‹ BotaniqueChapitre 65 sur 206 · do la fleur du Crnssnla rubens · texte numérisé non relu

do la fleur du Crnssnla rubens

2111. — de la fleur du Seilum tclcphium.

21t. - delà fleur du Corsiaria myrtifolia.

(lu môme genre, ce nombre s’accroîtra encore, et l'on en connaît où il est porté jusqu'à vingt, où il s’est par conséquent quadruplé , en particulier dans chaque verticille , et en général dans la fleur.

§ 303. Plus souvent l'accroissement numérique des parties résulte de celui des verticilles mômes.

Les folioles calicinales , ainsi que les pétales, peuvent se montrer ainsi en nombre double et disposées sur deux rangées

fleur EN GÉNÉRAL. MULTIPLICATIONS. 237

d’énigme par des exemples. La (leur du Redoul ( Coriaria myrlifolia If Uj . 211]) offre cinq folioles calicinales, cinq petits pétales courts et épais alternant avec elles, puis dix étamines sur deux rangs, le plus extérieur opposé au calice, le plus intérieur aux pétales , enfin cinq carpelles alternant avec ceux-ci ; nous avons donc bien addition d'un verticille d’étamines, qui est venu s’intercaler entre les cinq premières et les carpelles, et qui a dû occuper la situation normale de ceux-ci vis-à-vis des pétales : la règle générale se maintient, les verticilles successifs alternent entre eux. Examinons comparativement une fleur de Secluin (/ iy . 213): presque semblable à celle du Crassula {/iy. 212), elle n'en diffère que par l'addition d'un cercle de cinq étamines, et par conséquent présentant en apparence absolument le même nombre de verticilles et de parties que la Heur du Coriaria. Néanmoins, si nous recherchons avec plus d’attention la situation relative de ses parties , nous reconnaissons que des dix étamines, les cinq qui se trouvent placées un peu extérieurement par rapport aux autres sont précisément devant les pétales, et même soudées avec eux tout à fait à leur base. Nous aurions ainsi deux verticilles successifs opposés, contrairement à la règle. Nous nous trouvons donc conduits à nous demander s’il y a en effet ici double verticille , ou si plutôt nous ne devons pas en reconnaître un seul composé de parties doublées, de manière que cette fleur se trouverait ramenée au type primitif, celui que composent un verticille de cinq folioles calicinales, un de cinq pétales, un de cinq étamines , un de cinq carpelles ; seulement les pétales seraient doublés chacun d'une étamine. Cette conclusion est justifiée non seulement par une considération que nous avons déjà eu occasion de répéter plus:eurs fois, savoir : que le guide le plus sur pour déterminer la véritable nature des parties végétales, si variables par leur forme, se trouve dans la détermination même de leurs rapports constants de position ; elle l'est encore par la fréquence d’un phénomène que nous ferons connaître tout à l'heure, celui du dédoublement des organes végétaux.

§ 304. La multiplication des parties de la Heur par l’augmentation du nombre des verticilles ne se borne pas toujours à ce quo celui d’un ou de plusieurs d’entre eux devienne double : il peut devenir triple, quadruple, etc. C'est ce qu'on observe souvent pour les étamines , plus rarement pour le calice et la corolle, plus rarement encore pour le pistil. Mais en général, lorsque le nombre s’élève beaucoup, les | arties ne se groupent plus par verticilles alternant régulièrement entre eux ; la disposition la plus commune pour l in sertion des feuilles véritables, 1 insertion spirale, reparaît sur un torusou étendu en largeur ou prolongé en axe. C’est ce que nous

avons vu dans les pétales et les étamines du Nymphæa, dans les carpelles du Magnolia, ce qu'on peut observer dans les (leurs d’un assez grand nombre de Renonculacées , dans celles des Cactus , des Camellias [fUj. 235), etc., etc.

§ 305. Pur dédoublement. — Les parties de la fleur peuvent encore se multiplier d'après un autre mode. Que dans une Heur de Renoncule, on regarde la base de chaque pétale en dedans, on en verra partir un petit corps de mémo couleur et de tissu analogue, qui en est comme un repli [Jig. 215 a). Dans celles de Crassula, de Sedum , do Sempervivum , que nous avons citées, en dehors et à la base de chaque carpelle , on peut observer une petite écaille verdâtre ( fig . 203 a) insérée au môme point que lui et qui paraît en dépendre. 11 semble que, dans ces deux cas, parmi les faisceaux vasculaires qui se rendent à ces feuilles modifiées et destinées à former les pétales ou les carpelles, plusieurs se sont détachés pour aller former, sur un plan intérieur ou extérieur, ces petits corps accessoires. On peut supposer que ces corps ne s’arrêtent pas à ces proportions minimes, mais se développent assez pour égaler presque la partie de la fleur à laquelle ils sont accolés , et alors elle devra paraître double, comme cela a lieu dans les pétales des Erythroxylon . Ceux de beaucoup de Sapindacées , de plusieurs Caryophyllées (Silene, Lychnis, Cucubalus ), olfrent quelque chose d'analogue dans le repli qui vient doubler une partie de leur surface interne. C’est ce genre de production qu’on a nommé dédoublement ou chorize ( de yotpiÇttv, séparer), et c’est vraisemblablement la cause à laquelle est due, dans un assez grand nombre de cas, une multiplication dos parties de la fleur indépendante de celle des verticilles.

