‹ BotaniqueChapitre 190 sur 206 · d’une Asléroïdéc ( Aster atluUcrhius · texte numérisé non relu

d’une Asléroïdéc ( Aster atluUcrhius

088, — d’hne lîilpaloriacéo ( Stcvia purpuren).

080, — d’une Verhoniéo (Vcnionia angiislifdlia).

000. Fruit mflr d’un Séneçon , coupé verticalement. — s Style. — p Péricarpe.

{ Tégument de la graine. — c Kmbrynn.

•il 9

S 20 HOTANIQUE.

Chardons), disposées en cercle sur un seul rang, ou sur deux, en deux cercles concentriques (§ '28 i), ou le plus souvent imbriquées en spirale. Elles se soudent ensemble inférieurement dans quelques cas, mais restent plus souvent distinctes. Ces bractées sur plusieurs rangs ne portent pas de lleur a leur aisselle, excepté souvent celles du plus intérieur; mais chaque fleur particulière peut être accompagnée d une bractée propre, qui part avec elle du réceptacle, et, cachée entre les fleurs hors de l’influence de la lumière, prend la consistance et l’apparence d’une écaille blanchâtre ou d’une membrane ( bractcoles , paillettes). Lorsque ces beaeléoles couvrent le réceptacle, on le dit palèaeê (r. paleaceum ) ; lorsqu’elles manquent entièrement, on ledit, nu (r. nudum vel epaleaceum). L’involucro contient des fleurs toutes hermaphrodites (capitula homogama ), ou bien ensemble des fleurs de deux sortes (c. heterogama ) : dans ce dernier cas, ce sont les neutres ou les femelles qui occupent la circonférence, les hermaphrodites ou les mâles qui occupent le centre. Lorsqu’il réunit les fleurs mâles et femelles , il est monoïque (c. monoica). Lorsque les capitules sont composés les uns de fleurs mâles seulement, les autres de femelles, mais portés sur une même plante, ils sont hètérocêphalcs (c. Iieterocephala ); si les mâles se trouvent sur d’autres pieds que les femelles, ils sontdioïques (c.dioica). Nous avons déjà vu que les capitules peuvent contenir des fleurs seulement flosculeuses (c. flosculosa seu discoidea) ou seulement semiflosculeuses (c. semi-floscitlosa seu ligulata) ou les deux a la fois (c. radiata ) : elles peuvent encore être toutes bilabiées (c. falso-discoideu ), ou celles de la circonférence ligulécs et celles du centre labiées (c. j dlso-radiala scu radialiformia) : quelquefois, dans des capitules llosculeux ou laux-discoïdes comme ceux du liluel et de beaucoup d’autres Centaurées, par exemple, les fleurs extérieures, tout en conservant la forme des intérieures, peuvent prendre un développement beaucoup plus grand (c. coronulu).

Le calice est adhérent avec l’ovaire qu’il recouvre complètement, et quelquefois se termine avec lui de manière a n’ollrir aucune trace de limbe, d’autres lois se prolonge un peu au-dessus en une sorte de petite couronne , plus souvent on plusieurs divisions qui ollrent rarement la forme de folioles, plus fréquemment celle de paillettes ou écailles, le plus généralement (elle d aigrette commençant au sommet même de l’ovaire (aigrette sessile , pappus sessilis), ou exhaussée sur un prolongement du tube calicinal en forme do lilet I aigrette slipilée , p. slii>iialus). Nous avons examine autre paît (§ 330) la nature et les diverses modifications des poils de I aigrette. .

Aux formes principales de la corolle (pie nous axons fait <on-

nailre, il convient d’ajouter la connaissance de quelques caractères remarquables qu elle présente. Tel est celui de sa nervation. Nous savons qu'en général, dans les fleurs des autres plantes, c'est la nervure médiane qui domine, et qu'ainsi, dans le tube d’une corolle monopétale, les cinq nervures principales sont opposées aux cinq lobes, dans l'axe desquels elles viennent se terminer. Il n’en est pas ainsi dans les fleurs des Composées : les cinq nervures alternent avec les lobes ; arrivées à eux , se partagent en deux qui se prolongent sur leurs bords correspondants, de telle sorte que chaque division du limbe est bordée de deux nervures saillantes confluentes à son sommet (/ ïg . 268, 680-83). Ce sont donc les latérales qui prennent ici le plus grand développement, soudées deux à deux dans le tube, séparées dans le limbe : quant aux médianes, elles se montrent aussi quelquefois, mais manquent plus souvent. On avait proposé de nommer les Composées, d’après ce caractère si remarquable, .Xervamphipélalées, La préfloraison valvaire se lie à celte disposition. On y observe des corolles de toutes les couleurs, et tantôt toutes les Heurs d’un capitule ont la mémo ( capitula homocliroma) , tantôt une différente ( c. htilerochroma), celles du disque alors toujours jaunes , celles du rayon blanches ou de quoique nuance dérivant du bleu.

