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Silique

583. La môme, dont une des valves a été enlevée de manière à laisser voir les graines attachées au replum.

581. Coupe verticale do la graine. — f Fttnicule. — / Tégument rcuilé à la chalaze e. — r Rgilinilo. — c Cotylédons.

585. Tranche horizontale de la graine. — ( Tégument. — r Radicule. - c Cotylédons incombants.

graines sans périsperme, tels sont les caractères qui distinguent facilement et sûrement cette famille si naturelle et si répandue dans notre pays. Nous avons défini la silique (§ 434, flg. 393) avec sa cloison si différente des autros et déterminant la coexistence de deux caractères ordinairement incompatibles, la placentation pariétale et la pluralité dos loges (flcj. 381); nous avons vu les diverses manières dont la radicule se plie sur les cotylédons (fig. 430, 431, 433, 434, 442). Les espèces sont presque sans exception herbacées ; leurs feuilles alternes et sans stipules , leurs (leurs blanches ou jaunes , rarement rougeâtres. Elles sont remarquables par la présence dans leurs tissus d'une grande proportion d’azote et d'une huile volatile. A la première elles doivent leurs propriétés nutritives , dont les nombreuses variétés de choux fourniront le meilleur exemple, mais aussi leur facilité à so putréfier, et l’odeur infecte et animale qu’elles donnent en formant de l’ammoniaque. Elles doivent à la seconde des propriétés stimulantes , si exaltées dans la moutarde , et qui , plus affaiblies et tempérées en outre par une matière sucrée , font le mérite de certaines racines , le Radis et la Rave. Cet affaiblissement, qui résulte naturellement de leur séjour sous la terre à l’abri de la lumière, on le provoque artificiellement dans des parties extérieures en les faisant avorter, comme dans l’inflorescence des Choux-fleurs ; en recouvrant leurs jeunes pousses, comme dans le Crnmbe , ou ne choisissant que les feuilles intérieures des bourgeons, comme dans les Choux pommés. La médecine meta profit ces propriétés excitantes, et s’en sert pour rendre le ton aux organes dans certaines maladies débilitantes, le scorbut surtout. Les Crucifères, en effet, sont éminemment antiscorbutiques, et d’une manière si générale, que dans un célèbre voyage l'équipage attaqué de ce mal fut guéri au moyen d’une plante nouvelle , et encore inconnue, mais qui, reconnue crucifère par le botaniste Forster, un des compagnons de Cook, fut essayée à eu litre et obtint un plein succès. Los embryons sont oléagineux , et plusieurs espèces sont en conséquence cultivées pour 1 huile qu on en tire, par exemple , le Colza ( U r assied campeslris) , la Navette ( /Snissica napus ), la Cctméline [Camelina saliva), etc.

^ .38 I l'npnvéracroni. — Nous retrouvons ici dans la fleur des parties qui se croisent alternativement : le calice de 2 sépales, caducs (de 3 par exception); les pétales au nombre de 4 ou d'un de ses multiples; les étamines en nombre double, ou plus ordinairement multiples, et alors opposées par faisceaux aux pétales. Le style est court ou nul, les stigmates au nombre de 2 au plus, et nous avons mi dans ce dernier cas la disposition peltée et rayonnante qu ils affectent (S 401 , A'f/. 302 ). Le fruit offre à I intérieur autant de

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placentas saillants sous forme de cloisons incomplètes, et à la maturité se fend en autant de valves complètement, ou bien seulement au sommet, qui, couronné par le bouclier stigmatifère, offre ainsi dans son pourtour un cercle d'ouvertures par lesquelles s'échappent les graines. Celles-ci sont extrêmement nombreuses , avec un très petit embryon vers l’extrémité d’un gros périsperme charnu oléagineux. Les tiges sont ordinairement herbacées, les feuilles alternes, et toutes les parties gonflées d’un suc propre, généralement laiteux, rarement d’une autre couleur. Ce suc a des propriétés très prononcées, les unes résultant d’une grande âcreté qu’on peut constater, par exemple, dans celui de l 'Eclaire, et qui fait employer comme purgatives ou émétiques les racines de plusieurs Papavéracées ; les autres narcotiques, connues principalement dans les Pavots, et dues à plusieurs alcaloïdes que leur suc charrie, la méconine , la codéine, la nnreoline et surtout la morphine. Ces substances, avec bien d autres encore, composent Y opium, qui n'est que ce suc concrété , après avoir été extrait des capsules et de leurs pédoncules, où il est plus abondant qu’ailleurs. Ces principes ne se trouvent pas dans la graine, de laquelle on tire une huile qui fut longtemps suspecte à cause de son origine, mais qui, reconnue innocente, a été admise dans le commerce et l’aide surtout à falsifier celle d'olive ; elle est connue sous le nom d huile d’ œillette, nom fort impropre qui n’est sans doute qu’un diminutif de celui d 'oliurn.

§ 582. Nous placerons ici un petit groupe intermédiaire, parmi les polypétales , entre celles qui offrent la placentation pariétale et celles où elle est axile; car il présente l’une et l’autre à la fois, mais se distingue de tout le reste par le petit sac charnu qui enveloppe son embryon et qui est fourni par un périsperme interne, ordinairement accompagné d'un externe, renflé en une masse farineuse, plus rarement isolé.

Familles. Tableau IX.

Embryon dans un sac particulier.

— Fruit. . .

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