Diagramme de la fleur
010. Sa coupe longitudinale. — c Culire. — e Étendard. — a Uno des ailes. — en Moitié de la carène. — I Tube des étamines. — o Ovaire ouvert, avec scs ovules. — s Stigmate.
011. La gousse s'ouvrant en deux valves, de manière à montrer l'insertion des graines.
012. Lue graine séparée. - f Funiculc. — c Clinlnze. — m Micropyle.
013. Embryon dont on a écarté les cotylédons cc , pour laisser voir la gemmule ;/ cachée entre enx. — ;• Radicule.
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Mimosèes, où la corolle devient régulière ainsi que le calice, la préfloraison valvaire, tandis qu elle était imbriquée dans toutes les autres; les étamines sont en nombre égal aux pétales, ou plus souvent multiple, au point même de devenir indéfini ; l’embryon droit. Remarquons que, dans ces deux dernières familles , l’insertion des étamines, franchement périgyne dans les autres, tend à se rapprocher de plus en plus du fond du calice et à passer à l'hypogynie. Remarquons aussi que quelquefois la membrane interne de la graine s’épaissit beaucoup et simule presque un périsperme. Nous avons eu plusieurs fois occasion de parler des feuilles qui, dans un grand nombre de Légumineuses, sont composées une ou plusieurs fois et souvent articulées, toujours munies de stipules à la naissance de leur pétiole.
Quand on réfléchit au nombre si grand d’espèces contenues dans ce groupe, qui comprend des plantes de toutes dimensions et du port le plus varié , depuis les arbres les plus élevés jusqu'aux herbes les plus humbles, on doit s'attendre à y rencontrer en même temps une grande variété de produits et de propriétés. Les passer en revue serait une tâche beaucoup trop longue, et nous nous contenterons de signaler ici les plus remarquables.
Beaucoup d’arbres de cette famille sont employés pour la charpente dans les pays où ils croissent, et l’on peut citer dans le nôtre le Faux-Acacia , excellent par sa durée et par sa résistance à l'humidité. Le grain serré, les teintes foncées que prend le cœur dans un grand nombre, les font rechercher pour l'ébénisterie et les ont rendus un objet de commerce plus ou moins considérable. Citons le bois de palissandre, dont l’origine, longtemps inconnue, est rapportée maintenant à une légumineuse (une espèce de Dalbergia ), le bois de Fernambouc [Cœsalpinia echinala), de Brésil (C. brasiliensis), de Sappan (C. Sappan), un bois de fer (Swartzia tomentosa), celui de Raphia, et tant d’autres, parmi lesquels un arbre indigène, le Faux- Ebënier ( Cytisus laburnum), pourrait être mentionné.
Beaucoup d’espèces herbacées de Papilionacées sont riches en principes nutritifs, cultivées comme fourragères, et ce sont elles dont on forme les prairies artificielles : les Trèfles, les Luzernes, les Sainfoins, etc., etc. Elles abondent, en effet, en produits azotés, et les expériences de NI . Boussingault prouvent qu’elles peuvent prendre directement dans l’atmosphère une certaine proportion d’azote.
Cette propriété se retrouve souvent dans le péricarpe foliacé des fruits, et c’est ce qui permet de manger les cosses de plusieurs de ces gousses encore jeunes.
Quant aux graines, elles sont de plusieurs sortes : les unes a cotylédons minces et foliacés, non alimentaires; les autres a cotylc*