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Embryon séparé

sieurs espèces, celle de la Raiponce, par exemple, ne puissent être mangées.

§ 6 08. Composées — Ce groupe de plantes, dans lequel entrent 9,000 espèces connues, doit être considéré moins comme une famille que comme une classe. Nous avons vu qu'il forme en effet la dixième (Épicorollées synanthères) de la méthode de Jussieu, et presque tous les auteurs se sont accordés à l'admettre comme tel dans leurs classifications diverses, sous un nom ou sous un autre, Linné (§ 509) sous celui de Syngénésie. Quant aux subdivisions qu'ils y ont ensuite établies, il est nécessaire pour bien les comprendre de donner d'abord une idée de la structure et de l’agencement de ces Heurs. Elles sont ramassées, à l’extrémité d'un pédoncule plus ou moinsdilaté, en un capitule ou calathide (§ 265) environnée d'un involucre d'un ou plusieurs rangs de folioles (§ 284) : elles offrent par cette disposition l'apparence d'une fleur unique, dont l involucre serait le calice; et de là le nom de calice commun qu'on lui donnait autrefois. Les petites fleurs peuvent être de deux sortes : les unes régulières, dont le limbe se partage en cinq dents ou lobes égaux; les autresirrégulières, dont le limbe, fendu dans une grande étendue, se déjette en dehors en une languette composée de cinq parties soudées, et terminée en conséquence par cinq petites dents ( fhj . 268 ) : les premières sont appelées fleurons [floscu U), les secondes demi-fleurons ou ligules [semi-flosculi, ligulœ Ces Ileurs sont tantôt hermaphrodites, tantôt seulement mâles ou femelles, tantôt neutres. C’est sur les combinaisons variées qui peuvent se présenter ainsi dans un même capitule qu’on a fondé les divisions du groupe entier. Linné les a distinguées d’après la distribution dos sexes dans les fleurs d'un même capitule, qui peuvent être toutes hermaphrodites (polygamie égale), les hermaphrodites mêlées à des femelles (1\ superflue) ou ii des neutres [P . fruslranéc), les unes mâles et les autres femelles (/’. nécessaire), ou d'après celle des involucrcs, rapprochés plusieurs en un seul capitule (P. séparée). Tourneforl, qui a été bien plus généralement suivi, les séparait en semi-flosculeuses (celles où le capitule n’est composé que de demi-fleurons , (losçulcuscs (celles où il est. composé exclusivement de fleurons), et radiers (celles où il est composé des uns et. des autres) : ce dernier nom venait de ce que les demi-fleurons occupent alors la circonférence de la calathide, disposés mi un cercle (ragons, radius) d où les ligules rayonnent en dehors; les fleurons, le centre, où leur assemblage figure un disque [disais). Plus tard, Vaillant, et d'après lui Jussieu, modifièrent un peu cet arrangement , conservant les semi-flosculeuses sous le nom de Chicoracées; réunissant sous celui de Corgmbifercs la totalité des Radiées a quelques Musculeuses, dont le reste forme les (gmt-

rocépluiles, distinctes par leur port et par leur style renflé au-dessous des stigmates. On a respecté jusqu'à un certain point cette dernière classification, tout en multipliant beaucoup, dans les temps modernes, les divisions et les subdivisions des Composées, qu’on partage maintenant en trois grandes séries : I" les Ligiili/lores [fig. 680), qui répondent aux Semi-flosculeuses ou Chicoracées ; 2" les Labiali flores' [fig . 681), dont les corolles offrent un mode d’irrégularité différent de celui des précédentes, se partageant en deux lèvres, l'une tournée en dedans et formée d’une ou deux divisions, l’autre tournée en dehors et formée de quatre ou trois autres. Ces plantes étaient à peine connues autrefois , et c'est pourquoi nous les trouvons omises dans les anciennes classifications. 3" Les Tubuli flores [fig. 682), dont les fleurs, soit toutes, soit celles des disques seulement, sont tubuleuses et régulières, et qui comprennent par conséquent les Radiées et les Flosculeuses , mais parmi lesquelles une tribu 'celle des Cynarées) répond encore aux Cynarocéphales. Outre celle-là, on en a admis quatre autres, et on les a fondées principalement sur dos différences dans la structure du style et des stigmates : caractère dont on a constaté l’importance dans ce groupe, en ce qu’il se trouve en entraîner à sa suilo beaucoup d’autres dont il se trouve ainsi être à lui seul l’expression. Or, ce style, simple dans les fleurs mâles, se partage toujours dans les femelles et les hermaphrodites on deux branches terminales , couvertes, dans une partie de leur étendue, de poils collecteurs, et parcourues, sur le rebord de leur face interne, par deux petites bandes glanduleuses qu’on considère comme les vrais stigmates, quoiqu’on donne souvent ce nom aux branches tout entières. Nous avons déjà vu que dans les Cynarées [fig. 685) on observe immédiatement au-dessous de ces

