‹ BotaniqueChapitre 187 sur 206 · O CO O · texte numérisé non relu

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partage ensuite en tribus d'après la nature de leur fruit, qui est, soit charnu, une baie ou une drupe à plusieurs noyaux: soit sec, indéhiscent ou déhiscent : dont les carpelles restent unis à la maturité ou se séparent (fig. 669) ; dont les loges , le plus souvent réduites a deux , sont d’autres fois plus nombreuses : d’après la consistance

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charnue ou cornée du périspermo: d’après l’inflorescence, dont les fleurs se pressent souvent en tête et quelquefois même se confondent en se soudant entre elles par leurs ovaires : d’après les bractées plus ou moins développées, tantôt soudées entre elles dans 1 intervalle des deux pétioles et formant ainsi quelquefois des sortes de gaines de forme diverse. Dans les /{itbiucêes d'Europe, ces stipules se développent en feuilles semblables aux véritables et en augmentent le nombre plus ou moins, suivant les divers modes de soudure ou de dédoublement des accessoires. 11 en résulte alors un vorticille de ces feuilles ordinairement étroites et disposées comme les rayons d'une étoile , d’où l’on a donné a ces plantes le nom iVètoilres ( stellalæ ) : mais on n'y voit toujours se développer il chaque nœud que deux bourgeons opposés. L’ovaire adhérent est souvent couronné par un disque charnu (/if/ 667), qui est percé par le style simple, mais souvent partagé jusqu à une assez grande profondeur en autant de branches qu'on compte de loges.

(Î05. Diagramme tlo In (lotir du Calium moUugo.

(ilili. Fleur entière.

1917. La même, coupée verticalement. — c Calice coufomlu avec l'uvairo o. — p Curulle. c Etamines.

IÎI1H. Fruit du la Garance ( fliibin linelorum ).

ruai. Le même, après l'er.irtemonl des deux carpelles.

11711. lampe verticale de la graine. p Périspermo. — ( Embryon.

RUBIACÉES. SI 3

Cette famille présente dans un assez grand nombre de ses espèces des propriétés remarquables qu’il nous reste à examiner. L'écorce de plusieurs est astringente et amère à un haut degré, et possède à ce titre une vertu fébrifuge, renommée surtout dans celles des Cincliona , plus connues vulgairement sous le nom de Quinquina. Cellesci le doivent à des alcaloïdes que nous avons déjà eu l'occasion de citer (§ 232), la cinclionine , et surtout la quinine. Il y a des espèces dont l’écorce les contient toutes deux en même temps, d’autres qui n’en renferment qu’une seule: aussi leur action médicale n’est-elle pas tout à fait la même. Autrefois on les administrait, soit en nature, soit en extrait après avoir dissous leurs principes actifs dans l’eau, ou mieux dans l'alcool qui est beaucoup plus propre à opérer celle dissolution. Aujourd’hui qu’on sait extraire en les isolant les primcipes actifs, ce sont ceux-ci qu’on emploie directement et par conséquent avec une bien plus grande certitude de l’effet qu’on produira et de la dose qu’on doit administrer. On conçoit donc comment le médicament complexe qu'on obtenait de l écorce doit différer du médicament simple que fournit l'alcaloïde toujours identique qu’on emploie maintenant. Il y a d'autres Rubiacées qui, quoique employées comme fébrifuges, n’en contiennent nullement, par exemple les Exoslema. Cette propriété réside donc dans des principes amers qui peuvent varier ; elle n’est pas un attribut particulier à la quinine, qui la possède seulement à un degré plus énergique, mieux connu, fligr.e par conséquent de plus de confiance. Le nom de quinquina , appliqué vulgairement à l'écorce de plusieurs plantes tant de cette famille que d'autres entièrement différentes, n’implique donc nullement l’existence de la quinine ou de la cinclionine, mais seulement celle d’un principe amer , tonique et astringent quelconque, dont l’efficacité a été reconnue dans la guérison des fièvres.

