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Tranche horizontale du fruit

020. Sa coupe verticale.— /-péricarpe.— g Graine.— p Pdrisperme.— c Embryon.

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limbe presque toujours divisé profondément, embrassent ces nœuds par une gaine longue et large qui se prolonge plus ou moins haut et persiste presque seule dans les supérieures. Les Heurs {[ig. 6 24) se composent d'un calice adhérent terminé par cinq petites dents, quelquefois à peine visibles , et avec lesquelles alternent autant do pétales insérés sur le contour d'un gros disque glanduleux qui recouvre tout le sommet de l'ovaire, et qui porte également les cinq étamines alternes, à filets souvent recourbés en dedans, toujours dans le bouton. Du centre du disque sortent deux styles courts, chacun terminé par un stigmate simple , et tournés l'un vers le centre de l'ombelle, l’autre vers sa périphérie, disposition qui répond à celle des deux loges, renfermant chacune un ovule pendant et constituant deux achainos qui finissent par se séparer, ne restant unis que par l'axe ou faisceau des vaisseaux nourriciers, dédoublé en deux filets dont chacun porte suspendu l'achaine correspondant (§ 429, fuj. 380). La graine, dont les téguments sont presque confondus avec le péricarpe, est presque entièrement formée par un périsperme généralement corné, vers l'extrémité supérieure duquel est niché un petit embryon cylindrique (/ù/. 626).

Mais il est nécessaire d’ajouter quelques détails de plus sur quelques unes de ces parties , si l'on veut comprendre les caractères employés maintenant pour la distinction et l’arrangement des genres d’Ombellifères. On en a tiré des pétales entiers ou échancrés ou bilobés , plans au sommet ou prolongés en une pointe repliée en dedans 235, 623) : souvent cette corolle n'est pas parfaitement régulière, mais les pétales situés au pourtour de l'ombelle prennent beaucoup plus de développement que les autres. Ce sont surtout les caractères tirés du fruit qu'il importe de bien connaître, et ils résultent des nervures saillantes à sa surface [fig. 622), le long de laquelle ils dessinent des côtes (juga) plus ou moins développées, tantôt sous la forme de lignes superficielles, tantôt sous celle de crêlos. Or, le calice adhérent se compose de cinq folioles, ainsi que le prouvent les dents libres au sommet ; chacune d’elles olfre une nervure médiane, et leurs bords, en se soudant deux à deux, déterminent autant d’angles alternant avec les premiers, de sorte que l’ensemble du fruit en présente dix correspondant alternativement aux nervures médianes ( juga carinalia) et aux bords réunis (juga suturalia) ; et que chacun des deux carpelles en présente cinq, un médian, deux intermédiaires et deux latéraux qui s’accolent avec les homologues du carpelle opposé. Entre les cinq côtes ainsi formées a la surlaeo d'un carpelle doivent se trouver quatre angles rentrants ou vallérulos (vdllcculœ) Quelquefois une nervure secondaire , double par chaque foliole, divise chaque vallécule dans sa longueur et en double

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ainsi le nombre. Souvent, dans l’épaisseur du péricarpe et le long de chaque vallécule, sont creusées une ou plusieurs lacunes remplies d’un suc propre résineux, qui vont en s’élargissant de haut on bas où elles se terminent en cæcum , et dessinent à 1 extérieur autant de lignes colorées ou bandelettes ( vittœ ). Ce sont la forme et le nombre des côtes, des vallécules, et la diposition des bandelettes, qui fournissent les caractères principaux maintenant employés et qu’il faut apprendre à déterminer. Les faces internes, par lesquelles les deux carpelles sont d’abord réunis , et qui finissent par se séparer, sont quelquefois planes ( Ombellifères orthospermées [fuj. 625, 626]), d’autres fois concaves, soit par l’inflexion de.leurs bords ou côtes latérales (O. campÿlospermëes ) , soit plus rarement parce qu elles se recourbent à leurs deux extrémités (O. cælospemnées'j. Le périsperme, formant la plus grande partie de la masse de chaque carpelle et intimement adhérent à ses téguments, présente les mêmes modifications de forme.