branches un renflement ou nœud, et il est souvent hérissé do poils: les bandes stigmatiques parcourent la branche dans toute sa longueur et confluent à son sommet. Dans les Sënécionidirs (fig. 686) le style est parfaitement cylindrique, les branches sont tronquées à leur sommet, que couronne souvent un pinceau de poils, au delà duquel elles s’allongent d’autres fois en cône ou autre appendice; mais c est toujours à ce point que s arrêtent les bandes stigmatiques sans confluer. Dans les Astéroidëes (fig. 687), les branches linéaires se continuent sans changement jusqu’à leur sommet, si ce n’est qu’oxtérieurement elles s'aplatissent et se couvrent de poils très fins, et que les bandes cessent à cette mémo hauteur.

Les branches sont longues, un pou dilatées en massues, couvertes de papilles en dehors, dans les Eupaloriacées [fig. 688); ('Iles sont ou allongées et subulées , ou courtes et obtuses, hérissées de poils longs et égaux dans les Vcrmmiëcs [fig. 689); dans les unes et

les autres, les bandes marginales s’arrêtent avant le milieu de la branche. — On a subdivisé ces sept tribus : les Liguliflores , les Labiatiflores et les cinq que nous venons d'indiquer dans les Tubitliflores, en un grand nombre de sections que nous ne pouvons exposer ici. Mais il est nécessaire, néanmoins, d’ajouter encore quelques détails sur les principaux points de la structure des organes de celle classe si importante, et sur les termes particuliers par lesquels on a dù désigner leurs diverses modifications; termes destinés à abréger les descriptions, qui ne pourraient être comprises si l'on ne connaît pas la valeur des mots employés à cet usage.

Le sommet du pédoncule, élargi en un plateau qui porto les fleurs du capitule, et qu’on nomme réceptacle [phoranthe ou clinanthe de quelques auteurs [§ 265]), est plan ou concave, ou, au contraire, convexe, ou même conique. Les fleurs peuvent partir immédiatement de sa surface unie, ou bien leur insertion s’y enfonce plus ou moins et y détermine ainsi des aréoles ( receptacalum cireolatumY ou même des alvéoles plus profondes (r. alveolatum ) dont les bords se relèvent autour de la base de chaque ovaire ou achaine, en lames tantôt continues , tantôt déchiquetées en languettes membraneuses irrégulières, ou souvent en fibrilles ou poils ( r. fimbrilliferum). Cet assemblage de fleurs est entouré par un involucre de folioles ou bractées de formes diverses, souvent réduites à celle d’écailles et en portant le nom , quelquefois terminées en épines (comme dans les

070—000 . Organes do lu fructification clos Composées.

070. Diagramme de la (leur d’un Sénetjon. — Le cercle extérieur ponctué indiipio l'aigrette uu limbe du calice.

080. Demi-fleuron de la Chicorée (Chicorium iiilybus). — o Ovaire adhérent avec le calice. ■ — - c Tube formé par les étamines et traversé par le style bifide s.

081 . Fleur d'une Labialillorc ( Cluetantern linearis). — o Calice cl maire adhérents. — t Tube de la corolle. — lu Sa lèvre supérieure. — li Sa lèvre inférieure. — c Tube des anthères. — s Sommet du style.

082. Fleuron d’une Flosculcuse ( Aster rubricaulis) i coupé dans toute sa longueur, de manière à montrer l’ovule o dressé dans l’ovaire confondu avec le calice cl le tube c des anthères porté sur la corolle p et traversé par le style s. — n Aigrette.

083-000. Sommets des styles de Composées appartenant aux différentes tribus. — Les deux bandes sligmaliques se voient bordant la face interne des deux branches qui terminent chacun de ces styles. Plusieurs portent des poils collecteurs, au dehors , audessous et au-dessus.

0811. Sommet du stylo d’une Cbicoracée {Chicoriwn mlijbiis).

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