i. Une de celles-ci séparée. , , , lc Tégument
OIH. Graine dépouillée de son aigrelle el coupée ' externe. fi Tégument inlerne. ,i Dm^enne. c l.uduvou.
APOCYNÉES. ASCLÉPIADÉES. 509
formes, plus tard confondus, prolongés chacun en une sorte de queue gélatineuse, laquelle, au moment de la déhiscence, s'unit à l'extrémité de la masse pollinique correspondante et la tire à lui hors de la loge, de sorte qu'examinés à cette époque, cette masse, la glande portée sur le stigmate et son prolongement, ne semblent plus faire qu’un seul corps. Ce corps pollinique (fig. 660) est formé d'un tissu cellulaire à cellules intimement unies renfermant chacune un grain à membrane simple, dont la paroi cellulaire environnante doit être considérée peut-être comme la membrane externe. Quoi qu’il en soit, une fente longitudinale finit par s’établir sur l’un des côtés de la masse, et des cellules ainsi ouvertes s'échappent les grains (p) qui viennent s’appliquer seulement à la partie inférieure du gros stigmate [fig. 659 pp), auprès de l’insertion du style dans lequel les tubes polliniques pénètrent ainsi. Cette organisation du pollen ne peut être guère comparée qu’à celle que nous avons précédemment fait connaître dans un certain nombre d'Orchidées, et est assez singulière pour justifier la distinction des Asclépiadées . Ajoutons un autre trait qui caractérise beaucoup de leurs genres : c’est l’existence d’autant d’appendices de forme variable opposés à chacune des étamines, et qui forment au dedans de la corolle un verticille aussi développé quelle, et décrit sous le nom de couronne (fig. 658, 659 a). Nous avons fait connaître la disposition des deux ovaires distincts , ainsi que les styles qui les terminent [fig. 659 os) réunis seulement au moyen du gros corps stigmatique que nous venons de décrire. Ils se changent plus tard en deux follicules polyspcrmcs [fig. 662) dans toutes les Asclépiadées et dans toutes les vraies Apocynées; mais , dans une tribu do celles-ci ( Ophioxylèes ), deviennent deux drupes, et dans une autre [Cari usées) sont soudés dès le principe en un seid qui le plus ordinairement devient une baie. C’est dans ces deux derniers cas qu'on trouve quelquefois les ovules définis ou même solitaires.
Les plantes des deux familles sont souvent grimpantes. Leur suc, laiteux, est âcre et amer, et de l’excitation qu’il provoque résultent divers effets, suivant la partie du corps où il agit : les vomissements ou la purgation, la sécrétion abondante de la sueur ou de l’urine. Ainsi les feuilles du Cynanchum urguel agissent comme celles du Séné, auxquelles on les môle pour les falsifier, mais d'une manière beaucoup plus dangereuse ; le suc du C. mompeliacum est connu aussi sous celui de Scummonëe de Montpellier et purge violemment, tandis que la racine du C. ipecucuanhu , l’une do celles qui sont confondues dans le commerce sous ce dernier nom , fait vomir. Le Dompte-venin [C. vinceloxicum ) devait ce nom aux évacuations qu’il provoque et qui peuvent être si utiles en cas d’empoisonnement.
Mais on peut dire qu en général ces propriétés dangereuses sont moins prononcées dans les Asclêpiaclées que dans l'autre famille, et 1 on en cite môme dont le lait serait innocent et employé comme aliment. Il est d’ailleurs riche en caoutchouc dans quelques espèces qui servent à son extraction.
Nous venons de dire que le suc des Apocynées présente les propriétés âcres à un degré plus intense. Nous ne citerons, parmi beaucoup d’exemples, que le Nerünn oleander ( Laurier-rose ) dont l’extrait est un narcotico-ûcre très violent et dont les émanations seules peuvent, surtout dans les contrées méridionales où il croît spontanément , déterminer les plus graves accidents. Nous nous arrêterons un peu davantage sur les graines à gros périsperme corné du genre Strychnos , qui contiennent un des poisons les plus actifs qu'on connaisse’, cet alcaloïde qu’on a nommé de la strychnine. Il détermine, sans doute en agissant sur la moelle épinière, des contractions dans les muscles telles , qu’à quelques convulsions succèdent bientôt la roideur et l’immobilité, puis l'asphyxie par la suppression des mouvements respiratoires. C’est ce qu’on a quelquefois l'occasion d’observer sur les chiens vagabonds empoisonnés par les boulettes jetées à cet effet dans nos promenades publiques et préparées avec de la Noix vomique. C’est de celle-ci ( Strychnos nux vomica) et de la Fève de Suint-Ignace (S. ignatiana) qu’on extrait la strychnine, qui donne aussi ses propriétés à l'écorce de Fausse- Angusture, laquelle paraît provenir également d’un Strychnos, peut-être du Nux vomica luimôme, ainsi qu’au célèbre poison dont les Javanais enveniment leurs (lèches, lupus limité, autre espèce du même genre (S. limité). Mais la médecine a su appliquer ces propriétés formidables à un emploi salutaire, et s’est, servie de la strychnine dans les cas où la contraction musculaire paralysée a besoin d’être réveillée par un agent très énergique : seulement elle 1 administre a très faible dose, celle d une petite fraction de grain, be péricarpe charnu de diverses espèces de Cu vissées ne participe pas à ces qualités dangereuses et se mange dans les pavs où ils croissent : tels sont les fruits des Curissa edutis et curundus, du Melodinus monogyntis, du Wilhighbeia edulis , etc.
m o n o r é ta i, i : s péril g v x e s .
(Tableau XV, pnjfo 511.)
§ (iOG. lluhincécN. — Ce groupe, ! un des plus considérables et des plus naturels du règne végétal, peut se subdiviser en plusieurs d'après diverses considérations. D’abord en doux grandes sections : celle des Coffieucées , à loges contenant un seul ou plus rarement deux ovules; celle des Cinchonucécs , à loges mulliovulées. On les
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