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RACINE

trouvés dans des circonstances particulières favorables à ce développement. Or, ces bourgeons, qu’on appelle adventifs, se montrent aussi quelquefois sur des racines, surtout quand elles se trouvent placées dans les circonstances ordinaires do la tige. Cette possibilité do production réciproque de bourgeons adventifs sur les racines, do racines adventives sur les tiges, est un rapport important entre les unes et les autres.

§ 101. Racine «les monocotylédonées. — Elle est le plus souvent composée (/»/. 1 08 , 1 1 1), et ses rameaux, quoique divisés quelquefois, restent souvent aussi indivis. L. C. Richard, frappé de cette disposition commune dans les monocotylédonées, et remarquant que ces racines partielles, qui par leur ensemble forment la composée, présentent à leur origine cette petite gaine que nous avons nommée coléorhize, que ne présente pas la racine des dicotylédonées, en avait conclu qu’elle ne se développe pas dans celles-ci de la même manière que dans les autres, et, substituant ce caractère qu’il croyait plus sûr et plus général, à celui qu'on tire généralement du nombre des cotylédons, il nommait les dicotylédonées exorhizes et les monocotylédonées endorhizes , parce que la racine serait extérieure (e£ù?, en dehors) dans les premières, intérieure ( cvoov, en dedans) dans les secondes. Mais l'histoire du développement comparatif de la racine primaire et des racines secondaires, telle que nous l avons exposée précédemment, montre que cette observation, si fine d'ailleurs, était pourtant incomplète et la différence fondée sur elle moins réelle qu’apparente. En effet, d'une part les dicotylédonées sont endorhizes quant à toutes leurs racines secondaires qui percent la couche corticale pour se produire au dehors; do l’autre, les monocotylédonées sont exorhizes dans leur racine primaire toutes les fois qu’elle se développe. Or, elle se développe dans un certain nombre d’entre elles, par exemple dans les Palmiers, des Liliacées., des Amaryllidces, etc., etc.

Mais il est vrai qu’elle n’augmente pas do manière à former un pivot, et. s'arrête ordinairement dans sa croissance égalée ou surpassée par les racines secondaires , nées autour d’elle ; que

HI. Graine do Blé germant. — La masse do la graine. — t La jeune tige commençant a s clever. — r' r' r' r’ Racines couvertes de petits filaments. — rcc Coléorhize

ou gaine dont chaque racine s'enveloppe à sa base en perçant la couche supcrllciello de I r*ml>rvon. 1

souvent môme elle se réduit à une sorte de moignon, comme dans les Scitaminées, ou môme paraît ne pas se développer du tout, comme dans les Graminées (fig. 1 1 1). Telle est donc la différence véritable du développement radiculaire dans les dicotylédonées et monocotvlédonées : dans les premières, développement fréquent et quelquefois presque exclusif de l'axe primaire ; dans les secondes , avortement fréquent et plus ou moins précoce de ce môme axe, de telle sorte que l’ensemble de la racine ne se compose plus que d'axos secondaires, par conséquent coléorhizés.

Toutes ces racines secondaires ne se conservent pas si la tige est vivace, mais meurent dans l'ordre où elles se sont formées, de manière à former des cercles de plus en plus extérieurs, puisque ceux de première année se sont formés tout autour de la radicule qui était la continuation de l’axe môme.

Les racines aériennes, extrêmement rares dans les Dicotylédonées, se montrent ici fréquemment. On les voit partir plus ou moins haut de la tige : dans beaucoup de Palmiers, elles se produisent en grande abondance à la base du tronc, qu elles couvrent tout entière et contribuent ainsi à épaissir considérablement. Dans certaines Orchidées, dans les espèces du genre Pothos, elles acquièrent d’assez grandes dimensions et offrent une apparence singulière par leur surface d'un blanc mat, couleur due à une couche accessoire formée par plusieurs rangs do cellules remplies d’air, les plus extérieures quelquefois allongées en poils , sur la paroi desquelles se dessinent des spirales ou des réseaux élégants, couche qui vient renforcer et recouvrir l épidcrmc : de là le nom de voilées ( radices velatœ), que M. Schleiden

La structure interne est celle des liges. Dans les grosses racines, on trouve des faisceaux fibro-vasculaires plus ou moins nombreux dispersés dans du parenchyme , plus rares au centre, multipliés et plus pressés vers la circonférence, et une enveloppe corticale cellulaire couvrant souvent une couche fibreuse. Dans les petites, ces faisceaux se concentrent ou se réduisent souvent on un seul qui forme l'axe, environné d'une zone cellulaire. Une différence cependant se fait remarquer dans la distribution des éléments de ces fais-

112. Faisceaux pris dans la section transversale de la racine d'un Palmier [Diplothcmium mnrUimum), pour montrer la disposition relative des vaisseaux outre eux et avec, les

donne à ces racines.

lîACINF. Il 1

eeaux comparés a ceux des liges; leurs vaisseaux, qui sonl groupes eu séries simples ou souvent partagées en Y (pg. 112), dirigées comme des rayons par rapport à l'axe de la racine, vont en décroissant. de dedans en dehors, d'autant plus petits (vs), et aussi d’au* tant plus tôt formés qu’ils sont plus extérieurs dans la série; d autant plus gros (»p), quoique d’une formation relativement moins avancée, qu'ils sont plus intérieurs : ce qui parait le contraire de l’agencement et du développement des vaisseaux dans les faisceaux des tiges.

§ I 02. Racine des Acotylédonées. — Ici, pas de radicule développée par la germination. Ainsi que nous l’avons dit plusieurs fois (§ 93;, des prolongements tubuleux de cellules analogues seulement à ceux de 1 épiderme des autres racines en remplissent les fonctions et pompent la nourriture pour la jeune tige. Celle-ci, une fois développée, émet des racines advenlives, les seules qu’on observe dans ces plantes. C’est souvent aux nœuds qu’elles se produisent, soit tout autour, si l’axe du végétal s’élève verticalement, soit seulement du côté de la terre, s’il marche horizontalement, Sur les troncs des Fougères en arbre, ces racines s’accumulent à la partie inférieure en telle quantité, qu elles vont jusqu’à en doubler ou tripler l’épaisseur (pg. 1 03, ra) : de là la forme conique que ces troncs montrent souvent jusqu’à une certaine hauteur, où le cylindre formé par leur tige se montre nu et dégagé de cette sorte d’épaisse chevelure formée en bas par les racines adventives. Ces racines rappellent l’organisalion do la plante à laquelle elles appartiennent, purement utriculaires dans celles où la tige l’est aussi, montrant l’association des vaisseaux aux cellules dans les végétaux acotylédonés où nous l’avons signalée également pour la tige. Elles se présentent alors sous la forme do filets plus ou moins épais, simples ou rameux, dans lesquels un faisceau fibro-vasculaire forme l’axe entouré d’une couche cellulaire que revêt une enveloppe brunâtre et noirâtre en vieillissant. Ses libres et ses vaisseaux sont de la même nature que ceux de la tige (§ 89).

mitres éléments. — vp Gros vaisseaux ponctués situés on dedans. — vs Vaisseaux scalariformes, plus en dehors, et d'autant plus petits qu'ils sont plus éloignés du centre. — y tissu fibreux ou composé d’utriculcs allongés qui accompagnent les vaisseaux.

/ Groupes d,. vaisseaux propres, îles larges en dedans, de très élrnils en dehors.

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