‹ Botanique agricoleChapitre 11 sur 104 · V.égétKax · texte numérisé non relu

V.égétKax

f ProlopUsmapi'Oiluîseiitdela celluto9â au moi n». temporairement.

5" Protoplasma produisant généralement de la chloro-

3° t'as de locomolion.

i" 5« nii b il i lé. Iras. obtuse.

5° Absorption d'aliments mind-

A" Prédominance de l'asBimila-

1" Accroissemenlproportionnel

8" nlimination d'oxygène.

9" Dégii^ment faible de force vive (chaleur, phosphores- ;, mouvements proto-

Locomolion volontaire.

Sensibilité beaucoup plus développée.

Absorption d'aliments déjà organisés pai' les végétaux.

Prédominance de la dësasiimitation,

Acci

lent.

" Transformation des forces vives en Torces de tension ;

ulilisalinn des radiations solaiies pour effectu synthèse des hydral«s de

(I) Voir 11. B«

Déj,'agemenL intense de force vive [mouvement, chaleur, lumière, électricité, innervation).

Transformation des. forces de tension en force vive ; utilisation des aliments pour la production des forces vives énumérées ci-dessua.

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• Influence du milieu considé- 1 Inftuence du milieu moins forte,

rable. Gronde variabilité. Variabïtitë plus faible. ." Tendance à former des colo- j Tendance à l'individualistition.

Belalions entre tes trois règnes. — Après avoir admis pendant longtemps que la maUèredes végétauxse Tormait aux dépens d'aliments de nature organique, on sait aujourd'hui qu'elle n'a point celle origine. En étudiant la plante dans ses rapports avec le milieu extérieur, c'est-à-dire avec le sol, l'atmosphère et la radiation solaire, la science a été amenée à démontrer qu'elle se nourrit au contraire de matières minérales et les transforme en matière vivante, matière servant ensuite à la nourriture des animaux. Ceux-ci n'en assimilent qu'une faible partie, le reste est rejeté dans l'atmosphère, ou hien retourne au sol sous forme de déjections qui se décomposent peu à peu et se résolvent finalement en eau, acide carbonique, cendres, etc.

Le même sort attend l'animal lui-même après sa mort ; la plante sert ainsi d'intermédiaire, de trait d'union entre le règne minéral et le règne animal. La balance nous a appris en outre que dans ces passages successifs du minéral à la plante et de la plante à l'animal, la matière ne change jamais de poids.

Une chose invisible, impondérable, qui commande aux transformations de la matière, Vénergie, laquelle se révèle à nos sens sous forme de mouvement, de chaleur, de lumière, d'électricité, se conserve aussi intégralement. Bien ne se perd, rien ne se crée, voilà le .principe qui domine la production végétale tout entière.

Les trois règnes de la nature forment une chaîne sans fin, un cercle éternel, où matière et énergie circulent sans cesse, sans jamais se détruire. Aussi, dans la science, les termes création, destruction ne doivent pas Otre pris dans un sens absolu, ils signifient combinaison, oi^anisation, décomposition.

Nulle part, la solidarité étroite qui unit leslrois règnes

iNOTIONS PRËL1MIMA1RES. 15

delà nalure, ne se manifeste avec autant de netteté qu'en agriculture.

Nos espèces végétales reflètent les conditions du milieu où elles se sont développées : les blés à grands rendements, les maïs géants, les variétés de betteraves de taille monstrueuse, ont pris naissance dans les terres fertiles et sous des climats privilégiés ; elles sont le produit du sol et du climat, bien plus que le résultat de l'intervention rai sonnée du cultivateur.

Importer ces variétés dans les terres pauvres ou sons des climats extrêmes, c'est aller au-devant d'un échec certain.

Pour obtenir de bonnes récoltes, il est indispensable d'abord de créer aux plantes un milieu favorable où leur activité puisse se manifester dans toute sa plénitude. 7'el milieu, telle plante; nous pouvons ajouter : telle plante, tel bétail. On fait fausse route en essayant d'améliorer la population animale d'une région, aussi longtemps que la production végétale n'est pas assez avancée pour lui fournir des fourrages abondants et substantiels.

Lorsque nous produisons d'excellentes récoltes, nous exportons du sol de grandes quantités de matières fertilisantes. Il faut les lui restituer, si nous voulons lui conserver ses qualités. Les espèces très productives (luzerne, maïs, choux fourragers, etc.), les variétés les plus prolifiques (blés et avoines à grands rendements) sont nécessairement très exigeantes, elles ne peuvent réussir et donner la mesure de leur supériorité qu'en terres fertiles et fortement fumées.

Définition et divisions de la botanique- — Les sciences qui s'occupent de l'étude des corps de la nature, sont appelées sciences naturelles ; la branche des sciences naturelles qui a spécialement pour objet l'étude des plantes, porte le nom de botanique.

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18 GÉNFtHALlTÉS.

On divise la botanique en deux parties :

La botanique générale, qui étudie les caractères du règne végétal envisagé dans son engemMe ; elle emprunte ses exemptes partout où elle les rencontre, sans se préoccuper du groupe auquel les plantes appartiennent.

La botanique spéciale étudie les plantes en particulier; elle les compare et les divise ensuite en classes.

La botanique générale comporte elle-même trois grandes divisions :

1° L'étude de la forme extérieure des plantes ou morphologie externe ;

2° L'étude de la forme intérieure, appelée aussi morphologie interne, structure ou nnalomte ;

3° L'étude des rapports du végétal avec le monde extérieur et du fotictionnemenl des organes qui te omfi osent. Cette partie de la botanique porte le itom de physiologie végétale.

