CHAINE ET MULTIPLICATION NATURELLE
Ions en ce moment est la malurilé externe aa malurilé morphologique. Nous savons déjà qu'elle précède parfois la malurilé inlerne ou malurilé physiologique (Voy. p. 91). Les semences mûres de l'aubépine, des arbres à noyau, ducerfeuil bulbeux, par exemple, commencent à germer un ou deux ans seulement après la récolle.
Nous appelons semences fraîches ces semences bien vivantes, parfaitement constituées, à tégument perméable à Tcau, qui se refusent à germer les premiers temps qui suivent la récolte. Pour les conserver sans que leur vitalité s'altère, on les stratifié.
Slrali/icalion des graines. — En outre des graines fraîches dont nous venons de parler, on stratifié les semences qui perdent rapidement leur faculté germinative, telles que les glands, les châtaignes, les marrons, etc., et les graines entourées d'un noyau dur et
La siralificalion est une sorte de semis provisoire qui permet de déposer dans le aol des graines bien conservées et qui entrent immédiatement en activité, au lieu d'y sommeiller souvent pendant plusieurs années.
Les graines entourées d'un péricarpe charnu doivent en être débarrassées avant la stratification; les fruits étant abandonnés à eux-mêmes, te péricarpe entre en fermentation et par un lavage énergique, on sépare les graines de la pulpe. En Normandie, les marcs des pommes employées à la fabrication du cidre, sont déposés dans un lieu sec, et par un criblage, on en extrait les pépins.
Les graines ainsi préparées, sont mélangées avec du sable fin ou de la terre légère, ptutôtsècbe qu'humide; en plein air, sur un sol légèrement exhaussé, on en forme un tas conique {fig. 290) qui est recouvert d'une couche de terre d'environ O^.SO d'épaisseur; par-dessus, on applique une légère couche de paille ; au sommet du monticule, on renverse un pot de terre, qui retient les brins de paille et empêche l'eau de pénétrer; enfin.