ÉTUDE DES PÈRES. S. AUGUSTIN
nonce àMeaux dans un couvent de femmes, et qu'il ne put achever en une heure et demie, tant il avait de choses à dire et « de l'abondance du cœur » sur un tel sujet *. Mais, à le bien prendre, on trouve à chaque, page, dans les sermons de Bossuet, comme dans ses autres écrits, le panégyrique de saint Augustin.
( )n lit dans la Défense de la tradition et des Saints Pères - (et ce rapprochement, indiqué par Bossuet lui-même, ne devait pas échapper à M. Floquet) une prière que le vénérable Guillaume, abbé de saint Arnould de Metz, faisait le jour de saint Augustin, avant la messe :
Je vous prie, Seigneur, de me donner, par les intercessions et les mérites de ce saint, ce que je ne pourrais obtenir par les miens : qui est que, sur la divinité et l'humanité de Jésus-Christ, je pense ce qu'il a pensé, je sache ce qu'il a su, j'entende ce qu'il a entendu, je croie ce cju'il a cru, j'aime ce qu'il a aimé, je prêche ce qu'il a prêché,
Telle semblait être, aux mêmes lieux, six siècles a | nés le saint abbé Guillaume, la prière du jeune chanoine de la cathédrale de Metz.
Voici un témoignage tiré du premier sermon qu'il ail prêché devant le maréchal de Schomber- »•! Mai ie de Iïautefort. Il venait d'émettre une proposition qui pouvait paraître un peu extraordinaire,