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GERMINATION

quefois pâle ou jaunâtre, mais quelquefois aussi très foncée. Nous citerons comme exemples, parmi les graines périspermées, celles des Fusains, des Nerpruns, etc. ; parmi les graines dépourvues de périsperme, celles du Pistachier, de l’Érable, de la plupart des Crucifères. Mais le plus souvent l’embryon contenu dans la graine est blanchâtre, ainsi que le périsperme. Nous ne connaissons que le Gui où celui-ci soit vert. L’identité de couleur entre l’embryon et le périsperme, confondant au premier coup d’œil ces deux corps en une masse unique, rend leur observation moins facile. On peut aider à leur distinction en plongeant la graine coupée dans l’eau bouillante, qui, agissant différemment sur les deux tissus différents, fait trancher le blanc de l’un sur le blanc moins mat de l’autre.

§ 490. Ajoutons quelques détails sur les différences que nous n'avons pas encore signalées entre la germination des graines monocotylédonées et celle des dicotvlédonées.

Les premières sont, pour la plupart, pourvues d'un périsperme, le plus souvent très considérable, et dans toutes celles-là le cotylédon ne se dégage pas de la graine ; seulement quelquefois il forme au dehors un prolongement plus ou moins long, plus ou moins grêle t. 2. 3.

(Éphémères, Ail, Balisior [fuj. 447, 3], par exemple), par lequel il sa rattache à Taxe. Ce prolongement, qui se produit par l’acte de la

440. Germination d'une Monocolylédonée, le balisier, ou Canna indita. On a coupé lu (faine pour montrer les rapports du pértsporino diminuant progressivement avec l'embryon qui augmente. — e Enveloppe de la graine. — u Sa partie supérieure, qui se détache en manière d'opercule pour donner passage à la radicule. — p Périsperme.

c Cotylédon. r ftadiculo. — r'r' liadiniles secondaires. — co Coléorliize. /"Fente

correspondant à la gemmule, formant plus tard l'ouverture d'une gaine allongée v.

V Portion rétrécie du cotylédon (correspondant à sa portion pélioluire), intermédiaire

entre sa partie élargie c (correspondant à la partie limbniro) et sa partie vaginale v.

/ Tigclle. — y Gemmule. — \ Première époque, où la radicule commence à se montrer au dehors à travers les téguments. — 2 Deuxième époque, où la fente f se montre aussi au dehors. La radicule véritable r a percé l'épiderme dont elle est entourée, et (pii so montre à sa base sous la forme d'une petite collerette déchiquetée on coléorliize. On voit déjà une des radicules secondaires r' elle-même coléorhizée. — 3 Troisième époque, où toutes ces parties se sont plus développées, et où la gémmnle (/ fait saillie en dehors de la fonte, dont les conlonr* se sonl allonges on gaine V.

germination, peut être comparé au pétiole, tandis que la partie c engagée au dedans est le limbe cotvlédonaire déjà tout formé auparavant. Quelquefois il reste sessile sur l’axe, qui est alors immédiatement tangent à la graine. Dans tous les cas, la gaine qui entoure la gemmule, et qu'indiquait sur l’embryon une petite fente latérale (ftg. 447, 2 f), a suivi cette gemmule au dehors, et continue à la suivre dans sa direction ascendante en s’allongeant avec elle. Sa fente se prononce de plus en plus, et ses deux lèvres s’écartant laissent passer les premières feuilles (fig. 447, 3 g), puis l’axe qui les porte. Le cotylédon nous montre donc dans son évolution toutes les mêmes phases que la feuille : d’abord c’est le limbe qui se forme, puis la gaine, puis quelquefois un pétiole qui écarte l'un de l’autre. La seule différence , c’est que dans le cotylédon le limbe s’arrête dans son développement, gêné par le corps de la graine qui continue à le renfermer, et conserve par ce même fait une direction différente de celle de sa gaine qui monte et croît pendant quelque temps.

Dans le petit nombre de graines monocotylédonées qui n’ont pas de périsperme (Alismacées, Potamées, etc.), les choses ne se passent pas tout à fait de même : le cotylédon se dégage en général de ses téguments et s’élève verticalement avec la gemmule (fig. 75). Nous avons déjà parlé (§ 1 01) du mode particulier de développement des racines, dites ondorliizes, et il est inutile d’y revenir ici.

§ 491. Quant aux embryons dicotylédonés , quelquefois aussi leurs cotylédons restent engagés dans la graine, ou bien encore plus ou moins soudés entre eux, et alors la sortie de la gemmule doit offrir quelque ressemblance avec celle des monocotylédonés, ressemblance, au reste, seulement apparente, puisqu’ici la gemmule sort de I intervalle des cotylédons à leur base et non de 1 intérieur d’une gaine. Le plus habituellement les deux cotylédons s’écartent 1 un do l’autre, et la gemmule s’allonge librement dans sa direction, tandis que la radicule exorhizo (§ 101) se continue dans la sienne.

§ 492. Los cotylédons restent quelquefois cachés sous la terre (A rachis), et sont dits hgpogés ( d u rco, sous; yn , terre). Ordinairement ils s'élèvent, au-dessus do sa surface, plus ou moins haut, suivant que la tigcllo s’allonge plus ou moins : ils sont alors epigrs (d in'i , sur).

§ 493. Los cotylédons ont continué, en s’épuisant eux-mêmes peu à peu , à fournir à la jeune plante sa nourriture, qu elle commence à puiser directement dans le sol. Ils se flétrissent et tombent ; la germination est achevée, et le végétal, vivant désormais par luimême, recommence cette série d’actes que nous avons cherché a faire connaître le moins incomplètement possible. Nous nous trou- ^

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vons ainsi avoir parcouru le cercle entier de la végétation, et ramenés à notre point de départ.

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