‹ Bossuet. Préf. de V. GiraudChapitre 45 sur 47 · IV. — Conclusion : Bossuet et le xviii" siècle · texte numérisé non relu

IV. — Conclusion : Bossuet et le xviii" siècle

dix-iiuitiiLmiî leçon La ■< Politique tirée de l'Écriture Sainte ».

I. — Dessein de l'ouvrage. — Nature particulière de sa composition. — Comment Bossuet use de la Bible dans la Politique : Respect et liberté. — Qu'il faut, pour avoir une idée vraie de la Poliiique, prendre la contre-partie de l'opinion courante à son sujet.

L'idée de la Providence. Qu'on la retrouve ici partout. — Los caractères que Bossuet assigne à l'autorité légitime et ceux qu'il adore en Dieu.

II. — L'intérêt particulier de l'ouvrage : «) ce que la Politique contient de principes généraux de sociologie et, parmi ces principes, quels sont ceux qui sont vrais et solides aujourd'hui, quels, ruineux et caducs; — b) quelle est l'expression de l'idéal monarchique de Bossuet; — c) quels sont, à ses yeux, les devoirs de la royauté.

III. — Conclusion. Que la Politique, loin de mériter le discrédit où on la tient, est un des plus beaux ouvrag<>s

de Bossuet; qu'elle complète sa pensée et achève sa physionomie. — Que l'idée fondamentale, il est vrai, eu est inadmissible pour nous, si Bossuet a prétendu lier ensemble les destinées de la politique et de la religion. Mais, si l'on s'en tient aux principes généraux, qu'il n'est pas d'œuvre plus actuelle, plus honnête et plus sincère.

DIX-NEUVIÈME LECjON Les ' Méditations sur l'Évangile ».

I. — Des raisons qu'il y a d'étudier les Méditai ions avant les Élevai ions sur les Mystères qui ont cependant paru avant elles. — Pourquoi il ne faut pas s'arrêter à l'hypothèse qui voudrait que les Mi'dilations eussent OUtcriles pour le dauphin. — Le dessein de Bossuet en écrivant les Méditations.

II. — Identité du fond dans les Méditations et les autres auvres de Bossuet et surtout dans les Sermons. — l.t lyrisme des Méditations et le lyrisme des Serinons.

III. — La morale des Méditations. — Ses caractères spéciaux : Qu'elle est h la fois plus ascétique et plus systémn licjuenient détachée des intérêts mondains que celle dv- Sermons; plus simplifiée aussi et plus mystique.

IV. — Que ce dernier trait nous explique pourquoi il est plus difllcile de parler des Méditations que des autres ouvrages de Bossuet et, si l'on n'a toute la sincérité de reffusion chrétienne, pourquoi il est impossible d'en «oùler toutes les beautés.

VINGTIEME LEÇON Les « Élévations sur les Mystères ».

I. — Que Bossuet n'a rien écrit de plus achevé en ce que : a) Tous les lecteurs, quels qu'ils soient, peuvent y trouver leur compte ; — 6) C'est l'ouvrage où Bossuet nous apparaît comme le plus ressemblant à lui-même.

II. — Multiplicité et complexité des intentions de l'auteur. Que les Élévations sont à la fois : a) Une exposition très régulière et très complète en son genre, du dogme; — • b) Une véritable apologie de la religion fondée sur ce Ihèrae que les deux Testaments sont indissolublement liés entre eux; — c) Une tentative inconsciente sans doute, mais réelle pour démontrer que, la religion chrétienne ne fût-elle pas vraie, elle serait encore la meilleure explication de l'énigme que nous sommes à nous-mêmes. — Liaison de ce triple dessein avec l'idée de la Providence. — Que, s'il faut lire les Méditations avec les Sermons, il faut lire les Élévations avec VHistoire Universelle.

II. — Analogies entre le dessein de Pascal et celui de Bossuet, mais différences très nettes entre les deux génies. Si, à un point de vue tout chrétien, l'apologie de Bossuet est plus subsistante que celle de Pascal.

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