‹ Botanique agricoleChapitre 49 sur 104 · CHAPITRE VI FLEUR · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI FLEUR

Nous avons déjà eu l'occasion d'indiquer divers modes de iDultipIicalion des végétaux : multiplicalion par greffes, boutures, marcoltes, tubercules, bulbes et bulbilles. Il s'agit là de multiplicalion asexuée. L'homme oblige ainsi par des moyens artificiels une partie de la plante à se développer beaucoup et à prendre la même extension que l'individu d'où il l'a tirée. 11 ne s'est pas formé un nouvel ôlre, mais c'est une partie de l'ancien qui s'est accrue isolément. It n'est pas étonnant que les propriétés et jusqu'aux plus petites particularités de la plante origine soient conservées intégralement. L'homme peut ainsi, en quelque sorte, imposer sa volonté aux plantes et les forcer à conserver les particularités qui lui sont utiles ou agréables. Dans la nature, les plantes (il s*agit, bien entendu, uniquement des Phanéi»games dont nbus nous occupons exclusivement) se multiplient presque toujours par reproduction sexuée, à l'aide de graines. Celleé-cine naissent pas directement sur la ige ou sur les rameaux; elles sont la lin d'un long travail organique du végétal : les feuilles se modifient d'abord d'une manière' spéciale pour constituer une fleur, el dans cette fleur certaines parties se différencient en éléments sexuels. De l'union de l'élément mftle et feinelle résulte un œu/'qui é^-olue en embryon. Ce dernier, s'adjoignaht quelques parties accessoires, constitua la graine qui s'abrite dans Une dépendance de la fleur se développant en fruit. Nous allons étudier successif vcment ces différentes parties : fleur, fruit, graine

Dênnition de la tîeur. — Ses diverses parties. -— Les fleurs sont des organes formés de feuilles modifiées, disposées ordinairement en quatre verlieîlles tellement rapprochés, qu'ils paraissent emboîtés les uns dans les aulres.

Ces verticillessont, àpartirde l'extérieur: l'iecalice, composé de pièces appelées sépales{fig. 179 et 182) : 2° la corolle, composée de pétales {fig. 180); S" Vandroeée,

t. Bépales du ralice.

formé &éiamines ; 4° le gynécée ou pistil, composé d'un ou de plusieurs carpelles.

Le calice et la corolle, dont l'ensemble a reçu le nom de périanthe, sont des enveloppes prolectrices ; leur importance est donc secondaire ; il n'en est pas de même de l'androcéc et du gynécée qui sont les organes sexuels; les élamines représentent les organes mâles, et les carpelles, les organes femelles.

On donne le nom àa pédoncule au support de la fleur; l'extrémité élargie où s'attachent les verticilles, a reçu le nom de réceptacle, ou encore celui de torus ou thalamus (en latin signifie lit nuptial). Quand le pédoncule fait défaut, la fleur est dite sessUe,

Souvent les fleurs ne possèdent pas les quatre verti-

l,iertb,G00^k'

Page 1