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GRAINE. RAPPORTS DES PARTIES

En ce cas , le

bout radicu-

plus celui de la cavité embryon aire, laire de l’embryon , qui est dit excentrique, vient aboutir à une certaine distance de l’extrémité de la graine.

On en voit des exemples dans les Primulacées [fig. 632) , les Plantains, beaucoup de Palmiers (/»</. 440), etc.

§ 475. Nous venons de voir que l’embryon , lorsqu’il est accompagné d'un périsperme, se trouve le plus souvent entouré par lui ; que d’autres fois il se trouve au dehors , soit à l’une des extrémités, soit sur le côté. Richard l’appelait intraire ( intrarius ) dans le premier cas, extraire iextrarius ) dans le second.

§ 476. Examinons enfin les rapports de l’embryon avec les téguments de la graine , c’est-à-dire avec ses trois principaux points, le micropyle, la chalaze et le hile. Nous savons déjà qu’ils sont, à très peu d’exceptions près, constants avec les deux premiers, l'extrémité cotylédonaire regardant la chalaze , la radiculaire regardant le micropylc. Ce n’est donc qu'avec le hile qu’ils doivent varier. Or celui-

ci se trouve confondu avec la chalaze dans les ovules droits ou orthotropes, reporté à l’extrémité opposée dans les ovules réfléchis ou anatropes. Dans le premier cas, la radicule se trouve donc dirigée

Ü0. Amande on noyau delà Dalle. — p Périsperme. — e Embryon. d Entier.

2 Coupé transversalement à la bailleur do l'embryon.

Ail . ('.raine du Stcrculia balanghas coupée longitudinalement avec la portion du péricarpe pc à laquelle elle est attachée. — /'Kuniculo. — ch Chalaze et hile confondus. — I Téguments de la graine. — ps Périsperme dont ou n’aperçoit que lo sommet. —

r Cn des cotylédons, l’autre a été enlevé de manière à laisser voir la gemmule n

r Radicule.

lli. Graine de VErysimum cheiranthoides coupée longitudinalement. m Micropyle. - ch Chalaze presque confondue avec le hile h. - ( Testa. - mi Membrane interne. — r Radicule. — c Cotylédons. g Gcmmul».

en sens inverse du hile ( radicula kilo contraria [ fig . 441]); dans le second, elle se trouve dirigée de son côté ( radicula hilum spectans [fig. 443]). Richard appelait antitrope [de rgonri, action de se tourner ; àvfi, à l’opposé) l’embryon qui est dans le premier cas; homotrope (d'ôpo;, semblable) l’embryon qui est dans le second. Il nommait amphitrope (d’àu?£, autour) celui qui, courbé sur lui-même, rapproche ainsi ses deux extrémités [fig. 442), et que nous avons vu le plus souvent entourer d'un côté une partie ou la totalité du périsperme (/ig. 439). Il est clair que l’embrvon antitrope devra se former dans un ovule droit ou orthotrope; l’embryon homotrope, dans un ovule réfléchi ou anatrope; l’embryon amphitrope, dans un ovule courbe ou campulitrope. Nous devons convenir que toutes ces épithètes sont, par leur consonnance, propres à entraîner quelque confusion. Il faut soigneusement distinguer celles qui se rapportent à l'ovule et celles qui se rapportent à l’embryon. Sans doute en réservant pour ces dernières exclusivement cette désinence en trope , et ne se servant, quand il s'agit de l'ovule, que des épithètes de droit, réfléchi et courbe, on éviterait cet inconvénient. Mais comme tous ces mots différents se trouvent employés dans divers ouvrages, nous avons dû ici en faire connaître la valeur.

§ 477. Nous avons vu (§ 440) quels peuvent être les différents rapports de l’ovule avec la loge de l’ovaire qui le renferme. Ils ont pu se modifier par les changements que l’ovule subit en se développant; mais néanmoins, lorsqu’il est arrivé à l'état de graine parfaite, celle-ci, dans sa direction, ne peut présenter d’autres combinaisons que celles que présentent les ovules eux-mêmes; elle doit être ou dressée (/ig. 421, 532), ou ascendante [fig. 638), ou renversée, ou

pendante

lai . 4

43), soit dans le même sens que le funicule , soit en

sens inverse; elle peut être attachée par son milieu, et aussi être recourbée ou pliée sur elle-même. Les figures (400-403) par lesquelles nous avons cherché a éclaircir ces diverses positions de 1 ovule s'appliquent donc à la graine mûre, aussi bien que les mots par lesquels on les désigno.

§ 478. Mais l’identité do direction, par rapporta la logo observée dans deux graines appartenant à des plantes différentes, n implique pas la même identité pour les embryons. Ainsi, par exemple, un ovule dressé pouvait être droit ou réfléchi, tourner son mieropyle vers lo haut ou vers le bas do la loge. La radicule, qui correspond presque constamment au mieropyle, doit, dans le premier cas, être également tournée vors le haut; dans le second, vers le bas. Cost

ce qu’on indique par certaines épithètes appliquées à cclto radicule, qu’on dit si tpère lorsciu elle se dirige on haut {/ig. 4 43 cr) ; infère,

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