‹ Bossuet. Préf. de V. GiraudChapitre 10 sur 47 · XVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVI PRÉFACE

sa carrière, lu et relu les œuvres du grand orateur. On voudrait |»ouv()ir le suivre dans ces lectures successives et noter les impressions successives qu'il en retirait. Et d'abord, à quelle époque, exactement, a-t-il pris pour la première fois contact avec Bossuet? Et Bossuet figurait-il parmi les vastes lectures que le jeune rhétoricien du lycée Louis-le-Grand, « vétéran irréguiior, élève intermittent, et qui travaillait à côté », entreprenait pour son propre compte? Nous ne savons; mais cela semble assez probable, car. un peu plus tard, après la guerre, alors qu'à l'institution Lelarge, il était le compagnon de chaîne de M. Bourget, « le wii*^ siècle et Bossuet, — nous rapporte l'auteur du Disciple, — revenaient sans cesse dans ses propos. Je crois l'entendre me disant : « Ce c coquin de Fénelon ! » du môme accent que s'il eût parlé d'un camarade indélicat et dont il eût eu à se plaindre personnellement, tant éUiit grande sa ferveur pour l'impérieux évèque de IMeaux. » Mais s'il lisait déjà et admirait passionnément Bossuet, s'il poussait le zèle pour cette grande mémoire jusqu'à publier en 1882 une édition peu connue des Sermons choisis, il lui résistait encore, témoin cette ligne curieuse que je trouve dans des pages inédites de la même époque sur VKncj/clopédie : t Depuis ce grand Bossuet à l'abri duquel je souffre de ne pouvoir me mettre ». « C-e grand

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