DÉFINITION DE LA FLEUR
cilles dont nous avons parlé. On les appelle fleurs incomplètes. Le périanthe n'a souvent qu'un seul verticille. Bien qu'il soit parfois coloré, on admet que c'est un calice el les plantes correspondantes, qui forment un grand groupe botanique, ont reçu le nom d'apélales (ex. : le sarrasin). La fleur peut n'avoir ni calice ni corolle. Elle est alors souvent protégée par des feuilles modifiées connues sous le nomae6racWes(carex)', quelquefois ce sont des poils qui l'enveloppent et correspondent au périanthe (saule). D'autres fois, enfin, les organes sexués sont complètement nus. C'est cette particularité qui caractérise le grand groupe botanique des Gymnospermes (pins, sapins, etc.), qui s'oppose au reste des Phanérogames à éléments sexuels protégés, réunies sous le nom d'Angiospermes.
Les fleurs chez lesquelles on observe à la fois des étamines et des carpelles sont appelées hermaphrodites; quand elles ne renferment que des étamines sans carpelles on réciproquement, on les dit unisexuées.
Quelques fleurs ne possèdent ni étamines ni carpelles, on les appelle fleurs neutres ou fleurs stériles, ex. ; les fleurs extérieures du bleuet [Cenlaurea Cyanus), el de beaucoup d'autres Composées.
Les plantes qui réunissent sur un même pied des fleurs unisexuées mâles et femelles sont dites monoïques ; ex. : le noyer {Jugions), le noisetier (Corylus), le mûrier {.^forus), le pin (Pinus), le bouleau [Belula], les courges [Cucurbila), les melons {Cucumis melo), le mais {Zea), etc.
Dans les plantes appelées dioiqaes on trouve sur un même individu soit des fleurs mâles, soit des fleurs femelles, à l'exclusion de toute autre, ex. : le chanvre (Cannabis), le houblon {Hamulus), la mercuriale^(Aierrurialis).
On nomme plantes polygames celles qui portent sur un même pied des fleurs mâles, des fleurs femelles et des fleurs hermaphrodites; ex. : la pariétaire [Parielaria), les érables {Acer).
Le plus souvent les pièces d'un même verlicille sont disposées régulièrement en cercle sur le réceptacle. La fleur est alors dite régulière ou aclinomorphe. C'est le casdu bouton d'or, du tabac {fig. 214), du pommier, etc. D'autres fois les éléments floraux se correspondent deux à deux de part et d'autre d'un même plan de symétrie qui partage la fleur en deux parties. La fleur est dite irrégn- F Hère OU zygomorphe [hari-
cot, gesse {/Ig. 22u), aconit {f!g. 210)].
Bractées. — Les bractées sont des feuilles situées f dans le voisinage des fleurs,
et qui ont subi des chan-
Fig. iSi. - Rote prolifère O- F1& 181.— Fleur double <lu me-
l'I C, calice Iranurormë en feuilles; P. péules roullipllés aux dépens lie» élainiiiea:A, axe prolongé portant une Qeur imparfaite; F, lames colorées reprËsentant deâ carpelles avortés.
CI S, aépales; P, pétale; F.c, feuille carpellaire ; en N.m, sa nervure médiane ou style.
gemenls de forme, de consistance et de couleur. La feuille qui accompagne la fleur du tilleul {fïg. 183) en est un exemple remarquable.
Dans les Composées et la plupart des Ombeflifères,
les. bradées sonl disposées circulai rement autour des fleurs et constituent ce qu'on appelle un involucre
VHelmiolhla
KhioMea, pourvu
b. bradée du litle»!, accompa-
d'un involucr
e formé par >n
gnant re pédoneiilapd, pi, dea deui
rangée eilern
e. i, de bractées
fruits fr,V, feuille normale.
{fïg. 184) ou une collerette. Elles Torment dans les mauves [Malva), l'hellébore d'hiver {Helleborus i matis], l'œillet [Dianlkus), le fraisier (Fragaria), etc., comme un second calice situé au-dessous du calice normal, et auquel on donne \e nom de caticule {/îg. 187).
Les feuilles comestibles de l'artichaut [Cynara) sont des bractées.
La cupule qui accompagne les fruilsdu Chéne(QHercu5)(^3. 188) et du noisetier (Corglus) est une production directe dupédicellequi se renfle, puis s'étale autour de la fleur en se couvrant d'émergences qui ont fait croire à une soudure de bractées; la cupule épineuse du châtaignier^ Cas/a neu) diffère des précédentes en ce qu'el'r renferme plusieurs fleurs. ScuKiBAtii et NA:ior. — Bolan. agric. J5
épilletâ Iroie fleur
Les fleurs des Graminées présenlent des bractées spéciales qui sont d'une grande importance pour la détermination des espèces de cette famille qui renferme 1rs
céréales si utiles à l'iiomme. Aussi nous les décrirons en détail.
Dans les Graminées, les fleurs sont groupées en petils épis qu'on nomme épilkls [fig. 185). Les épillels se groupent k leur tour en épis ou en grappes plus ou moins rameuses. Sur un rameau A se trouve attaché le pédoncule de l'épillel P qui porLe à sa base deux bractées. Ce»
bractées GG s'appellent les glumes ; elles n'ont pas de fleur à leur aisselle. Audessus, insérées sur l'axe de l'épillel, se trouvent d'autres bractées, I, d'une forme difTérenie; chacune d'elles présente à son aisselle une fleur f : c'est la glumelle in-
i. — ; Epi du ray-grass {Lolium pertnne).
INFLORESCEWCE. 256
férieure. Enfin l'axe même delà fleur supporte une autre bractée, In glumelle supérieure, qui avec la glumelle inférieure entoure la fleur. A l'intérieur de cette enveloppe florale il y en a souvent une seconde Tonnée d'écaiiles g' [fig. 189) qui sont les glumellules.
Inflorescence. — On appelle inflorescence la manière dont les fleurs sont disposées sur le corps de la plante.
Dans certaines plantes, comme le mouron [fig. 128),
'leur du ray-grass (io/ium perenne).