ORGANES COMPOSÉS
§ 2ü. Les organes élémentaires, dont nous avons exposé les principales modifications, forment, en se combinant entre eux, les organes composés. Ceux-ci, plus ou moins compliqués , plus ou moins nombreux, se combinent à leur tour pour former par leur ensemble le végétal. Observer ce végétal à son début, c’est-à-dire à son plus grand état de simplicité, et le suivre ensuite dans son développement, en prenant acte de tous les changements qu il subit , en analysant toutes les parties dont il s'accroît, est le plus sûr moyen de connaître aussi complètement et nettement qu’il est possible tous ces organes dont l'ensemble constitue sa manière d’être, dont l’action constitue sa vie.
§ 26. Le premier état sous lequel s'offre un végétal est celui d'un utricule (fig. 70 et 71 E1) rempli d'une matière granuleuse (fi, g. 71 E2). Il y a des plantes qui dépassent à peine ce degré de simplicité extrême dans tout le cours de leur existence et toutes le présentent au début, môme celles qui doivent atteindre au degré le plus élevé de l’organisation végétale. La première phase de la vie d'un être organisé est celle pendant laquelle il fait encore partie de l’être semblable à lui dans lequel il s'est formé et qui lui donnera naissance. Il porte alors le nom d'embryon, et cette période de sa vie est dite embryonnaire.
L'embryon végétal est donc d'abord un simple utricule avec des granules dans sa cavité (fig. 00). Quelques changements dans ses téguments et dans la matière contenuè sont les seuls qui résultent du développement de certains embryons ; quelquefois aussi d'autres cellules viennent se °0, grouper autour de la première, mais sans qu’il soit possible de distinguer plusieurs parties, plusieurs régions différentes dans cette petite masse homogène.
§ 27. Souvent, au contraire, la plante, à l'état d'embryon, a non seulement acquis une masse beaucoup plus grande par l'agglomération d'un assez grand nombre d'utricules, mais elle a pris des formes bien déterminées, et on peut do bonne heure y distinguer deux extrémités dissemblables entre elles. L'uno suit la direction de • l'axe de ce, corps, plus ou moins régulièrement ovoïde; l'autre en dévie un peu en figurant un mamelon rejeté latéralement (fig. 70 E4 c) ou bien deux mamelons symétriques (fg. 71 E4 cc )
(•O Embryon neolylédono , celui ito l’IIôpaliqnc commune ( Mnrehanlia polymnrpha) Ces sortes d'embryons portent aussi le nom île spores.