Les étamines portées sur le tube de la corolle ont leurs filets libres ou soudés : mais leurs anthères sont toujours réunies par leurs bords, et forment ainsi elles-mêmes un tube, ne se distinguant entre elles que par leurs sommets ordinairement prolongés en un appendice plus ou moins long, et souvent aussi par leurs bases allongées en une queue [antherœ mudulœ), qui manque d'autres fois ( antherœ ecaudatœ). Le style, que nous avons décrit, traverse le tube formé par les anthères, et, en s allongeant, balaye, au moyen de ses poils collecteurs qui s'enfoncent dans les fentes de leurs loges, le pollen qui y est contenu.

L'ovaire est à un seul ovule dressé dans une seule loge ; cependant,, d'après le nombre double des stigmates et d’après I existence de deux cordelettes qu’on voit quelquefois, partant do la naissance du style , parcourir , en sens opposé et de haut en bas, la paroi interne de la logo jusqu'à l’insertion de l’ovule, serait-il permis de supposer qu'il est réellement formé de la soudure de deux carpelles?

Il devient un achainc qui, par 1 absence ou la présence et la nature de I aigrette, fournit d utiles caractères. La graine, en grossissant, finit quelquefois par confondre avec le péricarpe ses téguments composés d'une double membrane. L’embryon tourne en bas, vers le point d'attache, sa radicule courte [fiij. 6 90).

Les C.hicocacées ou Tubulillores ont un suc laiteux analogue à celui

des Campanulacées, Il est amer, un peu astringent et même narcotique. Ces propriétés se trouvent dans presque toutes les espèces sauvages à un degré plus ou moins prononcé : on les remarque surtout réunies dans les Lacluca sylvestvis et virosa, dont l'extrait est employé comme l'opium , sans déterminer cependant les mêmes accidents. Mais ces propriétés s’affaiblissent dans d’autres espèces, notamment celles que nous cultivons et dont on mange soit les racines, comme celles du Salsifis et de la Scorsonère , soit les jeunes pousses ou les feuilles, comme celles de la Laitue, de la Chicorée, du Pissenlit, de la Barbe-de-Bouc, etc., etc. Remarquons qu'on omploio ainsi des parties étiolées, ou naturellement, comme celles qui croissent sons terre, ou artificiellement, ou toutes jeunes, de manière que le suc propre n’a pu encore être complètement élaboré, et ne possède que ce faible degré d'astringence ou d’amertume qui plaît au goût et relève la saveur des aliments.

On en peut dire autant des diverses Cipuirocr pliâtes ou C y narres , qui sont alimentaires : des feuilles de Cardon qu'on a soin de laisser blanchir ou étioler, des réceptacles d’Artichaut et autres qu on cueille avant l'épanouissement de la Heur , et qu’on mange mémo crus lorsqu’ils sont encore extrêmement jeunes. Chacun connaît l’extrême amertume des autres parties de l'Artichaut, et c est un caractère commun à toutes les autres plantes de cette même tribu, et qui en fait employer plusieurs comme stomachiques.

Nous le retrouvons dans celles qu’on confondait sous le nom de Corvmbifères , mais il s v modifie par la coexistence d un principe résineux qui en exalte ordinairement les propriétés. Si celui-ci, au lieu de se concentrdV en se solidifiant, reste à I état d huile volatile, la plante serait la fois Ionique, aromatique et antispasmodique, comme dans les Camomilles, les Armoises, les Achilléa, la lanaisie, etc. On a même proposé 1 infusion (fit plusieurs en guise de thé.

La prédominance du principe amer lui donne des vertus fébrifuges, comme aux diverses espèces confondues sous le nom de t.amo mille, etc. Celle do la résine augmentera les propriétés stimulantes, provoquera la sueur, la salivation, la sécrétion abondante de 1 urine . et c’est sans doute à ces etfots que plusieurs espèces exotiques doivent leur renommée comme antidotes a la morsure des serpents . telles sont une espèce d’Eupatoire, l .lj/apmiu, et une de Mikmiia, le Gmici). — On trouve dans un petit nombre de Corvmbifères des dépôts do fécule qui sont utilisés pour la nourriture de l'homme ou des animaux ; le Topinambour ( llelinnthus tubrrosiis) est , sous ce rapport, tout à fait comparable ii la Pomme de terre, et ce sont ses rameaux inférieurs et souterrains qui se métamorphosent en tubercules chargés dvcnx et féculents On a découvert dans un autre. ^

l'Àunée ( Inula helenium), lin principe amer qu'on a nommé Inuline, extrêmement analogue à la fécule, dont il a presque la composition en poids 43,72 de carbone, 62,0 d'hydrogène, 50,8 d’oxygène) et toutes les propriétés , si ce n’est qu’il est un peu soluble dans l’eau qui en dissout , chaude -j-, et froide , et que 1 iode le colore en jaune et non en bleu. Il se trouve au reste dans un grand nombre d’autres végétaux ou il remplace la fécule.

Les graines de la plupart des Composées sont oléagineuses comme on peut facilement s’en convaincre par l’examen de celles du Soleil. On cultive même plusieurs espèces pour l’extraction de l’huile, les Mndia saliva, Gnizotia oie i fera, etc.

Page 1