‹ BotaniqueChapitre 163 sur 206 · C.\noMii\fi:i:s · texte numérisé non relu

C.\noMii\fi:i:s

X.ympl.ôacées — Nous ne reviendrons pas ici sur celle famille, dont le type, le Nénuphar blanc, nous a déjà plusieurs fois occupés (§ - )ti, 400, I’kj. 170, 417 ;. Los graines, dont la structure est si remarquable par 1 existence d’un périsperme interne qui forme un

petit sac autour de l’embryon, peuvent rendre quelques services par la masse du périsperme externe ou farineux, auquel on a eu quelquefois recours en temps de disette. Dans l’Amérique méridionale, on mange ainsi et l'on connaît sous le nom de Maïs d'eau celles d'une autre Nymphéacée, la plus belle entre toutes ces belles fleurs et qu’on a jugée digne en conséquence d’être dédiée à la reine d’Angleterre, le Victoria regia. Les feuilles et les fleurs de ces différentes plantes flottent sur les eaux stagnantes, au-dessous desquelles se cachent leurs tiges rampantes, riches aussi en fécule qui peut servir à la nourriture, mais au moyen d'un lavage préalable pour la dépouiller des principes amers qui y sont mêlés.

polypétales hvpogynes à placentation avilc.

§ 583. Comme les familles qui présentent ce triple caractère sont extrêmement nombreuses , nous chercherons à les distribuer à leur tour en plusieurs sections, et la structure de la graine nous fournira une première division. L’embryon est à nu sous les téguments ; ou bien il est entouré par un périsperme qu’il égale à peu près en longueur ; ou bien beaucoup plus court que lui , il est niché à son i extrémité. Mais faisons remarquer que si ce dernier caractère a une valeur réelle, les deux autres semblent en avoir beaucoup moins. Le périsperme, lorsque sa masse n’est pas proportionnellement beaucoup plus considérable que 1 embryon, parait perdre pour la classification une grande partie de son importance; il passe par desdégradations insensibles du plus au moins, et môme disparaît tout à fait dans des plantes évidemment assez voisines : aussi dans nos tableaux nous verrons-nous amenés quelquefois par deux chemins à la môme famille, généralement, il est vrai, à des tribus différentes.

( Voyez Tableau X, page 47(1.)

§ 584 Rcnonculacccs ( Ranunculacece ). — Pour ceux qui veulent bien comprendre ce que c’est qu’une famille, c'est un excellent sujet d'étude que celle-ci , d’autant plus quelle a servi en quelque sorte de base à tous les travaux d'A.-L. de Jussieu, à qui son examen fournit le premier aperçu sur la classification naturelle des plantes. Un calice composé de cinq folioles, cinq pétales alternes, des étamines en nombre indéfini et libres sur un torusplan ou saillant (A3) au bas duquel elles s'insèrent (/ig. 586 c), plusieurs carpelles indé pendants [fig. 586 pi), tantôt indéhiscents et monospermes , tantôt déhiscents et polvspermes ; des graines où le petit embryon est

RENONCULACÉES. 477

niclié du côté du hile vers l’extrémité d’un gros périsperme corné [fi (j. 5 9 1 ), tels sont ses caractères généraux, tel est le type dont on peut suivre les déviations dans un certain nombre de genres : les uns où le nombre quinaire des parties fait place au ternaire, d’autres où les pétales changent de forme, métamorphosés en petites lames ou en corners , ou bien mémo manquent tout à fait. Ils manquent, par exemple , et le calice prend alors les couleurs et l'apparence de la corolle, dans les Clématidées, où sa préfloraison est valvaire, avec des feuilles opposées ; dans les Anémonées , où sa préfloraison est imbriquée, avec des feuilles alternes. Les Ilannnculées offrent le type décrit plus haut, avec des achaines renfermant une seule graine dressée ( fig . 590, 591), tandis qu’elle était pendante dans les deux tribus précédentes.

Les Helléborées ont des follicules polyspermes avec des pétales enroulés. Dans toutes ces plantes, les étamines se terminaient par des anthères adnées et extrorses [fig, 586 ); mais elles deviennent introrses dans les Pœoniées , dont le fruit se compose de plusieurs carpelles déhiscents ou non et renfermant plu-

sieurs graines. On peut voir par des exemples < choisis dans cette famille, en examinant comparative

convenablement

,i , - j comparativement les pistils

du Pied-d alouette ( Delphinium Ajucis), de l’Ancolio , du Nigclla

58ii-.-;!i |. Organes de la fruotificnl ion .l’.ino Renoncule ( llanttnculus ncris)

585. Heur coupée verticalement. — c Culirc — ne Pétale. „ • ''

composé de plusieurs carpelles sur un axe allongé. " L'lln|incs.— jn l is- 587. Diagramme de la lleur.

