FOUGÈRE
Rapports à toute la masse des Phanérogames.
ZûXE ÉÇl'ATORI A LF. , Lit ÎI. 0"-l0°.
ancien continent. .
nouveau continent .
i ancien continent., nouveau continent.
I ancien continent. ..
i nouveau continent. .
1 pays peu nioniueux.
I pays liés moiitucux.
Z ON F. TRM PKRÉR,
Luit. 45°-52°.
1/800 ! L:«,rVlV*-* ••
ÔUJ ) Amérique, l/.in f Europe-..
i/IoU ) Amérique.
Zone glaciale, Intit. fi7°-70ü.
moi èmirttiuu-
' ) Europe....
1/iO
La proportion va
en augmentant Ce l’équateur vers le pôle.
La proportion va
en augmentant du pôle
vers l’équateur.
Lu proportion va
en diminuant de la
zono tempérée lu polo
vers I
et
vers l’équateur,
§ G3G. Les espèces plus nombreuses répandues entre les tropiques correspondent nécessairement à un plus grand nombre de familles et de genres; et il diminue progressivement en se rapprochant des pôles. Mais comme alors chaque genre est représenté par un nombre moindre d’espèces, dans ces flores des pays froids , le nombre des genres, par rapport à celui des espèces, devient plus grand. Ainsi, par exemple, la flore française compte aujourd’hui plus do 7,000 espèces réparties dans plus de 14 00 genres; celle de Suède un peu plus do 2,300 especes pour 566 genres ; cello do Laponie, un peu moins de 4 , 1 00 espèces pour 207 genres ; de sorte que pour chaque genre le nombre moyen des espèces est en Franco de G , en Suède de 4,1, en Laponie rie. 3, G.
Lo nombre absolu des espèces ligneuses et leur proportion aux espèces herbacées augmentent ainsi à mesure qu’on s’approche davantage de f équateur. Le nombre relatif des espèces annuelles ou bisannuelles croît donc suivant une marche inverse, mais qui no se continue pas ainsi jusqu’au pôle. Ce sont les régions tempérées qui paraissent lo plus favorables à leur nature délicate, ainsi que le prouve l’expérience do nos jardins. Elles y acquièrent leur maximum, et plus loin leur proportion reprend une marche décroissante. Nous avons vu qu’elles disparaissent dans les zones les plus froides, soil en latitude, soit en hauteur, ou la plupart dus plantes sont vivaces ou sous-frutescentes.
Lu corollaire des propositions précédentes, c’est que la taille de
végétaux va en augmentant d'une manière générale des pôles vers 1 équateur. Mais cette règle semble intervertie pour un ordre particulier de plantes, les Fucus, qui, assez petits dans les mers tropiques, acquièrent d'énormes dimensions dans les mers arctiques ou polaires. On en a mesuré au cap Horn dont la longueur atteignait a peu près I 00 mètres.
§ 637. Nous n'avons encore parlé que des rapports numériques entre les différents groupes de plantes (familles, genres, espèces), rapports qui, par leurs combinaisons diverses suivant, les diverses contrées, donnent la physionomie propre au paysage de chacune d'elles. Mais celle-ci dépend en môme temps d'une autre cause que nous n'avons pas encore examinée , du nombre des individus d'une même espèce dans une étendue donnée. Dans tout pays, celui qui considérera avec quelque attention la végétation qui l'entoure, et, ne se contentant pas d’un coup d'œil vague jeté sur l’ensemble, cherchera à en analyser les divers détails, reconnaîtra tout de suite que, parmi les végétaux qui le composent, les uns se répètent un nombre infini de fois, et que telle espèce couvre de grands espaces de ses individus pressés les uns contre les autres, tandis que ceux de telle autre ne se montrent que de loin en loin. De la multiplicité d espèces diverses réunies sur un môme point ou de la multiplication d’une même qui croit à l’exclusion de la plupart des autres, dépend la sensation de variété ou de monotonie que l'œil transmet à 1 esprit . On a nommé plantes sociales celles qui vivent ainsi en société, comme certains animaux par grands troupeaux : si 1 on en rencontre quelques pieds isolés à grande distance de tout autre, ce n est qu une rare exception. Leur présence indique toujours une môme nature dans le terrain qu’elles couvrent ; la ligne où elles s’arrêtent , un changement dans la nature du terrain.
§ 638. Nous nous trouvons ici naturellement amené a 1 examen d une influence , celle du sol, que nous avons dû jusqu a présent laisser de côté, puisque nous avons considéré les grandes régions du globe dans l’ensemble do leur végétation, et que les variations résultant de celles du terrain sont beaucoup plus locales, plus morcelées, et se multiplient dans chacune de ces régions, souvent sur des espaces assez bornés. Par ce nom général de sol , nous (lovons entendre tout milieu où peut croître une plante, et par conséquent les eaux s'y trouvent elles-mêmes comprises.
^ 63!). Commençons par celles de la mer où nous avons vu (§ 62!) vivre une partie des Algues, celles qu on connaît vulgairement sous le nom de Fucus, et qui, cramponnées, mais non enracinées sui les fonds ou les rochers, absorbent leur nourriture dans 1 eau salée qm les environne. Quelques unes même flottent librement : telle e?t