‹ BotaniqueChapitre 181 sur 206 · Diagramme de la (leur · texte numérisé non relu

Diagramme de la (leur

(535. Fleur entière vue de côté.

(53(5. I.a même, coupée verticalement.

(537. Fruit coupé verticalement, de manière que deux des carpelles ont été enlevés. — r Calice persistant. — f/ Glandes. — r Réceptacle gynobasique, c’est-à-dire portant le style h. — n Carpelle.

(138. Un carpelle coupé verticalement. — j) Péricarpe. — ( Tégument de la graine, c Kmbrvnn.

au diagnostic par l'existence d’un grand nombre de petits réservoirs d’huile essentielle dont les feuilles sont couvertes. C'est à ces huiles que les Labiées doivent leur odeur aromatique, variée suivant les espèces, et si agréable dans quelques unes qu'il suffit de nommer : la Sauge , le Thym et le Serpolet, la Mélisse, la Lavande, la Menthe, le Romarin, le Patchouly (espèce de Pogostemon ), etc., etc. Tantôt on extrait l'huile même pour l’employer comme parfum, tantôt on en prépare les eaux spiritueuses dont nous faisons le plus fréquent usage, ou l’on en aromatise divers cosmétiques. Certaines feuilles, celles de la Sarriette, de là Marjolaine, du Basilic, etc., sont inlroduites dans nos mets comme condiments. L’infusion de plusieurs déjà nommées [Sauge, Mélisse) et d’autres encore (Moldavie, Gléchome, etc.), légèrement tonique , est prise quelquefois en guise de thé. A l’effet que doit déterminer la présence d'huiles essentielles dont nous connaissons la propriété généralement excitante, il faut ajouter souvent celui que produira la présence simultanée d'un autre principe gommo-résineux, légèrement amer, duquel résulteront ces vertus toniques. Aussi plusieurs de ces boissons sont conseillées pour cette cause comme stomachiques; et même, si le dernier principe abonde, elles pourront devenir fébrifuges (Germandrëe, Ivette , Scordium). Il est à remarquer que le camphre, cette substance que nous avons déjà signalée dans une famille bien différente, celle des Laurinées, se trouve associé à l'huile volatile des Labiées, et avec une telle abondance dans quelques unes (Sauge et Lavande), quelles pourraient servir avantageusement à son extraction. On cite enfin quelques espèces dont les racines présentent des renllemenls tuberculeux dont la fécule peut fournir un aliment, et, parmi elles , une de notre pays, le Stachys palustris.

§001. Les Borraginécs , par leurs quatre ovaires distincts avec un seul style gynobasiquc, se rapprochent des Labiées; mais leurs feuilles alternes, sur une tige arrondie avec leur corolle presque constamment régulière, et même lorsqu elle ne lest pas (dans les Echium), portant cinq étamines anthérifères, les distinguent au premier coup d’œil ; et cette distinction serait facile même si l’on n’avait qu’une seule feuille, car on pourrait la reconnaître a sa consistance molle , sa surface hérissée d’aspérités qui résultent des bosses renflées et endurcies de poils simples, son tissu entièrement dépourvu d’huile: et, malgré la ressemblance du pistil ou du fruit, ils suffiraient encore sans autre caractère, a cause de la position des ovules pendants au lieu d’être dressés, et de la direction de la radicule qui en est une conséquence nécessaire, et qui, infère dans les Labiées (f ig . 638), est supère dans les Borruginées ( fig OU). Les propriétés de celles-ci, abondantes en mucilage qui donne à leur

SOLANEES.

infusion des propriétés simplement émollientes, sont également distinctes. La racine de plusieurs espèces , notamment de l Orcanette ( Anchusa tinctoria ), à laquelle on peut substituer celles de l 'Onosmu

echioides et du Lithospermum tinctorium, est employée pour la teinture. Elle est rouge à l’extérieur au contact de l’air, blanche en dedans, et contient une matière insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool, l'éther, les huiles et les corps gras en général ; forme, avec les alcalis, une combinaison de couleur bleue, et est précipitée de sa solution alcoolique par les dissolutions métalliques en laques diversement colorées.

§ 602. Nolanées. — Les plantes de cette famillo méritent d’être citées pour l’énergie et en môme temps pour la diversité de leurs propriétés. La plus généralement répandue est la propriété narcotique qui réside dans les sucs des racines, feuilles et fruits de certaines espèces bien connues : h Belladone ( Alropa belladona ), la Mandragore [A . mandragora) si renommée autrefois, la Jusquiama [Hyoscyamus niger) et autres espèces du môme genre, la Pomme épineuse ou S tramoine (Datura stramonium), diverses espèces du genre Solarium (par exemple, le S. nigrum , si commun dans nos campagnes). La chimie a découvert dos substances particulières et en môme temps analogues dans ces dilférontes plantes dont elle leur a donné les noms ( atropine , hyoscyamine , daturinc , solaninej , et C’est à elles que leurs qualités paraissent duos. Los Physalis som-

039-041 . Organes île 1.1 fructification d’une Buglosso (T Anchusa italien),

Page 1