588 Anthère vue du cété extérieur par lequel elle s'ouvre.

La riicrnc, du cdt<$ intérieur.

5!)0. Section verticale d'un ovaire o laissant voir l’ovule n. — s SUrrmale

.>.11. Section verticale d’un carpelle mûr, f Péricarnc ir' , V ,

- V Périsperme. e Embryon. ' P< 1 de la

praiiu»,

orientait s et du Nigella damascœna , comment on passe graduellement des carpelles libres à un ovaire unique et multiloculaire. Elle nous montre déplus, par tout ce qui précède, comment certains caractères peuvent se modifier dans un groupe très naturel, quels sont ceux au contraire qui se présentent le plus invariables ; elle nous enseigne leur subordination , démontrant l’importance de la graine et assignant un rang plus élevé aux rapports de situation ou d’adhérence des parties qu'à leur nombre. Les Renonculacées sont pour la plupart des plantes herbacées, quelques unes des arbrisseaux le plus souvent grimpants. Les feuilles, dépourvues de stipules, sont quelquefois simples et réduites même à des phyllodes ; mais leur limbe, généralement, se lobe plus ou moins profondément. Le suc, d’apparence aqueuse, est extrêmement âcre et caustique ; les principes auxquels il doit cette propriété paraissent fort volatils ; aussi sontils beaucoup plus énergiques dans les racines que dans les parties extérieures, où il se dissipe dans l’air ou dans l’eau environnante , quoique sur certains points celles-ci les manifestent à un très haut degré : comme les Aconits, poisons si connus et dans les ileurs desquels les abeilles, dit-on, ont été quelquefois chercher les matériaux d’un miel vénéneux ; comme diverses espèces de Renoncules et d’Anémones dont les feuilles ont été dans certains temps et dans certains pays employées comme vésicatoires à cause do leur action sur la peau. De là le nom d 'herbe aux gueux donné aux Clématites dont les mendiants se frottent pour développer sur leur corps des ulcères superficiels et passagers. L’Hellébore, si vanté dans l’antiquité, agit comme un violent purgatif. Dans les graines le principe, âcre existe, mais mélangé à un principe aromatique, ce qui lésa fait quelquefois employer par le peuple comme condiments en guise de poivre, notamment celles de la Staphisaigre ( Delphinium Hlaphisagria ) , où se trouve d ailleurs un alcaloïde particulier, la delphine.

585. Les jlmpélidées, ou Vinlfercs, sont remarquables par l’opposition de leurs 4 ou 5 pétales à des étamines en nombre égal. Elle résulte de l’avortement d’un rang entier d’étamines, comme le prouve leur existence rudimentaire sous la forme de cinq lobes dans le Leea. L'ovaire, assis sur le milieu d’un gros disque glanduleux (/ig. 594) dont le pourtour porto les étamines, est surmonte d un style et d’un stigmate simples, et creusé do doux à six logos, au bas desquelles se dressent un ou deux ovules [pg. 593). 11 devient une baie, et chacun connaît les graines ou petits pépins (pg. 597) qu’on trouve à leur intérieur, sous le tégument comme ligneux desquels s’observe un périspermo dur , du double plus long que 1 embryon qui occupe son axe, tourné vers le point d attache {pg. 598). Les

Ampélidées sonl des arbrisseaux le plus souvent grimpants, a nœuds renflés et susceptibles de se désarticuler, a feuilles alternes, lobées, ou que composent plusieurs folioles pennées ou palmées. Nous avons vu comment les inflorescences opposées a ces feuilles peuvent se

changer en vrilles (§ '1 54, ficj. 155). Nous avons signalé la grosseur des vaisseaux qui transportent la sève, la force et l’abondance de celle-ci (§ 192 , 194) dans les tiges. Est-il besoin de rappeler les produits que l’homme tire du raisin? Le sucre abondant associé dans la pulpe à un acide végétal, le tartrique, donne au fruit frais son agréable saveur, se concentre dans le fruit sec, et, communiquant aux sucs la propriété do fermenter, permet de les transformer dans la boisson la plus estimée entre toutes celles qu’on nomme alcooliques.

§ 580. Nous voyons dans les Malvacéos un autre exemple décos grands groupes naturels qui réunissent plusieurs familles, Aussi celle qui portait primitivement ce nom comprend elle maintenant

les Sitcrculinctfcs , liy ttncriacécN , Itomliacrcs et ItlalvacécM

proprement dites. Ces dernières , ccllos qui nous sont les plus fa-

592-5 99. Organes île In frnctiflcalion de la Vigne (Yilis Vlnifci'tl).

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