Ce dédoublement , que nous venons do voir substituer deux parties à une seule, peut en substituer un plus grand nombre. Ainsi, dans les fleurs des Luhca [fiy. 2 1 6), les cinq étamines alternant avec les pétales sont remplacées par cinq faisceaux composés chacun d étamines nombreuses ; dans les fleurs de certaines Myrtacées, il v a cinq étamines seulement; dans colles de ccitaincs autres, des Melcileucu , par exemple, on trouve à leur place cinq groupes d étamines pressées les unes contre les autres et soudées ensemble inférieurement.

Si cette multiplication résultait de celle des verticilles ou d une série de parties disposées en spirale, ces parties devraient, dansl un

2t 5. Un pdtale de ln Ficaire (Ficnrin ranmeuloiiles), vu en dedans, / Uni1 e.

( i petil appendice à sa base.

comme dans l’autre cas, se distribuer sur toute la zone intermédiaire entre le pistil et les pétales , et non se concentrer dans cinq points avant une relation constante avec ces pétales. On en conclut donc

que chacun de ces groupes répond à une des étamines que nous avions vues solitaires dans le premier cas, et que c'est par dédoublement qu'on en a plusieurs. Certains Millepertuis et certaines Malvacées [fuj. 217) présenteraient des exemples analogues et plus faciles à se procurer.

On conçoit maintenant comment nous n’avons pu considérer un pétale et une étamine naissant immédiatement devant lui et souvent accolée par sa base, comme résultant d'un dédoublement du même genre. 11 est vrai que les parties ainsi substituées à une seule doivent naturellement être de la même nature. Mais le rapport intime qui existe entre celle des pétales et celle des étamines ressortira bientôt de leur examen plus détaillé, et nous avons déjà pu le pressentir en voyant le passage presque insensible des unes aux autres dans le Nymphœa ( [ig . 179).

§ 306. Réduction <l:ins le nombre «les pnrlies «U; la Hem*. — Après avoir examiné les différences que peut apporter à un certain type de la lleur, choisi comme point de comparaison générale, la multiplication des parties qui la composent, et. qui peut avoir lieu de diverses manières, recherchons celles qui résultent de la cause contraire, la diminution en nombre de ces mêmes parties.

Le nombre des verlicillcs restant le même, celui des parties dont

210. 1. Fleur <lu Luhea paniculata. — cccc Calice. — pp Pétales. — ec. Étamine» groupées par faisceaux qui alternent avec les pétales. — s Stigmate composé de cinq parties.

2. Un des faisceaux précédehts grossi. On voit que tous les filets se soudent en une masse unique à in base, puis se séparent slipérioyrcmelit ; que les intérieurs fa, plus longs, se terminent chacun par line anthère; les extérieurs fs, plus courts et stériles, ne portent rien.

217. Un des cinq faiscoatix d’étamines pris dites la lleur d’une Maine (Malva minialu),

chacun d’eux est formé peut être également diminué. Ainsi la Rue commune (Rida graveolens) a, au bas de ses cimes unilatérales des fleurs a cinq parties, tandis que toutes les autres sont réduites quatre, savoir : un verticille de quatre folioles calicinales, un de

quatre pétales chacun avec une étamine accolée, un de quatre étamines , un de quatre carpelles (fig. 21 9).

Ce nombre quatre s’observe dans toutes les fleurs d’un autre genre de la même famille: le Zieria (fig. 218), où d’ailleurs il n’y a que les quatre étamines alternant avec les pétales ; il est réduit à trois dans celles du Cneorum Iricoccum ( fig .

2 20), où trois folioles calicinales alternent avec trois pétales, trois carpelles avec trois étamines ; à deux dans celles du Circœa lutetiana ( fig. 221), où l'on observe deux folioles calicinales, deux pétales, deux étamines, deux carpelles.

§ 307. Le nombre des verticilles étant toujours le même, celui des parties qui composent un ou plusieurs d’entre eux peut diminuer. Ainsi, les fleurs du Staphglea (fig. 222), qui ont cinq folioles calicinales, cinq pétales, cinq étamines, n’ont que deux ou trois carpelles; dans celles de plusieurs Caryophyllées (Pohjcarpon, IIolosteum [fig. 223], etc.), on voit les étamines réduites à trois ou quatre, avec cinq folioles calicinales et cinq pétales; dans les Balsamines ( Impatiens [fig. 224]), quoiqu’il se trouve cinq carpelles, cinq étamines et cinq pétales, le calice a le nombre de ses folioles réduit à trois. Au contraire, avec cinq folioles, il n’y a plus que deux pétales dans certaines Capucines ( Tropœolum pentaphyllum [fig. 223]), qu’un seul dans YAmorpha. Plusieurs verticilles peuvent être diminués dans la même fleur. Ainsi, dans ce même genre Capucine (fig. 223), les carpelles ne sont qu’au nombro de trois; il y a deux

218-221. Diagrammes de fleurs régulières où chaque verticille est diminué d’une on plusieurs parties.

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