Les racines d’autres Hubiacées sont renommées comme émétiques, el parmi elles surtout celles du Cephaelis ipecacunnha, dont le nom a été également donné à d'autres, soit de la même famille ( Psycholria emetica, diverses espèces de Ricliardsonia et de Spcrmacoce), soit de familles entièrement différentes , ainsi que nous l’avons exposé à leur article. On a su extraire aussi le principe actif du Cephaelis , l 'émétine, qui entre dans la composition de sa racine pour t fi sur 1 00 parties el qu'on administre maintenant séparée à la dose de 2 ou 3 décigrammes en général. Se retrouve-t-elle également dans toutes los autres racines émétiques et appelées ainsi du nom d ipecacuanha ?

I) autres racines sont recherchées pour leur principe colorant et utilement employées en teinture, surtout celle de la Garance [Rubin i inclura ni). Plusieurs espèces du même genre ( R cnrilifnlia et* toi-

gusti folia), originaires d'autres pays, ont les mêmes propriétés, qui paraissent communes à d’autres du nôtre appartenant à la même tribu, celle des Rubiacées étoilées (comme YAsperula tinctoria, etc.}, ou à des tribus différentes (comme plusieurs Morinda, 1 Hydrophyla.r mari Lima et Y Oldenlandia umbellata, dont la racine est vulgairement connue sous le nom do Chaya-vair) . Mais, moins riches en principes colorants que la Garance, ellos sont négligées ou d un emploi bien moins général.

Le Café est la graine d une Rubiaeée, le Coffea arabica, et presque toute sa masse est formée par le périsperme corné, auquel il doit ses propriétés, comme on le sait , manifestées par la torréfaction qui, par la volatilisation d une huile concrète, y développe cet atome si estimé. On y trouve aussi une autre huile fusible à 25 degrés, un principe amer et un autre azoté qu'on nomme co/fcine, mais qui, chose assez singulière, parait identique avec la théine (§557), ce qui le rend nourrissant jusqu'à un certain point pour les peuples qui. ne se contentant pas de l'infusion, n'en séparent pas le marc. Cette plante, dont la culture est répandue maintenant presque partout sous les tropiques , vient de la haute Éthiopie, d’où elle fut, vers la fin du xvc siècle, transportée à Moka, où elle s'est si bien acclimatée qu’on l’en a longtemps crue originaire et que sa qualité y est encore considérée comme supérieure. Le Café, apporté par les Vénitiens, fut connu en France et en Angleterre dans le milieu du xviie siècle ; mais ce fut plus tard , et par les Hollandais qui l’avaient cultivé à Batavia et à Maurice, que des plants lurent introduits en Europe. Leur première culture au Jardin de Paris date de 1713 , et c’est de là, quatre ans plus tard, (pie le Caféier lut transporté dans nos colonies des Antilles : on a souvent raconte comment ces plantations si étendues plus tard a la Martinique , a Cayenne, à Bourbon, proviennent toutes d un seul pied sauvé alors pendant la traversée par les soins du capitaine Dcclieux , qui alla jusqu à partager sa ration d’eau avec lui. 11 est a croire que les graines d autres Rubiacées à périsperme corné offriraient quelque analogie; et quelques essais faits sur celles des (iiihiim, a 1 époque où le système continental gênait l'arrivée du café colonial en f rance, autorisent coLto supposition. Ils n'ont pas au reste été poursuivis, et tout naturellement, pour les succédanés du Calé comme pour tous les succédanés en général, on a laissé de coté le pis dès (pi on a pu facilement se procurer lo mieux.

S 007. CnmpaniilacêcN . — Celte famille présente, parmi les monopétales, une exception remarquable, que nous n avons trouvée que dans plusieurs de celles énumérées au tableau XII : c est qui* les étamines ne sont pas insérées sur la corolle, mais sur le caliic

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