GRAINE. RAPPORTS DES PARTIES. 3G
qu’elle se dirige en dedans; dorsale on centrifuge (fnj. i i 1 r), lorsqu'elle se dirige en dehors. Il est clair que de cetle direction de f embryon, combinée avec celle de la graine, on peut conclure la direction absolue de l’ovule ; de même que , réciproquement , on pouvait prévoir, par celle-ci, quelle serait plus tard celle de l’embryon. Un ovule dressé et droit (ou orthotrope) annonçait d’avance que l’embryon serait antitrope , avec une radicule supère ; de même qu'en rencontrant celui-ci dans la graine mûre, on en conclut avec certitude ce qu’a été antérieurement l’ovule.
§ 479. Le micropyle est bien visible sur un certain nombre de graines, comme celles de l’Iris, de la Fève, du Haricot, du petit Pois , et autres légumineuses où il persiste sous la forme d'un petit trou. Mais il a disparu sur le plus grand nombre , et alors, pour déterminer la place où il a dû exister, il suffit de disséquer la graine et de constater où vient se terminer la pointe de la radicule.
Quant au hile et à la chalaze, ils sont en général plus nettement dessinés que sur l'ovule. Le premier se constate par le point où se fixe le funicule, ou, lorsque cette attache s’est rompue et que la graine s’est détachée, par la cicatrice qui en résulte sur la surface des téguments. La seconde se reconnaît souvent à une couleur différente du reste de ces téguments, plus pâle, ou au contraire et généralement plus foncée ; d’autres fois de la même couleur qu’eux, elle s'en distingue plus difficilement, et même seulement à l’aide de la dissection qui fait reconnaître dans ces téguments une portion plus épaisse et d'un tissu un peu différent correspondant il cette chalaze. D'ailleurs elle regarde toujours l’extrémité cotylédonaire de l’embryon. Elle varie aussi par sa forme, qui est tantôt linéaire, tantôt et plus souvent celle d’une aréole plus ou moins régulièrement arrondie, ou enfin intermédiaire entre ces doux extrêmes. Si le
443. \ Coupo verticale d'un carpelle de Ricin (tUcinus commuais ) cl de la graine qu'il renferme. — a Péricarpe. — l Logo. — f Funicule. — t Téguments de la graine, l'extérieur surmonté par la caroncule r, qu'on voit traversée par le petit canal de l'cxosloinc, lequel a cessé de correspondre exactement à l’endostome placé immédiatement au-dessus de la radicule. — r Raplié. — ch Clmlaze. — • ]) Périspermo dont on n’aperçoit que la portion supérieure. — e Embryon avec sa radicule cr et scs cotylédons ce.
2 L'embryon séparé, coupé transversalement et dont les deux moitiés ont été un peu écartées pour laisser voir les deux cotylédons c appliqués l'un contre l'autre. — r Radicule.
hile est situé immédiatement en dehors de la chalaze (dans les graines droites ou à embryon antitrope), ces deux points se confondent extérieurement. Si le hile s’éloigne de la chalaze, le faisceau vasculaire qui, arrivant au premier avec le funicule, va se terminer à la seconde à travers les téguments , se dessine sous ceux-ci comme une ligne ou une bandelette , en général plus foncée , que nous avons appris à connaître sous le nom de raphé (fig. 445 r).
D'après les notions précédentes, on conçoit que de l’aspect extérieur de la graine, et de la détermination de ses divers points ou parties, le hile, la chalaze , le micropvle, le raphé, on peut conclure la direction de l’embryon qu’on ne voit pas ; mais la réciproque n’a pas lieu ; et si l’embryon aide pour reconnaître ces points sur le tégument, il ne suffit pas, puisqu’il n’a pas de rapports nécessaires avec le hile, dont la. position peut varier.
§ 480. Il ne nous reste qu’à ajouter quelques détails à ceux que nous avons déjà donnés (§ 457) sur les enveloppes de la graine • mure, dont nous avons vu le nombre quelquefois porté à trois ou quatre, comme celles de l'ovule, se réduire le plus ordinairement à deux, une extérieure ou testa, une intérieure ou membrane interne' [endoplèvre , De Candolle). L’embryon, soit dépourvu de périsperme, soit entouré ou accompagné de cette formation postérieure, forme, avec ou sans elle, un corps auquel on donno le nom d’amande; corps qui est tapissé extérieurement par la membrane interne qui le suit dans tous ses contours. Le testa le suit aussi quelquefois, moulé sur l'amande et cette membrane intermédiaire : c’est ce qui a lieu ordinairement lorsque la graine est droite ou à peine recourbée. Mais si sa courbe se ferme ou se replie sur elle-même, c’est généralement la membrane interne seule qui s’interpose dans ce repli, et le testa ne s'y enfonce que peut ou point. Quelquefois même, au lieu de s’étendre régulièrement et d’une manière continue sur la face interne du testa, elle forme des rides ou des replis nombreux qui se réfléchissent en dedans, et divisent ainsi plus ou moins profondément en un grand nombre de compartiments toute la périphérie do la cavité de la graine. Le périsperme qui remplit une pareille cavité se trouve donc sillonné à sa surface ot dans une certaine épaisseur par des rides ou des rainures correspondant à tous ces replis : on dit alors
444. Graine du Noisetier. — /"Funicule. — r Raphé. — c Chalaze. — tl Nervures qui en parlent en rayonnant et se répandent en remontant dans les téguments de la graine.