SUR BOSSUET EN
Introduction.
I. — Que Bossuet est, avec Voltaire, de tous nos grands écrivains celui dont l'œuvre et la vie sont le plus intimement unies. — Les époques de la vie de Rossuet.
II. — Bossuet et Voltaire. — Qu'ils se trouvent, l'un ri l'autre, risumer deux aspects du génie français, deux «'"poqucs do noire histoire nationale, cl comme deux formes de l'espril humain. — De la place éminenle «!• Bossuet dans notre lilléralun' nationale.
III. — Si Bossuet, comme l'ont dit la plupart de ses critiques, depuis Sainte-Beuve, est inférieur A Cic«''ron et à Démoslhène pour s'être occupé de théologie. — Qu'il faut, d'autre part, se défendre préjudiciellement conlrla lin de non-recevoir qu'on nous oppose de l'autre cMr. — Que la théologie n'est pas une science qui, comme
1. Ces sommaires ont été rédigés, d'après des noies d'anciens élèves (le Orunetière, par .M. Alphonse Dieuzeide.
Talgèbre ou la physique, existe indépendamment de ses const^quences. — Du droit que nous avons d'en connaître.
PUEMIMKE LEÇON
Histoire de la jeunesse de Bossuet.
I. — Son pays; sa famille. — Ce qu'il faut retenir de ses origines pour expliquer ses idées. — Le trait dominant de sa nature : la douceur et, à ce propos, de la valeur du mot célèbre : " Le style, c'est l'homme ». — Premières étapes de sa carrière sacerdotale.
H. — Ses études à Dijon, au collège des (îodrans, puis à Paris, au collège de Navarre. — Son éducation classique et, à ce propos, s'il a étudié le grec à fond comme le prétendent ses biographes. — Ses relations mondaines ; Bossuet et l'Hôtel de Rambouillet. — Ses triomphes en Sorbonne. — Histoire d'un prétendu mariage de Bossuet, mise en circulation par Jurieu et complaisamment colportée par Voltaire. — Fond de candeur et de naïveté chez Bossuet expliqué par le caractère exclusif de son éducation. — Ce qui lui a manqué : la connaissance de « l'homme particulier ».
III. — La MédUation mr la brièveté de la vie (1G48). — Comment ce morceau, en son temps révélateur du génie de Bossuet, est une sorte d'introduction naturelle à son œuvre religieuse et nous le montre, dès sa vingt et unième année, fondant sa croyance sur ce qu'il y a de plus profond dans l'ordre philosophique. — A ce propos, si l'on peut dii-e que Bossuet ait eu des doutes et en quel sens on doit l'entendre.
DEUXIÈME LEÇON Études et travaux de Bossuet à Metz.
I. — Le milieu où il a v«'*cu à Metz : ses parents; ses protecteurs. — Ce qu'il apportait de Paris. (A ce propos, de l'intluence de Descartes au xvii'" siècle et, s'il est vrai, comme on Ta dit, que Bossuet l'ait subie.)
II. — Ce qui lui manque encore et ce qu'il s'applique ù acqut'rir : la connaissance des Pères. — Lesquels a-t-il plus particulièrement étudiés? — Sa prédilection pour saint Augustin. — Que cette prédilection nous expliqu' certaines ressemblances entre l'œuvre de Pascal et ceil< (le Bossuet, ressemblances où l'on a voulu voir des imitations.
m. — Comment la direction de son action lui est donné»' par la physionomie même de Metz à cette époque : l« juifs; les protestants. — La liéfutation du catéchisme tl Paul Ferry (IfiSi) : l'idée générale de Vllistoirc universels . l'argument principal de VHiitoire des Yarv.ttious; la Miaiiière du controversiste.