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. — Verbénacées- —Labiées.
MONOPÉTALES HYPOGYNES.
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étamines alternes avec les cinq pétales, celle qui s insère dans lintervalle des deux lobes de la lèvre supérieure ne se développe que rarement; le plus souvent elle avorte, soit incomplètement, indiquant alors sa présence par un filet rudimentaire (comme dans plusieurs Scrofularinées et Bignoniacées), soit tout à fait.. Dans ce dernier cas, des quatre autres étamines , les deux inférieures, celles qui alternent avec les lobes de la lèvre inférieure, prennent un plus grand développement; les deux latérales, celles qui alternent avec les deux lèvres, se développent aussi tout en restant plus petites (auquel cas on a des étamines tétradynames), ou ne se développant qu'incomplétement et ne se montrant qu'à l'état rudimentaire (auquel cas la ileur est diandre).
§ 599. On a pu remarquer combien, dans les familles monopétales à fleurs régulières aussi bien qu’irrégulières, est fréquent le nombre binaire des carpelles, et un examen attentif porte à penser qu’il l'est en réalité plus encore que ne l'indiquent nos tableaux. Nous trouvons, en effet , que dans certaines familles le nombre des loges se réduit souvent de quatre à deux, mais qualors celui des graines est double dans chacune ; que dans d'autres le nombre A des carpelles est constant (comme dans les Labiées et les Bcrraginées) ; mais alors même le style unique est bifide, ou terminé par deux stigmates, et chacun des stigmates s'oppose à une couple de carpelles. D’ailleurs les insertions de quatre ovules ne se croisent pas d’ordinaire régulièrement, mais se rapprochent deux à deux en s’opposant aux deux stigmates. Certaines monstruosités nous montrent les carpelles dissociés, mais par couples dont chacune porte un style avec son stigmate ; et un genre de Dichondrées offre deux styles distincts , chacun servant également une paire de carpelles. 11 serait peut-être permis d’en conclure que chacune de ces couples représente un carpelle unique bilobé ou biovulé, ce que confirmerait l’existence fréquente de deux ovules dans chacune des loges des ovaires franchement bilocidaires , et la tendance que ces mêmes loges ont à se diviser en deux compartiments par la récurrence d’une cloison médiane. C’est même ce qui porte dans certains cas le nombre apparent des loges a 8 ; c'est qu alors il y en a réellement quatie, mais chacune coupée en deux par une cloison; en cocas (dans certaines l 'wbênacêrs), au lieu de 8 noyaux uniloculaires, on en observe quatre
bilocidaires.
La position des deux loges relativement ii l'axe de la fleur est au contraire fixe et importante. Dans les Scrofularinees , Solaneis , Aeanthacéos, etc., l'une des loges est supérieure, c'est-à-dire tournée du côté de 1 axe ; l'autre inférieure, c’est-à-dire tournée du côté de In bractée. Dans les Gentianées, Apocynces, Asclépiadées, etc., elles
les* étamines didvnames rarement réduites à deux (dans les Sauges,
par exemple) par l’avortement presque complet des deux intermédiaires, et les quatre ovaires avec un seul style gynobasique [fig. 336,
637 S) bifide à son sommet (/if/. 636 s), distinguent facilement celte famille de toutes les autres. Ajoutons-y leur tige ordinairement quadrangulaire et leurs feuilles opposées ; et, lors mémo qu’on n’aurait à sa disposition que ces organes de la végétation, ils pourraient suffire
034-1538. Organes do la fructification du l.nmium album. — c Cnlice. — y). Corolle. — t Tube. — Is Sa lèvre supérieure. — li Inférieure. — c Étamines. — s Style et stigmates.