‹ Bossuet. Préf. de V. GiraudChapitre 21 sur 47 · XXVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXVI PRÉFACE

(l'intention et de direction, celui-ci procurera plus d'une satisfaction. D'abord, l'unité du sujet n'en est pas absente, puisque liossuet en demeure l'unique héros. S'il y a des recueils d'articles que les esprits les plus injustement réfractaires à ce genre d'ouvrages doivent tolérer, et même approuver, ce semble, ce sont bien ceux qui sont consacrés à un seul écrivain : on pourra reprocher aux auteurs de ces recueils de n'avoir pas su coordonner leurs recherches, on ne leur reprochera pas d'avoir dispersé leur attention. De plus, on ne saurait refuser à chacun des morceaux (]ui forment ce liossiiel une forte, une rigoureuse unité. Il y a des écrivains, — et Brunetière était (lu nombre, — qui «t composent », qui bâtissent un article ou un discours comme d'autres construisent un livre, et qui, dans le suggestif raccourci d'un seul essai, savent faire tenir et maîtriser autant d'idées et de faits que d'autres en un grand volume : de sorte qu'à tout prendre, il n'y a pas troj) lieu de regretter qu'ils n'aient pas ou guère écrit de vrais livres. 11 me semble que ce rare mérite frappera vivement tous les lecteurs du Bossuet : il y a là tel essai, par exemple l'article capital sur la Philosophie de liossuet, qui, pour la vigueur concentrée de la pensée, pour la beauté, l'élégante simplicité de l'ordonnance, vaut à lui seul tout un livre. Et enfin, et en dépit des

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