

ÉTUDE DES PÈRES. S. AUGUSTIN

nonce àMeaux dans un couvent de femmes, et qu'il ne put achever en une heure et demie, tant il avait de choses à dire et « de l'abondance du cœur » sur un tel sujet *. Mais, à le bien prendre, on trouve à chaque, page, dans les sermons de Bossuet, comme dans ses autres écrits, le panégyrique de saint Augustin.

( )n lit dans la Défense de la tradition et des Saints Pères - (et ce rapprochement, indiqué par Bossuet lui-même, ne devait pas échapper à M. Floquet) une prière que le vénérable Guillaume, abbé de saint Arnould de Metz, faisait le jour de saint Augustin, avant la messe :

Je vous prie, Seigneur, de me donner, par les intercessions et les mérites de ce saint, ce que je ne pourrais obtenir par les miens : qui est que, sur la divinité et l'humanité de Jésus-Christ, je pense ce qu'il a pensé, je sache ce qu'il a su, j'entende ce qu'il a entendu, je croie ce cju'il a cru, j'aime ce qu'il a aimé, je prêche ce qu'il a prêché,

Telle semblait être, aux mêmes lieux, six siècles a | nés le saint abbé Guillaume, la prière du jeune chanoine de la cathédrale de Metz.

Voici un témoignage tiré du premier sermon qu'il ail prêché devant le maréchal de Schomber- »•! Mai ie de Iïautefort. Il venait d'émettre une proposition qui pouvait paraître un peu extraordinaire,

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