Dans cet ouvrage, nous nous occuperons exclusivement de botanique générale,

La plante représente la machine essentielle de l'industrie agricole. Les matières premières qu'elle met en œuvre, sont des Matières rainérales empruntées au sol et à l'atmosphère; quand la machine végétale a cessé de fonctionner, elle devient une marchandise. Pour la produire avec bénéfice, en obtenir quantité et qualité, il importe au plus haut point de la connaître sous ses différents aspects, desavoir comment elle est construite, et comment elle fonctionne. C'est le seul moyen de la faire travailler économiquement et d'arriver à la perfectionner.

Lee grands embranchements du règne végétal.

— On estime à 200000-300000 environ le nombre des espèces végétales répandues à la surface du globe. Le calaloguen'enest encore que très incomplètement dr«ssé. Cliaque jour, les pays en apparence les mieux étudiés, fournissent eux-mêmes de nouvelles découvertes, notamment dans la classe des végétaux inférieurs; chaque

exploration de régions inconnues révèle au botaniste de nouvelles richesses.

Comment se reconnaître dans celte foule immense de végétaux, si ce n'est par une distribution métliodique tenant compte de leur parenté?

Se fondant principalement sur les caractères morphologiques, tes botanistes en ont d'abord formé quatre groupes principaux : l" les phanérogames, 2° les cryptogames rasculaires, 3° les miiscinées, 4° les lluillophyles.

\° Le terme phanérogames signifie plantes avec organes de fructification apparents ; les plantes phanérogames, que nous désignerons plus simplement du nom de plantes à /leurs, sont les plus perfectionnées comme organisation . A l'état adulte, les phanérogames comprennent : un axe central plus ou moins ramifié ; une partie s'enfonce en terre, c'est la racine; celle qui se développe dans l'atmosphère forme la tige sur laquelle sont fixées des lames vertes appelées feuilles.

Dans le corps de la plante, nous distinguons donc trois membres : la racine, la tige, les feuilles; leur ensemble forme ce qu'on appelle Vappareil végélalif; l'appareil végétatif porte des feuilles modifiées, ordinairement de couleur vive, qu'on désigne du nom de (leurs, lesquelles donneront naissance aux graines et aux fruits. Fleurs, graines et fruits représentent Vappareil reproducteur [ftg. 9).

Les plantes sans fleurs ont été appelées cryptogames, c'est-à-dire plantes à fructification cachée; elles comprennent les cryptogames vasculaires, les muscinées et les thallophytes.

2° Les cryptogames vasculaires (fougères) [fïg. 10) sont ainsi appelées, parce que ce sont les seules |qui renferment des vaisseau.r, petits canaux servant à conduire le liquide nourricier, la sève. Elles possèdent une tige souterraine de forme cylindrique, des feuilleset des racines.

3° Les muscinées (mousses) possèdent une tige et des feuilles, mais elles sont privées de racines ; les filamefits

bru ns qui en 1.1600611111611,50111 appelés /'/i(-o((/es(/(3- Il )■ 4° Chez les cryptogames sans racines autres que les

^'E* 9- ~ Plante théorique phanérogame de Goethe, présentant successivement en partant de la base : la racine, la tige, deux reuillea séminales ou cotylédons, cinq feuilles normales et enlin la Heur avec ses quatre vertïcilles étages Icalice. corolle, élamines, pislit|.

muscinées, il devient impossible de distinguer une tige et des feuilles. On donne au corps qui tient lieu de ces

NOTIONS l'HËLlHI-NAIRES. 19

deux membres, le nom de Ihalle, et celui de Ihallophyles au troisième embraochement des cryptogames.

Les Ihallophyles comprennent les algues, les lichens, les champignons et les bactéries.

80 QENËHALITËS.

A. Leaalguessont des plantes aquatiques pourvues de matière verle ou chloropKylle, grâce à laquelle elles fixent le carbone de l'air.

Certaines algues habitent les eaux douces; elles atteif^nent de faibles dimensions. Les algues sont surtout

abondantes et très développées dans la mer. Sur les côtes de Bretagne, avec les amendements calcaires, les algues marines employées comme engrais ont transformé la culture de la partie du littoral que sa ferlililé a fait désigner du nom de ceinture dorée {fig. 12).

B. Les lichens sont des végétaux qui poussent dans les endroits secs, sur les roches, les murs, les écorces d'arbres. Tantôt, ils se présentent sous la forme de masses gélatineuses [fig. 1 2 bis) ou de lames sèches d"appan'nces très diverses. Les lichens 1res résistants à la

sécheresse, jouent un rôle iniporlant dans la désagrégation des roches, et par conséquent dans la formation de la lerre végétale. Un lichen n'est pas un végétal autonome : il résulte de l'association d'une algue et d'un champignon qui se rendent de mutuels services;

l'algue verte fabrique des matières hydro carbonées (amidon, etc.), et le champignon fournit surtout les aliments albuminoïdes. On a donné le nom de st/nihioae à ce mode d'association avec bénéfice réciproque. Dans la figure 13, !e champignon est représenté par de longs filaments cloisonnés; les mailles du réseau conslilué par ces filaments, sont occupées par les cellules d'une algue, cellules vertes de forme arrondie, isolées ou réunies en chapelets.

C. Les champignons [flg. 14) sont dépourvus de matière verle, ce qui les oblige à vivre en parasites sur les plantes vivantes ou sur des matières organiques en décomposition .

D. Les bactéries sont des végétaux extrêmement petits, dépourvus de chlorophylle {fîg. 15). Ils changent de forme avec une grande facilité.

Les caractères essentiels des quatre embranchements sont résumés dans le tableau suivant.

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