‹ Bossuet. Préf. de V. GiraudChapitre 39 sur 47 · II. — Bossuet et la vocation de Mlle de la Vallière · texte numérisé non relu

II. — Bossuet et la vocation de Mlle de la Vallière

III. — Bossuet et le renvoi de Mme de Montespan. Conclusion : — Que l'intervention de Bossuet était

légitime; — qu'elle fut tout ce qu'elle pouvait être étant

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donné la situation de Bossuet à la Cour, sa qualiltd'évêque. les sentiments des contemporains pour la personne royale.

HUITIÈME LEÇON Bossuet et le gallicanisme.

I. — Des raisons de la sympathie de Louis XIV pour Hossuet; — Concordances entre la politique religieuse du souverain et les vues de l'évoque.

II. — Les deux thèses essentielles du gallicanisme : Vunv spirituelle, l'autre parlemenlaire et politique, et de leur intérêt toujours actuel; — Pourquoi Bossuet dovait incliner vers le gallicanisme et des premières manifestations de sa sympathie; — mais aussi des raisons qu'il avait d'hésiter à prendre parti.

III. — Le Sermon sur l Unité de rEglise (1682) et pourquoi, si le reproche qui lui fut le plus universellement adressé fut relui de subtilité, c'en est aussi le plus injustr. — Les quatre articles de la constitution de l'I'^glise gallicane. — Ce que Bossuet voulait encore; et, à ce propos, analyse des documents prouvant ses intentions.

Conclusion : Que le jugement équitable de son r»'>le nous est donné par les critiques opposées de ses .ulversaires.

NEUVIÈME LEÇON Le (< Discours sur l'Histoire Universelle ». I. — Origine, intention, économie du Discours.

a) Originalité de la conception contestée par Sainte- Beuve dans son Port-Hoyal. — Que le dessein du Discours sur rilisloire Universcll»' était déjà celui de Bossuet dès sa jeunesse ^témoignage de l'abbé l.eilicn : -- «nie l'idée

maîtresse du Discours, étant proprement la justiTication et la démonstration historique et théologique du dogme de la Providence, cette idée est aussi l'âme et le ressort des ouvrages des Pères de TÉglise; — que les linéaments et les éléments de l'œuvre se reconnaissent déjà dans les premiers Sermons {Sermon sur le Caractère des Devx Alliances. Jésus-Christ comme objet de scandale).

b) Que le Discours sur l'Histoire Universelle est à la fois une réponse aux libertins, au Traité théologico-politique de Spinoza et à l'exégèse nouvelle de Richard Simon. — Analogies d'intentions entre VApologic de Pascal et le Discours de Bossuet et, à ce propos, de l'incrédulité au xvii" siècle.

c) Comment c'est la !''•' et la 3™" partie du Discours {les Époques, les Empires) qu'on lit le plus volontiers et que, cependant, c'est la 2'^'' partie {la suite de la Religion) qui est la plus importante. — De la suite que Bossuet devait donner au Discours.

II. — Des objections adressées à l'œuvre. — Qu'elles tombent pour la plupart si l'on supprime le titre de l'ouvrage. — Déloyauté de certaines critiques à l'égard de Bossuet.

1° Quelles seraient aujourd'hui les conditions d'une Histoire Universelle'!

a) Extrinsèques.

b) Intrinsèques. — Qu'une Histoire Universelle ne doit pas être universelle; qu'elle ne doit s'occuper que des faits significatifs; et que des faits manifestement réductibles à des lois.

2° Comment faut il juger la conception de Bossuet?

a) Qu'il est impertinent de mettre en doute la compétence de Bossuet, aujourd'hui que la critique biblique a été si souvent et reste encore tellement sujette à erreur. — b) Si Bossuet a eu tort de subordonner l'histoire universelle à l'histoire du peuple juif : qu'il n'y avait pas de fait plus général en son temps que le christianisme; — qu'il n'a fait que ce que Renan lui-même a fait en proclamant qu'il n'y avait que « trois histoires de premier

intérêt, la grecque, la romaine et la juive ». — c) Si Bossuet ne devait point parler de llnde et de la Chine, et qu'il n'a pas eu complt-tement tort si l'on considère que l'Inde et la Chine ont vécu excentriquement au grand mouvement de la civilisation humaine.

Mais :

a] qu'on pourrait plus Justement sélonner qu'il n'ait pas parlé de l'humanité primitive; — 6) que, souvent, les liaisons qu'il constate et établit ne sont pas tant des nécessités que des coïncidences; — c) enfin, <juc, sans pousser aux excès de Voltaire, on ne peut s'empêcher de trouver que le Dieu des chrétiens a pris pour réaliser son dessein des moyens à la fois bien détournés, bien cruels, et bien inefficaces.

MI. — Valeur actuelle du Discours sur ruistoire Universelli'.

n) Précision du détail. — .\boudance, qualité de l'érudition de Bossuet.

6) Solidité de la critique. — L'argumentation de Bossuet encore acceptée par les hébraïsants; — son art de dégager la vérité dos discussions particulières qui l'obscurcissent.

c) Que les grandes lignes du Dixc'mrs sur rilistoirr Universelle demeurent encore, après toutes les découvertes des savants modernes.

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