Un ovaire de Séneçon à ovule dressé, annlropo
4(H . — de la l'esse (Hippui'in vulfldm) à ovule renversé, anntrnpe.
402. de la Pariétaire (Parictaria o/Jlrinalis) à ovule ascendant, orthntmpe.
403. de Tliymélée ( Daphné Mnereum) ù ovule pendant, analrope.
OVULE
§ 441. Quelque embarras peut avoir lieu quand l’ovule, au lieu d’être droit, se recourbe sur lui-même. Si cette courbure est peu prononcée, on n'v a point égard , et l’on désigne la direction de l’ovule comme s il était droit. Si elle est très forte, de telle sorte que les deux extrémités de l'ovule se trouvent très rapprochées l'une de l'autre et regardent le même point de la loge (fiij. 404, 408 o), on indique cette conformation en ajoutant l’épithète de campulitrope (de xofiKv) ô;, recourbé; xpon-oç, forme).
§ 442. Supposons maintenant un cas un peu plus complique, celui où il y a deux ovules dans une même loge (/. biovulée). Ils peuvent, s’insérant l’un à côté de l’autre, suivre la même direction , et on les dit juxtaposés ou collatéraux ( collateralia [ fig . 405]); ou plus rarement suivre une direction inverse , de telle sorte , par exemple, que l’un soit pendant et l'autre ascendant (comme dans certains Spiræas, dans le Marronnier d’Inde [fig. 406]). Ils peuvent aussi s’insérer à
des hauteurs inégales, de telle sorte qu'ils se placent l'un au de l'autre ( ovules superposés , o. superposila'), et dans ce suivent le plus ordinairement la même direction.
Les mêmes règles s'observent lorsqu’il y a dans chaque loge trois ovules qui s'attachent soit à des hauteurs inégales, soit à la même hauteur. Dans ce dernier cas, ils prennent en général des directions différentes: l'un en haut, l’autre en bas, l’autre intermédiaire, le premier ascendant, le second pendant, lo troisième horizontal. C’est un résultat presque nécessaire du champ donné à leur développement lorsque le placenta se trouve vers la moitié de la hauteur de la loge.
•dessus cas ils
404. Carpelle d’un Ménispermo (Menispermum caiiadense) à ovule courbe ou eanipulitropc o. — /’Kunicule. — * Stigmate.
405. Carpelle d’une Rosacée (NiUtnllia cerasnides) à doux ovules a collatéraux pendants. — [ Funicule. — s. Base du style.
400. Une loge de l’ovaire d'un Marronnier {/Knculus hybrida), ouverte pour faire voir
les deux ovules o insérés à la mémo hauteur, niais dirigés en sens inverse. 1h Micropyle
qui indique leurs sommets.
§ 4 i 3 . La direction des ovules devient de moins en moins constante à mesure qu’on en trouve un plus grand nombre dans la même loge (/. mulHovuIée ) et insérés sur un plus petit espace; car il est évident que, comme dans le cas précédent et à plus forte raison, ils devront se développer suivant 1 espace qui leur est offert, c’est-àdire les inférieurs de haut en bas, les supérieurs de bas en haut, ceux du milieu dans des directions intermédiaires (/?</. 407) : souvent alors , pressés les uns contre les autres et se gênant mutuellement dans leur développement, ils deviendront anguleux à leur surface et la forme polyédrique se substituera à la forme ovoïde. Mais si la loge est allongée et les ovules superposés ( comme dans les Légumineuses ou les Crucifères, par exemple [fuj. 408]), ils ne se gêneront pas mutuellement et se dirigeront tous en général de la même manière.
§ 444. Dans tous ces cas, on se sert des termes indiqués plus haut pour désigner ces directions, qui , comme on le voit, dépendent en grande partie de la forme de la loge et de la situation des placentas. La position du hile, soit vers le haut, soit vers le bas de l'ovule, détermine son état ascendant ou pendant.
Mais de cette manière nous n’avons appris à connaître encore la situation de l'ovule que relativement à la loge qui le renferme , et quelques difficultés peuvent se présenter : par exemple, si le hile se trouve placé vers le milieu de l’ovule, et non près de l’une de ses deux extrémités. Nous marcherions avec bien plus de certitude si nous pouvions dans tous les cas reconnaître à des caractères constants, dans l’ovule, une base et un sommet, et par la détermination de ces deux points arriver à celle de sa direction absolue. Or, 1 observation peut nous donner ces points : nous apprendrons à les connaître en étudiant plus à fond la structure de 1 ovule, que nous n’avons considéré jusqu’ici que tout à fait en général par rapport a d’autres parties, et non dans celles mêmes qui le constituent. La meilleure manière pour procéder dans celle étude est de le suivre dans scs états successifs depuis le moment où il commence a paraître jusqu'à celui où il a atteint son parfait développement.
407. I.npo de l’ovnirn du Prganiiin lmnnolit , u ovules n nombreux insérés u un pinrouta saillant ]), et so dirigeant dans plusieurs sons difluronts.
40K. Carpelle d'une Lé^iimineuso (Ononis rot uni! i folia) plusieurs ovules superposé et rampulilroprs o. — f Knnimles.
OVULE
g 445. Le Gui nous offrira un exemple dans lequel l'ovule se présente à son plus grand degré de simplicité. Il commence à se montrer au fond de la loge sous l'apparence d’un petit mamelon composé de cellules uniformes , puis s’allonge en une masse ovoïde qui s’épaissit peu à peu, toujours formé d’un tissu homogène (/if/.
409 ). A une certaine époque, cette masse se creuse vers son sommet (/if/. 410 c ) , et ensuite, après que la fécondation est opérée, on voit poindre vers le haut de cette cavité un nouveau corps suspendu par un fdet résultant de la réunion de plusieurs cellules. Ce corps, dont les formes se détermineront de plus en plus, est l’ébauche delà petite plante nouvelle, l’ embryon . On a donné le nom de nucelle à l'ensemble de la masse cellulaire, qui, dans ces cas, constitue seule l’ovule; de suspenseur, au petit lil par lequel l’embryon se rattache à son sommet. On peut nommer cavité embryonnaire celle dont s’est creusé à son centre le nucelle.
§ 446. Il est très vraisemblable que cette cavité est due au développement prédominant d’une cellule intérieure du nucelle qui a refoulé tout le tissu environnant. Du moins c’est ce qu’on voit nettement dans la plupart des nucelles , où une cellule se développe ainsi graduellement en un sac qui persiste et prend le nom de sac embryonnaire , parce que c’est dans sa cavité que se formera l’embryon (§ 456).
$ 447. Le cas le plus ordinaire est celui où le nucelle, au lieu d’être ainsi nu dans la loge do l’ovaire, se revêt d'une enveloppe extérieure. Celle-ci se montre plus tard que lui sous la forme d’un petit bourrelet circulaire qui entoure la base du nucelle (Jiy. 4M, t), puis s’allonge graduellement en une gaine qui finit par l’envelopper
.jusqu au sommet Ifig. 412 t). Plus ordinairement encore se forme une
seconde enveloppe, et alors au-dessous du premier bourrelet on en