Le suc accumulé dans les bandelettes est une huile aromatique qui communique ses propriétés et son parfum aux graines employées en conséquence dans un certain nombre d’espèces, comme l 'Anis, le Coriandre, le Fenouil, le Cumin, etc., etc. Cette huile est souvent associée à un principe narcotique dans les autres parties du végétal, surtout dans l’écorce et les feuilles où abondent les sucs propres qui peuvent, suivant la proportion du principe qui domine, présenter des qualités diverses. Tantôt ils forment des gommes-résines stimulantes ou antispasmodiques utilement employées par la médecine, comme l assa fœlida, 1 ’opopanax, 1 e sagapenum, le (jalbanum , la gomme ammoniaque ; tantôt ils deviennent des poisons plus ou moins violents, dans le Conium muci tlalum, le Cicuta virosa, 1 ' Ælhusa cynapium , le Phellandrium aquaticum, etc., plantes auxquelles on donne vulgairement les noms de Ciguë, pelile CiguL1, Ciguc1 aquatique, sans pouvoir déterminer avec précision celle avec, laquelle se préparait le breuvage de mort si célèbre dans l’antiquité; tantôt enfin ils sont mitigés au point de ne plus servir, de mémo que dans les graines , qu’à aromatiser les parties au milieu desquelles ils so distribuent et qui deviennent comestibles, comme dans les feuilles du Persil, du Cerfeuil, dans les tiges do ï Angélique. Mais faisons remarquer que c’est surtout dans les parties soustraites à l’action de la lumière que cela a lieu, dans les racines particulièrement, comme celles de la Carotte, du Panais, etc., etc., d’un usage si journalier, et que les jardiniers déterminent artificiellement cette modification en couvrant certaines portions destinées à la nourriture, par exemple les feuilles du Céleri On a observé aussi que ces propriétés augmentent ou diminuent d’énergie suivant le climat plus ou moins

■iyi È0TAN1QUK.

cliaiul : q u ainsi le Conium maculalum , poison dangereux dans le midi de l’Europe, peul se manger sans inconvénient en Russie. Lesracines charnues , que nous avons citées plus haut et que chacun connaît, présentent en outre une proportion assez considérable de matière sucrée.

VÉGÉTAUX DICOTYLÉDONÉS MONOPÉTALES.

§ 594. Nous les avons vus divisés par Jussieu (§ 517) en Hypocorollées, Péricorollées et Épicorollées, ces dernières partagées en deux classes, suivant que leurs anthères sont distinctes ou soudéesentre elles. Tout en suivant cette classification , nous confondronsles monopélales à insertion périgynique et épigynique, à cause de la difficulté qu'on éprouve fréquemment à distinguer l’une de l’autre, dans la pratique.

MONOPÉTALES HYPOGYNES.

§ 595. Parmi les autres, nous commencerons par un certain nombre de familles qu'on peut considérer comme établissant le passage des polypétalées aux monopétalées. Plusieurs en effet, nousofi'rent ce double caractère dans leurs genres, liés du reste entre eux par une affinité évidente : telles sont les Styracinées, les Ébénacées, les Illicinées. Quoique dans le reste les pétales se soudent entre eux jusqu’à une certaine hauteur, c’est quelquefois dans une étendue extrêmement courte; et d'ailleurs plusieurs caractères propres aux plantes essentiellement monopétalées font ici défaut. Danscelles-ci, les étamines sont portées sur la corolle; leur nombre égale au plus ou n'atteint pas celui de ses divisions , et enfin on ne retrouve pas ce nombre dans celui des carpelles, qui, pour la plupart l des cas, se réduit à trois, ou plus ordinairement deux. Les familles • qui suivent nous présentent au contraire des carpelles souvent en nombre égal aux pétales, des étamines souvent en nombre double ou multiple, et très fréquemment aussi parfaitement indépendantes de la corolle. Plusieurs, il est vrai, ont, suivant la loi ordinaire, leurs étamines insérées sur lo tube de cette corolle, et en mémd nombre que ses lobes ; mais lo plus souvent alors elles leur sont opposées , et la présence fréquente d’autres corps , même de filets • stériles, qui, alternant avec elles, viennent Occuper leur place normale, indique assez l'existence d’un second vorticillo d étamities • dissimulées jusqu'à un certain point par un avortement plus oh moins complet. Ces diverses considérations nous ont engagé à présehtcr ces familles dans un tableau à part; et, si dans quelques uns de leurs genres, mémo dans un petit nombre de familles tout entières -

MONOPETALES A COROLLE REGULIERE.

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