GÉNÉRALITÉS
combusUoD met en liberté beaucoup d'énergie : une partie entretient la température du corps de l'animal, le reste lui permet de se déplacer, de produire du travail mécanique, toutes tes forces enfin nécessaires à l'accomplissement du travail pltysiologique.
La plante reconBlruit, opère la synthèse des substances que l'animal a ruinées; dans ses celluleR ivrles et éclairées, elle sépare l'oxygène de l'eau, de l'acide carbonique, de l'acide azotique, eic,, et combine les résidus de cette décomposition pour en faire du sucre, de l'amidon, de 1- huile, du gluten, etc. ; une partie seulement de l'oxygène étant fixée dans la plante, le reste retourne à l'atmosphère ; le végétal rend par conséquent l'air plus respirable.
Mais pour que ce travail merveilleux de transformation de la matière inerte en matière vivante s'accomplisse, une force est nécessaire : le soleil en est la source.
" La plante est un rayon de soleil condensé », elle en capte la force vive.
Celle-ci réapparaît en totalité, soit dans nos foyers où nous incinérons la plante, ^oit dans l'économie animale où, nous l'avons dit, la matière organique est également brûlée. Les dépôts de houille résultent de l'utili.sation de l'énergie solaire par les plantes de la période carbonifère.
4" Un animal représente un individu ; une plante, une colonie. On ne saurait faire subirde mutilation profonde à un animal sans danger pour son existence; presque toutes les plantes peuvent se morceler et donner naissance à autant d'individus qui continuent le piedmère et eu possèdent tous les caractères.
5° La plante subit au maximum l'influence du milieu : elle esl plus van'alile que l'animal. Le corps de la plante tend à s'étaler en surface le plus possible :1a chaleur, la lumière, l'humidité, le sol exercent par conséquent sur elle une influence très marquée ; condamnée à vivre où elle a pris naissance, il faut bien, sous peine de disparaître, qu'elle se plie, qu'elle .t'adapte aux conditions
NOTIONS PHËLIMINAIRES.
du milieu extérieur ; l'animal possède au contraire un corps très ramassé, et, doué de la faculté de se déplacer, il peut se soustraire dans une certaine mesure à l'action du milieu, si elle lui est défavorable. 11 en résulte que les races végétales sont bien plus malléables, plus nombreuses que-les races animales.
L'adaptation des plantes à un nouveau milieu n'est que progressive, de sorte qu'il est presque (oujours préjudiciable d'importer des plantes d'une région dans une autre oii elles trouvent un sol et un climat différents.
Le tableau suivant résume les caractères distinclifs des végétaux et des animaux (1).